L’essentiel
- Si vous souhaitez transformer un logement en local commercial ou professionnel, vous devez solliciter un changement d’usage.
- Si le logement est votre résidence principale et que vous exercez une activité dans une partie du logement, vous devez solliciter un changement d’usage mixte.
- Si vous déposez un changement de destination auprès des services de l’urbanisme (d’un local d’habitation vers une autre destination), vous devez parallèlement solliciter un changement d’usage définitif soumis à compensation, quel que soit le secteur de votre projet.
- Les conditions (autorisation préalable du Maire et compensations) résultent de la délibération n°4.1 du Conseil Métropolitain du 5 décembre 2025 (adoption du nouveau règlement des changements d’usage de la ville de Nice).
Votre démarche : déposer une demande de changement d’usage
Option recommandée : dépôt en ligne
Privilégiez le dépôt via la télédéclaration en ligne sur : changementdusage.fr/nice
Si vous avez besoin d’un formulaire papier
Formulaires papier sur demande par mail : changement.usage@ville-nice.f ou par courrier postal : Mission Protection des Logements 5 Rue Gabriel Fauré – 06000 NICE.
Modes de dépôts :
- Dépôt possible sur site sur RDV uniquement sauf nouvelles demandes en zones à quotas : Prendre rendez-vous : 5 Rue Gabriel Fauré à Nice – 5ème étage les mardis et jeudis matin
- Dépôt possible par courrier : Ville de Nice – Mission Protection des Logements – Service Logement – 5 Rue de l’Hôtel de Ville – 06364 Nice Cedex 4
- Aucun dépôt par mail ne sera accepté.
Pièces à fournir
- Formulaire adéquat.
- Titre d’occupation (bail, etc.) si vous êtes locataire, ou titre de propriété dans son intégralité si vous êtes propriétaire.
- Copie d’un document d’identité de l’occupant (CNI, passeport).
- Si vous êtes locataire du local faisant l’objet de la demande, accord du propriétaire. Un formulaire type sera à compléter par le propriétaire ou son mandataire.
- La partie du formulaire relative à la compensation et ses pièces justificatives, le cas échéant (Cf. 13-5 du règlement des changements d’usage).
Professions libérales réglementées
Sont notamment concernées les professions d’officiers publics ou ministériels, les auxiliaires médicaux et les professions constituées en ordre professionnel, ou entrant dans le champ d’application des lois de 1966 et 1990.
Fournir :
- Copie de la carte professionnelle en cours de validité ou attestation d’inscription à l’ordre
- À défaut : diplôme + attestation sur l’honneur certifiant que ce diplôme permet l’exercice de la profession
Autres professions libérales
- Toute déclaration (ex : URSSAF…) ou affiliation (ex : RSI, CNAVPL…) justifiant l’exercice d’une profession libérale.
Demandeurs poursuivant une mission d’intérêt général
- Fiche de synthèse présentant le projet
- Toute pièce justifiant l’intérêt général : statuts, décret de reconnaissance d’utilité publique, bilan & compte de résultats approuvés du dernier exercice, CR de la dernière AG, subventions publiques attribuées
Associations et fondations
- Copie des statuts
- Copie de la publication de la déclaration au Journal Officiel ou récépissé de déclaration en préfecture
Artisans
- Toute pièce justifiant la qualité d’artisan (ex : immatriculation au Répertoire des métiers)
Si vous exercez une activité dans votre résidence principale, vous devez fournir un plan indiquant :
- la surface en m² consacrée au logement ;
- la surface consacrée à l’activité ;
- la surface partagée.
Pour les locaux objets du changement d’usage, au dépôt du dossier :
- Formulaire adéquat dûment rempli, en ligne ou sur papier.
- Copie d’un document d’identité du ou des propriétaires.
- Extrait K bis ou statut de la société si le propriétaire est une personne morale.
- Attestations de propriété des locaux concernés dans leur intégralité.
- Plans intérieurs du logement objet de la demande, avec mention des surfaces habitables conformément à l’article R.111-2 du Code de la construction et de l’habitation, établis par un architecte ou diagnostiqueur.
- Diagnostic de performance énergétique (DPE) en cours de validité :
- de moins de 10 ans ;
- réalisé après le 30 juin 2021 ;
- avec un logiciel validé par un diagnostiqueur certifié selon la réglementation en vigueur ;
- dont le niveau, au sens de l’article L.173-1-1 du CCH, doit être compris entre les classes A et E ou, à compter du 1er janvier 2034, entre les classes A et D pour les projets ayant pour objet la location meublée touristique.
Ces pièces sont demandées au dépôt du dossier, qu’il s’agisse d’une compensation ou d’une cession de titre de commercialité.
- Plans intérieurs du local avant travaux, avec mention des surfaces habitables conformément à l’article R.111-2 du Code de la construction et de l’habitation, établis par un architecte ou diagnostiqueur.
- Plans intérieurs en état futur du local après travaux, avec mention des surfaces habitables conformément à l’article R.111-2 du Code de la construction et de l’habitation, établis par un architecte ou diagnostiqueur.
- Preuve de l’usage autre qu’habitation du local de compensation, avec synthèse des preuves de l’usage conformément aux dispositions du CCH.
Cette preuve doit être complétée par une preuve de l’absence d’usage d’habitation, conformément à l’article L.631-7 du Code de la construction et de l’habitation.
