Bonnes pratiques en mer

Ensemble protégeons le milieu marin en respectant les bonnes pratiques dans nos activités en mer (plaisance, pêche loisir, plongée sous-marine, apnée)

image d'un bateau au niveau de la mer

Afin que chacun puisse profiter de la mer en toute sécurité, pour soi-même, pour les autres usagers et pour le milieu marin, certaines bonnes pratiques sont à adopter.

La Métropole Nice Cote d’Azur a créé deux guides de bonnes pratiques à l’attention des navigateurs et des pécheurs maritimes responsables.

En parallèle, les professionnels de la mer s’engagent aussi vers des activités responsables avec la charte « Compétition de chasse sous- marin » et la charte « Plongée sous-marine ».

Plaisanciers, adoptez 7 bonnes pratiques essentielles en mer pour votre sécurité, celles d’autres usagers de la mer et de l’environnement marin.

Prenez la mer en sécurité

Avant de partir, je me prépare en consultant la météo marine, en vérifiant d’avoir le bon équipement pour mon activité et en m’assurant d’avoir un moyen de signalisation pour alerter en cas de besoin (au moins un téléphone via le 196).

Observez sans déranger

La biodiversité est fragile, si je rencontre une espèce en mer je suis vigilant pour ne pas la perturber ou la mettre en danger, j’évite tout contact avec elle.

Concernant l’observation des cétacés :

  • Un seul bateau est autorisé dans la zone des 300 mètres.
  • Dans un rayon de 300 mètres (zone de vigilance) je réduis ma vitesse, et je respecte une durée maximale de 30mn d’observation si je suis seul et de 15mn si d’autres bateaux sont en attente.
  • Je ne m’approche jamais à moins de 100 mètres (Zone interdite) ni dans le secteur avant de l’animal (pouvant réduire son champ de vision réduit), ni dans le secteur arrière (pouvant être perçu comme un poursuivant).
  • Je ne tente pas de toucher, de nourrir, ou de nager avec un cétacé.

Pour plus d’information, concernant l’observation des cétacés sur le littoral métropolitain au cœur du Sanctuaire PELAGOS

Ancrez sans frapper

La Posidonie est une plante marine protégée et un habitat essentiel de notre littoral. Pour m’assurer d’un mouillage efficace et éco-responsable, je suis les 4 gestes simples :

  • Je choisis une zone sableuse, claire. Je peux utiliser l’appli mobile Donia
  • Je positionne mon bateau face au vent ou au courant et je jette l’ancre à l’arrêt.
  • Je laisse filer doucement la chaîne, au moins trois fois la profondeur, sans forcer sur la marche arrière. Je peux utiliser un orin fixé sur l’ancre, pour mieux la localiser et la remonter.
  • Pour quitter le mouillage, je me dirige vers l’ancre pour la lever à l’aplomb, sans racler le fond.

Les clubs de plongée sont invités à utiliser les mouillages écologiques installés pendant la période estivale.

Pêchez sans piller

Les ressources marines ne sont pas inépuisables, pêcheur, je me renseigne et respecte notamment : les tailles minimales de capture ; le matériel utilisé, les espèces réglementées (mérous, corb, oursins…) et les zones interdites. Je me limite à ma consommation personnelle.

Profitez sans polluer

La mer n’est pas une poubelle. Je ne jette rien par-dessus bord et fais attention à ce qu’aucun déchet ne s’envole. Je choisis des produits d’entretien végétaux ou éco-labellisés et privilégie les sanitaires du port. Je ne vide jamais mes eaux grises au large et attends de le faire au port avec le service portuaire concerné.

Naviguez en règle

Le littoral est une zone fréquentée, pour la sécurité de tous et de l’environnement : je réduis ma vitesse près de la côte, maximum 5 nœuds, je respecte les zones réglementées indiquées sur les cartes marines ou balisées par des bouées (zones interdites au mouillage, aux engins à moteur…).

Naviguez en respectant les autres

L’espace maritime est à partager entre tous : – les pêcheurs professionnels signalent leurs outils de travail : je ne m’approche pas des fanions rouges qui peuvent indiquer un filet de surface; si je pratique la pêche sous-marine, je dois rester à distance de tous les filets. – les plongeurs signalent leur présence avec un pavillon alpha ou un drapeau rouge à diagonale blanche : pour leur sécurité je dois réduire grandement ma vitesse à proximité et je reste très vigilant.

Bonnes pratiques pour pêcheurs maritimes de loisir

Pêcheurs maritimes, que vous pratiquiez du bord, depuis un navire ou sous l’eau, certaines règles encadrent votre loisir. Les ressources marines sont limitées, profitez en avec modération en respectant les règles et en adoptant de bonnes pratiques.

Zones protégées et zones réglementées

Afin de préserver la biodiversité marine, il existe des zones protégées où toutes formes de pêche sont interdites. Les équilibres naturels s’y rétablissent, le nombre et la taille des poissons augmentent : c’est « l’effet réserve ».

Ailleurs, la pêche peut être restreinte pour d’autres raisons (dans les ports, au droit des plages en saison estivale, etc.) : veillez à bien vous renseigner.

