Face à la crise énergétique et aux éventuelles coupures de courant qui pourraient toucher la France d’ici quelques semaines, la Métropole Nice Côte d’Azur a décidé d’anticiper la situation en mobilisant l’Agence de sécurité sanitaire, environnementale et de la gestion des risques afin de répondre aux interrogations des habitants de la Métropole.
Numéro d’appel pour répondre à vos questions : 04.97.13.56.00
Une plateforme téléphonique disponible au 04.97.13.56.00 est activée afin de vous apporter toutes les réponses aux questions que vous vous posez : Qu’est-ce qu’un délestage électrique ? Qui pourrait-être touché ? Comment serons-nous informés ?
Vous pourrez aussi être identifié comme nécessitant un accompagnement en tant que personne fragile ou isolée.
Point sur la situation
Les risques de tensions sur le réseau électrique pourraient conduire à des coupures de courant cet hiver.
Selon le Réseau transport électricité (RTE), si le risque de tensions sur le réseau est pour l’heure contenu, celui-ci pourrait sérieusement augmenter dès le 3 janvier si une vague de froid devait survenir.
Pour éviter le black-out, un plan national de délestage électrique est alors envisagé. Le jeudi 1er décembre, la Première ministre a adressé une circulaire aux préfets de département, afin qu’ils préparent leurs territoires à d’éventuelles coupures programmées d’électricité. Une solution de dernier recours que le gouvernement “n’écarte ni ne confirme”, mais qu’il prépare.
Foire aux questions
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Le délestage est une interruption volontaire et momentanée de la fourniture d’électricité sur une partie du réseau électrique. Cette mesure est destinée à retrouver l’équilibre entre l’électricité injectée et celle tirée du réseau. Le délestage permet d’éviter des pannes sur le réseau, en cas de demande importante et soudaine.
3 niveaux d’alerte :- Vert : Situation normale
- Orange : Système électrique tendu, a priori sans coupure, mais sans marge suffisante pour couvrir un aléa défavorable. Les gestes de réduction de consommation sont les bienvenus
- Rouge : Le système électrique se trouve dans une situation très tendue et la consommation prévisionnelle ne peut être couverte.
Sans baisse de consommation volontaire, des coupures ciblées sont inévitables. Le signal Écowatt orange ou rouge sera annoncé trois jours à l’avance, par SMS en cas d’inscription ou par l’application de RTE (ecowatt), afin de permettre à chaque consommateur de s’organiser au mieux pour mettre en œuvre ses éco-gestes.
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Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a établi trois scénarios hivernaux auxquels correspondent des prévisions de nombres d’alertes Ecowatt rouge. Il prend en compte les prévisions météorologique et la potentielle baisse de la consommation électrique des Français :
1) Le Scénario « haut » :
En cas de succès du plan de sobriété énergétique auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités territoriales couplé à une remise en service rapide des réacteurs nucléaires, ce scénario permettrait d’éviter les coupures ou de n’avoir que trois alerte Ecowatt rouge dans la saison. Il faudrait pour cela un hivers doux sur la France et une prise de conscience chez les particuliers du besoin d’appliquer les gestes de sobriété énergétique.
2) Le Scénario « central » :
Ce scénario est plus prudent. Il prend en compte une reprise progressive du parc nucléaire et compte sur des capacités d’importations d’électricité de pays tiers. En cas d’hiver chaud, les Français ne subiraient que peu ou pas de délestages (entre 0 et 2 délestages en fonction de l’application ou non des mesures de sobriétés énergétiques par les Français). En cas d’hivers froid, les signaux Ecowatt rouge seraient presque incontournable. On estime une surconsommation nationale de 2400 Megawatt à chaque baisse d’un degrés de température extérieure. Dans ce cas de figure, les délestages pourraient atteindre la barre des six, un seuil maximal qui pourrait être ramené à trois avec des mesures de sobriété bien appliquées.
3) Le Scénario « dégradé » :
Ce scénario se base sur une consommation suivant la tendance actuelle avec une réduction d’à peine 2% par rapport au niveau antérieur à l’épidémie de Covid. Il prend également en compte de fortes tensions sur le gaz, des importations limitées et un retard accru dans le calendrier de remise en service des réacteurs nucléaires. La simulation débouche sur quatre à sept signaux Ecowatt rouge si l’hiver est chaud et entre 12 et 20 délestages si l’hiver est froid. Si l’hivers est très froid, nous pourrions même atteindre entre 20 et 28 signaux Ecowatt rouge. Le recours aux délestages, serait dès lors très fréquent.
