Depuis la prise de compétence sur sept ports de plaisance puis sur le port de Nice, les actions s’organisent autour d’outils de suivi, de modernisations techniques et d’un cadre de concertation avec les acteurs du littoral.
Ports et qualité de l’air
Sur le domaine portuaire, un dispositif de capteurs mesure en continu l’air et le bruit pour objectiver les niveaux d’exposition et adapter l’exploitation.
Parallèlement, l’électrification des quais engagée en 2021 se déploie selon les calendriers techniques et les procédures en vigueur, afin de permettre l’alimentation électrique des navires à quai et de limiter les émissions à l’arrêt.
Depuis janvier 2020, une teneur en soufre à 0,1 % est appliquée pour les ferries à Nice, ce qui réduit les émissions de soufre et de particules associées. Ces éléments s’inscrivent dans un ensemble d’actions coordonnées à l’échelle des ports métropolitains.
Biodiversité littorale et aire marine protégée
Le littoral niçois présente une mosaïque d’habitats remarquables : herbiers de Posidonie, récifs, coralligène, grottes submergées et fonds meubles de la baie des Anges. Un projet d’Aire marine protégée (AMP) est à l’étude le long du littoral, en cohérence avec la stratégie nationale (objectif : 30 % d’aires protégées dont 10 % en protection renforcée) et en articulation avec le sanctuaire PELAGOS.
La démarche comprend un diagnostic écologique et socio-économique, des concertations publiques et la définition d’un périmètre assorti de zones cœur et de zones d’adhésion. Un comité scientifique local vient en appui pour la connaissance et le suivi.
Activités maritimes et filière halieutique
La Métropole accompagne la pêche professionnelle locale dans une logique de durabilité (organisation des espaces et outils de commercialisation) et d’intégration aux circuits courts du Plan alimentaire territorial, sous réserve des cadres réglementaires applicables. L’objectif est de concilier activités économiques, qualité des produits et préservation des milieux.
Réduction du plastique jetable
La réduction du plastique à usage unique est engagée par étapes : d’abord dans les bâtiments administratifs, les marchés publics et les conventions d’occupation du domaine public, puis dans les commerces et la grande distribution, avant extension à l’ensemble des activités commerciales du territoire.
Ces mesures s’accompagnent d’actions d’information et d’accompagnement des professionnels. Les modalités d’application s’alignent sur les textes nationaux et les actes locaux.
En savoir plus sur le plan zéro plastique
Eaux usées et qualité des eaux de baignade
La station d’épuration Haliotis et son programme de modernisation (Haliotis 2) renforcent le traitement des eaux usées et les dispositifs de valorisation (énergie, réutilisation de l’eau traitée selon autorisations).
La qualité des eaux de baignade fait l’objet d’un suivi régulier et de publications saisonnières, avec des procédures de gestion adaptées en cas d’événement ponctuel.
Des aménagements techniques dédiés aux usagers professionnels (notamment pêche) sont intégrés aux marchés afférents lorsque cela est validé.
Escales maritimes et croisière
Un dispositif opérationnel encadre les escales afin de limiter les impacts :
- en rade de Villefranche, un navire par jour et un maximum de 65 escales par an ;
- à Nice (bassin Lympia), non-accueil des navires de plus de 450 passagers.
Par ailleurs, une étude porte sur le raccordement électrique du coffre d’amarrage de la Marine nationale pour réduire les émissions au mouillage. Ces mesures sont présentées en Conseil portuaire et mises en œuvre dans le respect des autorisations et des contraintes d’exploitation.