Ci-dessous une carte indicative des principales zones sur le littoral de la Métropole Nice Côte d’Azur :

Pêchez responsable

Au-delà des réglementations, soyez raisonnable dans votre pratique car les ressources marines ne sont pas intarissables.
Suivez ces bonnes pratiques :

  • limitez vos captures à votre consommation, elles seront meilleures fraîches que congelées,
  • renseignez-vous sur les espèces que vous ciblez et évitez leur période de reproduction. Pour le poulpe par exemple, évitez la période de juin à septembre.

Pêche embarquée

  • préférez le pêcher-relâcher (« No Kill ») et apprenez à bien manipuler les poissons dans ce cas,
  • ne positionnez pas votre ancre dans l’herbier de Posidonie. Manœuvrez avec précaution pour ne pas l’endommager.

Pêche sous-marine

  • ne tirez que si vous êtes sûr de pouvoir récupérer votre cible,
  • ne ciblez pas les poissons ou mollusques de petites tailles, ils sont encore trop jeunes pour s’être reproduits.

Participez à la veille environnementale

Pêcheur votre regard sur la mer compte, pensez à signaler vos observations notamment sur les atteintes à l’environnement marin du littoral de Nice Côte d’Azur à l’adresse : environnement@nicecotedazur.org

Pêchez en règle

Pour la sécurité de tous et de l’environnement marin certaines règles doivent être respectées. En voici quelques unes :

Taille minimale de capture

Pour favoriser leur reproduction, les espèces ne doivent pas être pêchées trop petites (voir ci-contre).

Marquage

Le produit de la pêche de loisir ne peut être vendu, certaines espèces doivent donc être marquées en sectionnant la partie inférieure de la caudale.

Pêche embarquée

Équipement limité avec notamment un maximum 12 hameçons ou leurres sur lignes gréées et 2 palangres de 30 hameçons chacune par navire.

Pêche sous-marine

  • Assurance en responsabilité civile obligatoire.
  • Age minimum de 16 ans pour utiliser un fusil-harpon.
  • Signalement obligatoire au moyen d’une bouée avec un pavillon rouge à diagonale blanche.
  • Périodes à respecter : pratique uniquement de jour et, sur le 06, uniquement les samedis et dimanches du 01/11 au 01/03.
  • Équipement respiratoire et scooter sous-marin proscrits.
  • Interdiction de venir à portée de baigneurs avec un fusil harpon.
  • Interdiction de s’approcher à moins de 150 m des navires en pêche et des engins de pêche signalés

Tailles minimales de capture et marquage

Tailles minimales de capture

Mais aussi :

  • Dorade grise >23 cm
  • Congre >60 cm
  • Maquereau >18 cm
  • Cernier >45 cm (interdit à la pêche sous-marine)
  • Homard >30 cm (marquage) • Langouste >9 cm (marquage)

Listes complètes dans les arrêtés ministériels du 26/10/2012 et du 17/05/2011

Espèces réglementées

  • Oursin violet : pêche interdite du 01/03 au 14/11, taille minimale de 5 cm hors piquants, quantité limitée à 2 douzaines par personne et en tout 5 douzaines par navire et par jour.
  • Espadon : seul le pêcher relâcher (no kill) est autorisé du 01/04 au 31/12 avec hameçon de 7 cm minimum.
  • Thon rouge : espèce soumise à autorisation obtenue auprès de la DIRM Méditerranée et sous conditions.

Espèces interdites à la pêche de loisir

Mais aussi : Badèche, Mérou royal, Mérou Gris, Raie brunette, Grande nacre, Cernier (interdit à la pêche sous-marine).

Taille et marquage

Télécharger le guide

Pour en savoir plus

Allez sur le site web de la Direction Interrégionale de la mer Méditerranée : www.dirm.mediterranee.developpenet-durable.gouv.fr

Charte « plongée sous-marine »

Dans le cadre de la gestion du site Natura2000 Cap Ferrat puis de l’ensemble du littoral de la Métropole, des bouées de mouillages destinées aux plongeurs sous-marins sont installées pendant la période estivale.

La Métropole propose également aux centres de plongée, clubs, associations et plongeurs la « Charte plongée sous-marine ». L’objectif est d’encourager les comportements respectueux lors de la pratique de la plongée sous-marine et pour l’utilisation des bouées d’amarrage sur les sites de plongée.

Ainsi, les signataires identifiés par un autocollant s’engagent à :

  • Renforcer la préservation des habitats marins du site Natura2000
  • Développer l’engagement des plongeurs dans la pratique respectueuses de leur milieu
  • Associer les plongeurs à l’acquisition et la valorisation de connaissances du milieu marin
  • Mettre en avant la richesse de la biodiversité et des paysages sous-marins

Bonnes pratiques

Extraits de la charte

Article 3 – Le signataire s’engage à :

  • Éviter sous l’eau tout contact physique avec le substrat ou les espèces en étant vigilant sur ses gestes, sa stabilité et son matériel ;
  • Proscrire tout prélèvement ou destruction d’espèces ;
  • S’interdire et prohiber tout nourrissage ou tout procédé attractif pour les animaux ;
  • Limiter l’usage d’éclairages sous-marins prolongés et puissants en direction de la faune ;
  • Ramener ses déchets à terre, les trier et les jeter dans les conteneurs adaptés.