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Concrètement les coupures, si elles ont lieu, concerneront alternativement des portions de territoires sur les pics de consommation : de 8h à 13h puis de 18h à 20h, pour une durée maximale de 2h consécutives. Aucun département ne pourra être délesté en entier, et une zone ne pourra pas l’être deux fois de suite. Le gouvernement précise que les samedis, dimanches et jours fériés “ne devraient pas être concernés” en raison de la baisse d’activité ces jours.
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Les délestages, s’ils doivent intervenir, devraient concerner 60% de la population. Ce sont des petits secteurs qui seraient coupés, de la taille d’ilots. C’est un algorithme qui décide automatiquement des quartiers qui seront coupés.
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Les coupures ne s’appliqueront pas à un certain nombre d’usagers dits “prioritaires” : casernes de pompiers, commissariats, hôpitaux, centres pénitentiaires, certaines infrastructures de transports, sites industriels à risque ou présentant un intérêt pour la défense nationale, ou encore sites indispensables à leur gestion (comme les centres de crise d’EDF, de RTE, d’Enedis, etc.).
Les Patients identifiés à Haut Risque Vital (PHRV) seront contactés individuellement par ENEDIS et leur opérateur devront les prendre en charge pendant la période de coupure électrique.
Dans chaque département, la liste de ces usagers prioritaires ne doit pas représenter plus de 38% de la consommation d’électricité du département. Les personnes étant branchées sur la même ligne qu’un usager prioritaire ne seront pas non plus concernées par les coupures.
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L’information sera diffusée en trois temps :
Trois jours avant la coupure, RTE enverra un signal “Ecowatt orange” ou “Ecowatt rouge” via l’application écowatt ou sur le site monecowatt.fr indiquant une période de tension à venir.
Les Français seront alors incités à réduire leur consommation d’électricité pour éviter toute coupure.Si la réduction de la demande est insuffisante, l’alerte sera confirmée le lendemain par un deuxième signal, rouge cette fois, qui indiquera les zones potentiellement concernées par des délestages.
La veille de la coupure, à 17h, les habitants de ces zones pourront renseigner leur adresse sur le site de RTE ou de Enedis pour savoir s’ils seront directement visés par la coupure le lendemain.
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La situation pourra varier par quartier ou d’une ville à l’autre.
La complexité des réseaux électriques ne permet pas d’anticiper l’impact des coupures sur l’éclairage public ainsi que sur les feux de signalisation dans certaines villes. C’est pourquoi les préfets des zones concernées pourront demander aux Français de limiter au maximum leurs déplacements en voiture pendant les 2h de coupure. De même, en raison de possibles coupures des installations de signalisation, des mesures d’arrêt des trains et des transports en commun pourront être décidées localement. Les usagers seront prévenus, au moins un jour en amont.
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Mieux vaudra ne pas prendre l’ascenseur quelques minutes avant le début d’une opération de délestage. Certains sont équipés de batteries de secours, mais ce n’est pas le cas de tous.
Les acteurs du logement (bailleurs sociaux pour les logements HLM, syndicats de copropriétés, etc.) seront impliqués pour anticiper ce type de situation.
Une campagne de communication nationale devrait bientôt être menée pour formuler des recommandations.
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Sans électricité, pas de communication téléphonique ni d’internet. Car les sites des opérateurs télécoms ne sont pas sur les réseaux jugés prioritaires. Le recours au 112 sera recommandé pour tous les appels d’urgence, en ce sens qu’il est le seul numéro permettant de joindre les sapeurs-pompiers, la police ou le Samu. Et qu’il peut être joint même dans le cas où l’antenne relais de son opérateur est coupée. Pour éviter tout couac et s’assurer qu’aucune zone ne serait délaissée, le gouvernement prévoit d’établir une cartographie des zones de disponibilité du 112, qui sera à disposition des préfets.
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Les établissements scolaires seront bien concernés par les coupures de courant programmées. Le ministre de l’Education nationale, a confirmé ce jeudi 1er décembre que les écoles seront effectivement fermées le matin dans les zones délestées cet hiver. Il a ajouté que “des écoles situées à proximité de structures qui ne subiront pas les délestages” pourront “accueillir les enfants de personnels prioritaires, selon un schéma qui a d’ailleurs été expérimenté pendant la crise sanitaire”.
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Les patients hospitalisés à domicile et (PHRV) sont identifiés par l’ARS et les gestionnaires de réseaux d’électricité. Il appartient aux opérateurs de ces personnes de les transporter à l’hôpital si besoin.
