Découvrez Haliotis 2, le projet de reconversion de la station d’épuration de la Métropole Nice Côte d’Azur. Une usine à énergie positive unique au service de 26 communes.

La Métropole modernise sa station d’épuration pour protéger la mer Méditerranée, recycler l’eau et produire de l’énergie locale. C’est actuellement l’un des dix plus grands chantiers industriels de France.

Le défi majeur de ce projet est de déconstruire et de reconstruire la nouvelle usine au même endroit que l’ancienne, tout en continuant de nettoyer l’eau tous les jours de l’année, sans aucune interruption.

Le projet : pourquoi moderniser ?

La station actuelle a été construite en 1988 et arrive à la limite de sa capacité. La reconstruction sur place s’est imposée comme la seule solution possible en raison d’un contexte géographique et foncier très contraint.

Le projet Haliotis 2 permet de répondre à 4 grands enjeux :

  • L’excellence pour l’environnement : Mieux protéger la mer Méditerranée en éliminant notamment 90 % des microplastiques.
  • Le recyclage de l’eau : Réutiliser l’eau nettoyée pour arroser les espaces verts et nettoyer les rues.
  • La production d’énergie : Fabriquer de l’énergie verte grâce aux boues d’épuration, au soleil et à la chaleur des eaux.
  • Le confort des habitants : Supprimer les mauvaises odeurs grâce à des capteurs électroniques (nez électroniques) installés partout sur le site.

Chiffres clés

Eau et population

26 communes connectées : La station va accueillir 6 communes supplémentaires situées sur la rive droite du Var. Cela permettra de fermer l’ancienne station de Saint-Laurent-du-Var.

680 000 habitants : C’est la capacité totale de traitement de la future station, calculée pour couvrir les besoins de la population jusqu’en 2060. Cela représente environ 70 % des eaux usées de toute la Métropole.

5 millions de m³ d’eau recyclée par an : Cette eau nettoyée (appelée REUT : Réutilisation des Eaux Usées Traitées) sera réinjectée dans le réseau de la Ville de Nice pour l’arrosage et le nettoyage des rues, afin d’économiser l’eau potable naturelle.

Énergie et climat

La nouvelle station fonctionnera comme une usine écologique : elle produira 4 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

  • + 67 Gigawattheures (GWh) d’énergie positive par an.
  • 15 000 tonnes de CO₂ évitées chaque année.

Détail de l’énergie verte produite :

  • Biométhane (gaz vert) : 43 GWh par an fabriqués à partir des boues d’épuration.
  • Chauffage et climatisation : 27 GWh par an pour alimenter l’aéroport de Nice et le quartier du Grand Arénas grâce aux calories de l’eau traitée.
  • Énergie thermique : 26 GWh par an grâce à la valorisation des boues séchées envoyées vers le réseau de chaleur de l’Unité de Valorisation Énergétique (UVE) de l’Ariane.
  • Électricité solaire : 500 Mégawattheures (MWh) par an produits par des panneaux photovoltaïques sur le site.

Nature et bâtiments

4,5 hectares d’espaces verts : Un aménagement paysager à l’entrée de la ville avec 600 arbres et des plantes méditerranéennes (garrigue).

10 000 m² de locaux professionnels : Le site regroupera tous les services d’Eau d’Azur (laboratoire d’analyse, centre de contrôle, accueil du public) pour être plus efficace.

Budget du projet

Le programme, d’un coût net de 698,9 M€ HT (déduction de 21 millions d’euros de subventions d’aide), est financé principalement par un Aquaprêt de la Banque des Territoires (600 M€ sur 40 ans) et par l’autofinancement (98,9 M€), adossé à une trajectoire tarifaire dédiée.

Calendrier

Les travaux ont commencé en 2024 et les nouvelles installations vont ouvrir petit à petit pour ne jamais couper le service de l’eau.

  • Octobre 2026 : Ouverture du nouveau système d’évacuation en mer (ouvrage de refoulement).
  • Milieu de l’année 2029 : Mise en service du nettoyage de l’eau, du recyclage (REUT) et raccordement de Saint-Laurent-du-Var.
  • Fin de l’année 2029 : Mise en service du traitement des boues et de la production de gaz vert (biométhane).
  • Octobre 2030 : Fin de la construction de tous les outils de traitement de l’eau.
  • Année 2031 : Ouverture du laboratoire, du centre de surveillance et du bâtiment d’exploitation (Fin globale du chantier du process en septembre 2031).
  • Année 2033 : Ouverture du bâtiment administratif final.