Ces preuves peuvent être rapportées par tous moyens et peuvent résulter, le cas échéant :
- de l’ensemble des fiches de révision foncière ;
- des autorisations d’urbanisme ;
- de la copie intégrale du titre de propriété du propriétaire ;
- d’un état hypothécaire récent ;
- d’une chaîne de baux ;
- de documents fiscaux ;
- etc.
- Arrêté de non-opposition à la demande de déclaration préalable ou permis de construire, et permis de démolir le cas échéant, des locaux proposés en compensation.
- Convention de cession de titre de commercialité ou attestation de propriété du ou des locaux offerts en compensation s’ils appartiennent au pétitionnaire.
- Ensemble de photos de chacune des pièces constituant le local ou constat d’huissier avant transformation du local.
- Tous documents nécessaires à la compréhension du dossier.
Des pièces complémentaires doivent être adressées après l’achèvement des travaux des locaux offerts en compensation :
- Plans intérieurs de l’état réalisé du logement après travaux, avec mention des surfaces habitables conformément à l’article R.111-2 du Code de la construction et de l’habitation, établis par un architecte ou diagnostiqueur.
- Récépissé de dépôt de la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT).
Le service instructeur est susceptible de demander d’autres pièces justificatives nécessaires. Une visite des locaux objets du changement d’usage et servant de compensation sera réalisée afin de vérifier la concomitance et la qualité des opérations.
Le demandeur devra remplir une attestation de décence du logement proposé en compensation (fournie par l’agent en charge de la visite au sein de la mission Protection des Logements).
Points d’attention
Autorisation personnelle (non transmissible)
- L’autorisation est délivrée à titre personnel : elle n’est pas attachée au local et pas transmissible (sauf en cas de compensation).
Au départ du demandeur, le local doit retrouver un usage d’habitation (sauf compensation).
Copropriété
- Le demandeur doit s’assurer que la transformation ne va pas à l’encontre du règlement de copropriété le cas échéant.
Changement de destination (urbanisme) = compensation
- En cas de changement de destination entraînant une perte de surface d’habitation : obligation de compensation.
Compensation : définition et principes
La compensation consiste en la transformation en habitation de locaux sur NICE ayant un autre usage que l’habitation : ce local ne doit pas avoir été affecté à l’usage d’habitation soit à une date comprise entre le 1er janvier 1970 et le 31 décembre 1976 inclus, soit à n’importe quel moment au cours des trente dernières années précédant la demande d’autorisation préalable au changement d’usage ou la contestation de l’usage et sauf autorisation ultérieure. Il ne doit pas avoir été utilisé en compensation auparavant.
La compensation peut également être réalisée en achetant un titre de compensation (également appelé titre de commercialité) auprès d’un tiers, propriétaire de locaux affectés à un autre usage que l’habitation (bureaux, commerces, etc.) qu’il va transformer en logements. Ces droits peuvent notamment être achetés à des sociétés spécialisées ou auprès de bailleurs sociaux.
Le local servant de compensation doit être situé sur Nice et répondre aux exigences de décence et aux prescriptions du règlement de copropriété le cas échéant.
Contacts
Service changements d’usage
- Standard : 04 89 98 10 50 (uniquement mardi et jeudi matin, 8h30–12h00)
- Email : changement.usage@ville-nice.fr
- Accueil : 9h–12h sur RDV préalable via le site internet
- Adresse (sur RDV uniquement) : Mission Protection des Logements, 5 Rue Gabriel Fauré – 5e étage, 06364 NICE Cedex 4
- Prendre rendez-vous
Cas particulier : demandes avec compensation
Les précisions sur la compensation + le dépôt avec compensation sont traités uniquement sur RDV personnalisé :
- appeler le 04.97.13.54.03
- ou passer par le standard changements d’usage 04.89.98.10.50 en signalant l’objet du RDV (complexité du sujet).
Permanence pour toute question juridique liée au logement
Agence Départementale d’Information sur le Logement des Alpes-Maritimes

Coordonnées
Adresse
5, rue du Congrès 06000 Nice
Site : Adil06
Permanence téléphonique
04.93.98.77.57
Horaires
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 ou sur rendez-vous
Maison de l’habitant

Coordonnées
Permanence sur rendez-vous à la Maison de l’Habitant
6, allée Philippe Seguin à Nice
En savoir plus
Horaires
le lundi (toute la journée),
le mardi (après-midi),
le mercredi (matin).
Sanctions en l’absence d’autorisations
En cas d’infraction (articles L.631-7 et suivants du CCH) ou de non-respect du règlement, des poursuites peuvent être engagées devant le Tribunal judiciaire de Nice (articles L.651-2 et L.651-3 du CCH).
Toute personne qui enfreint les dispositions du présent règlement s’expose à différents types de sanctions suivantes.
En matière civile
- Nullité des accords conclus en violation de l’article L.631-7 du CCH
- Amende civile (L.651-2) pouvant atteindre 100 000 € par local transformé irrégulièrement
- Retour à l’usage d’habitation sous astreinte (jusqu’à 1 000 € / jour / m² utile)
En matière pénale
- Sanctions pénales (L.651-3) : 1 an d’emprisonnement et 80 000 € d’amende (ou l’une de ces deux peines), avec résiliation du bail et expulsion possibles