Les patients seront avertis individuellement dès l’émission du signal EcoWatt rouge, afin de trouver des solutions pour garantir une alimentation électrique suffisante (équiper les respirateurs artificiels de batterie de secours par exemple) ou de les déplacer via leur opérateur.
Si aucune solution ne peut être trouvée, “les services de secours procéderont, si nécessaire, à une évacuation préventive vers l’établissement de santé le plus proche du lieu de résidence, ou un site prévu à cet effet disposant d’une alimentation électrique”.
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Vous pouvez passer par les patrouilles de la Police Municipale.
Il y a également une mise en place d’une présence humaine de type garde posté dans l’ensemble des centres d’incendie et de secours, des brigades de gendarmerie et des postes de police national afin d’être en capacité de réceptionner physiquement des demandes de secours.
Test grandeur nature le 9 décembre :
Enedis et RTE vont organiser une simulation de délestage à l’échelle nationale le 9 décembre prochain, en vue de l’hiver qui s’annonce en tension sur le réseau électrique. Un test national est prévu par Enedis et RTE le 9 décembre, auxquelles les préfectures seront associées sous forme d’exercice sur table.
RTE précise qu’il s’agira d’un test technique auquel prendront également part Enedis et les préfectures départementales dans leurs locaux respectifs.
Ces simulations s’appuieront sur les conditions météorologiques ainsi que sur les manques en matière de production d’électricité. “Mais ça ne correspondra pas réellement à ce qui va se passer en cas de délestage et il n’y aura pas de délestage effectif cette journée”, poursuit RTE. Vous pourrez donc continuer à utiliser l’électricité normalement le 9 décembre. -
La police municipale fera des patrouilles dans ces quartiers. Equipée de radios, elle pourra porter secours aux populations dans le besoin ou appeler les secours si besoin.
Une coupure de 2h00 ne devrait pas faire baisser de plus de 2 degrés la température dans les logements si vous n’ouvrez pas les portes et fenêtres. Nous vous conseillons de prévoir de l’éclairage d’appoint sur batterie autonome, ainsi que des plaids ou couvertures. Un ordinateur portable rechargé permettrait également de regarder un film pendant ces deux heures de coupure. Ces coupures peuvent être l’occasion de ressortir les jeux de société pour y jouer en famille.
Il faut éviter d’ouvrir son frigidaire pendant ces 2h00. Mais les frigidaires sont suffisamment performants pour ne pas altérer la nourriture si une coupure de 2h00 se produit.
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Comme expliqué, la police municipale fera des patrouilles dans ces quartiers. Equipée de radios, elle pourra porter secours.
Des lieux d’accueil seront ouverts dans les zones limitrophes des quartiers concernés par le délestage électriques afin d’accueillir les personnes isolées ne voulant pas rester chez elles pendant la coupure électrique.
Le Poste ce commandement de crise sera ouvert pendant les périodes de délestage pour gérer toute situation imprévue.
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- Consommer moins en permanence
RTE appelle ménages, entreprises et collectivités à “consommer moins en permanence” et à décaler régulièrement leurs usages en dehors des périodes de pointe.
Sachant que la très grande majorité des “situations à risque” se situent le matin entre 8h et 13h et le soir entre 18h et 20h, c’est durant ces tranches horaires où il faudrait moins consommer.
Parmi les principaux leviers permettant de réduire notre consommation :
Le chauffage : RTE recommande d’appliquer la température de 19°C dans tous les logements et tous les bureaux et de diminuer le chauffage d’un degré supplémentaire en cas de signal Ecowatt rouge.Les gestes à adopter qui ont le plus fort impact sur la réduction énergétique sont les suivants :
- Régler le chauffage à 19°C
- Couper le chauffage quand vous laisser votre logement vide pour aller au bureau
- Couper le chauffage de votre bureau quand vous quitter votre travail pour rentrer chez vous
- Suppression des veilles et éteindre les box internet (baisse de consommation nationale de plus de 11 000 Gwh sur la France si tout le monde le faisait),
- Réduction du streaming et de l’usage d’internet
- Etanchéifier les ouvertures de vos fenêtres et vos portes (poser des joints à la périphérie des ouvrants)
- Pose de survitrages film sur des fenêtres à simple vitrage
- Pratiques économes de puisages d’eau chaude sanitaire (ex : les mousseurs d’eau permettent de consommer moins d’eau chaude), favoriser les douches au bains et baisser le réglage des ballons d’eau chaude à 50 ou 55°C,
- Dégivrer régulièrement les congélateurs (surconsommation électrique de 20% quand il y a de la givre sur le frigidaire)
- Consommer moins en permanence