Article 6 – Si le signataire est le responsable d’une structure de plongée, il s’engage de plus à :

  • Diffuser un message de respect du milieu auprès des clients ou adhérents, notamment via les outils de communication développés dans le cadre du site Natura 2000 « Cap Ferrat » ;
  • Privilégier les plongées techniques de formation, les exercices sur les zones sableuses
  • Transmettre chaque année un état récapitulatif des plongées effectuées, notamment celles réalisées sur le périmètre Natura 2000 (agenda de plongée).

Utilisation des bouées d’amarrage

Extraits de la charte

Article 7 – Les dispositifs d’amarrage installés sur les sites de plongée durant la période estivale sont réservés aux signataires de la présente charte, qui s’engagent à les utiliser en priorité afin de réduire la dégradation des habitats marins causés par les ancrages répétés.

Article 8 – Le signataire s’engage à favoriser la mutualisation de ces équipements, notamment en ne les utilisant que pour le temps nécessaire à l’activité et en facilitant l’amarrage à couple d’autres structures ou pratiquants signataires (longueur d’amarre suffisante, mise en place de défenses). Plusieurs navires peuvent en effet s’amarrer à un même dispositif dans la limite des 40 tonneaux.

Veille écologique

Extraits de la charte

Article 12 – Le signataire s’engage à contribuer à la veille écologique des sites qu’il fréquente, en informant régulièrement la métropole Nice Côte d’Azur et l’animateur de Natura 2000 Cap Ferrat de toutes observations ou anomalies relevées lors de sa pratique (apparition d’espèces, prolifération ou disparition de populations, présence de déchets, filets de pêches perdus, épaves, dysfonctionnement d’usages.

Charte « compétitions de chasse sous marine »

Initiée par l‘Office Français de la Biodiversité (OFB), la charte « compétition de chasse sous-marine » a été élaborée en concertation entre les gestionnaires d’Aires Marines Protégées (AMP) dont les sites Natura2000 de la Côte d’Azur et des représentants de l’activité.

Elle permet d’encadrer les compétitions de chasse sous-marine soumises à déclaration à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) en définissant un certain nombre de bonnes pratiques qui permettent d’encadrer, de surveiller et de sensibiliser les participants au respect de l’environnement marin et à des comportements éco-responsables.

Engagements des signataires

  • Un nombre de participants limité, défini en fonction du type de compétitions
  • Une liste des espèces pêchées. Une liste précise des poissons autorisées à la capture est à respecter par l’organisateur de la compétition. Les espèces exclues sont notamment les céphalopodes, les crustacés, les coquillages, les poissons-lunes, les requins et les raies. A fortiori toutes les espèces protégées ou interdites à la pêche sont exclues.
  • Un nombre de prises maximum par compétiteur ou par équipe défini par groupe d’espèces ou espèce.
  • La taille minimale des prises correspond à celle de la réglementation avec un critère de sécurité de 2 cm minimum.
  • L’interdiction des rejets en mer de tout individu capturé
  • L’usage des embarcations durant les compétitions, uniquement autorisé en cas de danger imminent et pour les bateaux de sécurité lors de compétitions à la palme.
  • Un recensement exhaustif de l’ensemble des prises effectuées (espèce, taille et poids sont répertoriés)
  • La communication des données dans un délai de quinze jours aux gestionnaires AMP et à la DDTM concernée. En contrepartie, les gestionnaires d’AMP et les DDTMs s’engagent en cas d’utilisation des données à citer la source.
  • Des secteurs spécifiques et une rotation des zones de compétitions. Les secteurs de cantonnement de pêche et cœur de parc national de Port-Cros sont exclus de ces secteurs, de même que les sites où le domaine public maritime est attribué ou affecté au conservatoire du littoral.
  • La communication des zones de compétitions envisagées et de replis en cas de mauvaise météo (délimitation, appellation, calendrier) avec les gestionnaires AMP et la DDTM concernée. Ainsi, un suivi des zones utilisées et du rythme de rotation est effectué par le gestionnaire d’AMP concerné qui tiendra à jour une carte globale mentionnant les dates de compétitions dans les secteurs définis.
  • Une contribution à la veille écologique des zones de compétitions en partageant avec les gestionnaires AMP les informations concernant notamment :
    • la présence d’engins de pêche perdus (filets, palangres, casiers … )
    • l’observation d’espèces patrimoniales (grande nacre vivante, …). D’espèces rares, protégées, inhabituelles ou invasives (crabe bleu, etc.)
    • l’avertissement en cas de pollution marine
    • l’observation de cétacés ou de tortues vivantes ou mortes

Pour en savoir plus

Si vous organisez une compétition de chasse sous-marine et souhaitez adhérer à cette charte, vous pouvez contacter le service Biodiversité : environnement@nicecotedazur.org