Informations pratiques

Mairie de Venanson
1, rue de la Mairie
06450 Venanson

  • Tél : 04 93 03 23 05
  • Fax : 04 93 03 21 33
  • Population : 142 habitants
  • Superficie : 1 798 hectares
  • Altitude : 1 164 m

Maire

Portrait de Loetitia Loré

Loetitia LORÉ

13ème Vice-présidente déléguée à la ruralité et reconstruction des vallées

Commission 6 – Voirie

Commission 8 – Transports et Mobilités

Commission 10 – Eau, assainissement et déchets

Commission 11 – Numérique et Innovation

Membre du bureau métropolitain

Maire de Venanson

Collectes sur la commune

Collecte des ordures ménagères

Du 15 septembre au 30 juin :

  • Village et ses environs : mercredi
  • Route des Granges : jeudi

Du 1er juillet au 15 septembre :

  • Village et ses environs : mardi et vendredi
  • Route des Granges : jeudi

Collecte sélective des emballages ménagers

  • Vous pouvez déposer vos emballages ménagers dans les points d’apport volontaire situés sur la voie publique.

Vos encombrants (mobilier domestique…) doivent être apportés directement à la déchetterie la plus proche.

Collecte de l’électroménager : prendre rendez-vous sur jedonnemonelectromenager.fr.
Des agents de collecte viendront récupérer votre électroménager à domicile.

Construit sur un éperon rocheux comme un nid d’aigle au-dessus d’un abîme, du haut de ses 1164m, le village de Venanson domine la Vallée de la Vésubie.

Historique

Le nom de castrum de Venanson apparaît dès le milieu du XIème siècle, parmi d’autres localités, quand le seigneur Hugues Rostaing fait donation de l’ensemble de ses biens à l’évèque de Nice, qui lui en restitue une moitié en fief.

Plus précisément, si l’on s’appuie sur une Charte du 15 mars 1067, conservée dans le Recueil des Actes du Chapitre des Chanoines de Nice, la donation faite par Hugues Rostaing à l’église Sainte-Marie de Cimiez des dîmes dues par Venanson et d’une partie du château que ce seigneur y possédait.

Du château plus rien ne subsiste ; il est à présumer qu’il était bâti sur l’emplacement qu’occupe actuellement la partie haute du village.
La communauté devient finalement autonome au XIIIème siècle, se plaçant sous l’autorité directe du Comte de Provence. Il édicte aussi ses propres lois, appelées ordonnances, sous l’autorité du baile, représentant du souverain.
La localité profite de la prospérité générale de la fin du Moyen Age.

S’opposant régulièrement à sa voisine de Saint-Martin, elle lui cède quelques territoires, et l’affronte en justice dans de longs procès au sujet du pont de la Facciaria, qui enjambe le Boréon et lie les deux villages (sous le nouveau cimetière). En 1564, le duc Emmanuel Philibert de passage à Saint-Martin, doit faire rédiger un accord entre les habitants de Venanson et ceux de Saint-Martin pour que cessent les luttes pour des questions de limites de territoire et de droits de pâture.

Ses forêts lui assurent des ressources importantes, qui ne l’empêchent pourtant pas d’être inféodée, au XVIIème siècle, au comte Ribotti, qui épure ses dettes envers le fisc ducal de Savoie. Au XIXème siècle, les coupes de bois des forêts communales paient pour l’essentiel l’installation d’un service public d’eau potable. Grâce à ses coupes de bois, la commune de Venanson passait pour une des plus riches de France, si on tient compte de l’importance de sa population (95 habitants).

Du XVIème au XVIIIème siècle, Venanson va subir les méfaits des luttes européennes dans laquelle la Savoie est engagée avec l’invasion des troupes françaises puis franco-espagnoles.

Le 15 février 1644, l’église paroissiale de Venanson s’écroule, victime d’un tremblement de terre. Elle est reconstruite entre 1644 et 1650. C’est une église à nef unique, « bordée de profondes chapelles latérales suivant le principe jésuite de la travée rythmique : elle se termine sur un choeur à chevet plat ». Luc Thévenon nous signale d’autre part que les « enquêtes sur la peinture du XVIIème siècle dans la vallée ont permis d’identifier plusieurs maîtres niçois qui y ont travaillé soit pour les paroissiales, soit pour les chapelles de pénitents. Le premier est Guillaume Planeta, auteur du maître autel de l’église de Venanson en 1645 ».
Administrativement, depuis 1818, Venanson est rattaché au canton de Saint-Martin-Vésubie (mandatement savoyard de 1818 et décret français du 14 juin 1860).