Ils désignent des feuilles mortes, des tontes de pelouses ou prairies, des tailles d’entretien de massifs, de haies, d’arbustes, des élagages d’arbres, etc.
En forêt, laisser au sol les feuilles et les élagages naturels participe à la coexistence de nombreux organismes vivants et à un milieu équilibré, où chacun, animaux, végétaux et champignons, trouvent un avantage.
Réduire les déchets de jardin
Certes, nos jardins ne sont pas des forêts. Il est pourtant possible de s’inspirer de ce modèle de gestion et de considérer les « déchets verts » comme une ressource ! Comment ? En jouant sur différents tableaux.
Réduction en volume des déchets verts
- je laisse les feuilles tombées au sol (au besoin, je les enlève des allées pour les étaler dans les espaces en pleine terre),
- je choisis des végétaux appropriés (en nombre, en tenant compte de leur développement à l’âge adulte, et adaptés aux conditions climatiques locales),
- je taille avec réflexion (mon jardin n’est pas une exploitation arboricole ou forestière !),
- j’espace les tontes pour favoriser la biodiversité et j’utilise une tondo-broyeuse ou un broyeur à végétaux
Valorisation sur place
En paillis/bois mort, en compostage, en bois de chauffage ou artisanat du bois. Et si je ne suis pas encore un jardinier raisonné…Pas de panique !
En déchetterie
J’apporte mes « déchets verts » dans l’une des déchetteries ou point-relais fixe ou itinérant.
Collecte mobile des déchets verts
Les plateformes mobiles de collecte des déchets verts ont été déployées dans les communes de la Métropole et les quartiers collinaires de Nice, sous la forme d’opérations spéciales dans les secteurs où les plus fortes demandes de particuliers ont été identifiées. La métropole met à disposition un caisson à déchets verts et vous offre le petit-déjeuner après le dépôt.
Consulter le programme de la tournée.
Aide à l’acquisition d’un broyeur à végétaux
Une aide financière est accordée* à hauteur de 50% maximum du prix d’achat du broyeur à végétaux toutes taxes comprises, avec un maximum de 200 € par habitation principale ou secondaire** sur les 51 communes de la Métropole.
* Une seule participation par bénéficiaire propriétaire d’une résidence principale ou secondaire sur le territoire métropolitain.
** Dans la limite des crédits disponibles au budget de l’exercice.
Pièces à fournir pour bénéficier de l’aide
- La copie de la facture d’acquisition acquittée, datée et libellée au nom du demandeur ;
- La garantie de la fiabilité du matériel comprenant certaines exigences techniques : Label CE, capacité de broyage minimum de 30mm, puissance minimum 2000 W ;
- Le choix du mode de fonctionnement à l’énergie électrique plus respectable de l’environnement permettant également de garantir un niveau de bruit acceptable.
Pour plus de renseignements, contactez notre service par mail à prevention.dechets@nicecotedazur.org ou le 3906.
Je suis un citoyen-jardinier
Je ne brûle pas mes « déchets verts » et je ne les abandonne pas en dépôt sauvage.
Pourquoi ne pas brûler ses déchets verts ?
Impacts sur la qualité de l’air et l’environnement
- Dans les Alpes-Maritimes, le brûlage de déchets verts peut représenter jusqu’à 45% de la masse des particules dans l’air.
- Augmentation de la pollution de l’air : émission importante de gaz et de particules.
- Cette pratique peut provoquer des incendies accidentels.
En chiffre : c’est 138 000 personnes*, soit 15% de la population des Alpes-Maritimes, qui sont exposées à au moins un dépassement annuel des normes de la qualité de l’air, et notamment pour les particules.*source Air Paca
Impact sur la santé
La combustion des déchets verts est polluante pour l’air que nous respirons et donc produit des effets indésirables sur notre santé. Cette pratique émet de nombreux gaz et particules nocifs. Les particules véhiculent notamment des composés cancérigènes. Une exposition chronique, même en concentration modérée, a des conséquences sur notre santé.
En chiffre :
- C’est 42 000 décès prématurés par an en France liés de près ou de loin à la pollution de l’air et notamment aux particules fines*.
- C’est 8 mois en moins d’espérance de vie en moyenne dû à la pollution particulaire. *Enquête sur l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 25 pays de l’Union européenne réalisée dans le cadre du programme CAFE (Clean Air For Europe)
Ne brûlons pas notre capital santé et celui de nos enfants
Brûler 50 kg de déchets verts émet autant de particules que :
- 18 400 KM parcourus par une voiture essence,
- 3 semaines de chauffage au bois d’un pavillon,
- 3 mois de chauffage au fioul d’un pavillon,
- de 70 à 920 trajets aller-retour vers une déchetterie
En moyenne 165 kg de déchets verts par personne sont produits par an. Pour s’en débarrasser, 9%* des ménages les brûlent, ce qui représente près d’1 million de tonnes de déchets verts brûlés à l’air libre chaque année en France, une pollution non négligeable. Source ADEME
Abandonner cette pratique peu performante, c’est améliorer la qualité de l’air et sa qualité de vie.