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Foire aux questions Rénovation énergétique

Je souhaite changer mes fenêtres, quelles sont les aides financières possibles ?

Dans le cadre de votre projet de rénovation, vous êtes susceptibles de pouvoir bénéficier des aides suivantes :

Maprimerénov' : aides sous conditions de ressources (voir communiqué de presse dans les document utiles), si vous êtes dans les catégories "bleu", "jaune" ou "violet", vous êtes éligibles : la demande est à faire directement sur le site www.maprimerenov.gouv.fr avant le début des travaux.

L'Eco Prêt à Taux Zéro : la demande est à faire avant le début des travaux auprès d'une banque.       

Les certificats d'économie d'énergie : Les fournisseurs d'énergie peuvent vous accorder une prime dans le cadre de vos travaux de rénovation, la demande est à faire avant le début des travaux auprès d'un fournisseur d'énergie.

Je souhaite changer mon système de chauffage (hors chauffage électrique ou climatisation réversible), quelles sont les aides financières possibles ?


Dans le cadre de votre projet de rénovation, vous êtes susceptibles de pouvoir bénéficier des aides suivantes :
Maprimerénov' : aides sous conditions de ressources (voir communiqué de presse dans les document utiles), si vous êtes dans les catégories "bleu", "jaune" ou "violet", vous êtes éligibles : la demande est à faire directement sur le site www.maprimerenov.gouv.fr avant le début des travaux.

L'Eco Prêt à Taux Zéro : la demande est à faire avant le début des travaux auprès d'une banque.   
Les certificats d'économie d'énergie : Les fournisseurs d'énergie peuvent vous accorder une prime dans le cadre de vos travaux de rénovation, la demande est à faire avant le début des travaux auprès d'un fournisseur d'énergie. Depuis le début de l’année 2019, le ministère de la transition écologique et solidaire a fait le choix de massifier ce dispositif et d’aider désormais tous les particuliers à sortir des énergies fossiles, à isoler leur logement et ainsi à diminuer significativement leurs factures de chauffage. Toutes les informations sont disponibles sur le site :
https://www.ecologie.gouv.fr/coup-pouce-chauffage-et-isolation#e0

Je souhaite isoler mon logement (mur, plancher, toiture), quelles sont les aides financières possibles ?

Dans le cadre de votre projet de rénovation, vous êtes susceptibles de pouvoir bénéficier des aides suivantes :

Maprimerénov' : la demande est à faire directement sur le site www.maprimerenov.gouv.fr avant le début des travaux.

L'Eco Prêt à Taux Zéro : la demande est à faire avant le début des travaux auprès d'une banque.       

Les certificats d'économie d'énergie : Les fournisseurs d'énergie peuvent vous accorder une prime dans le cadre de vos travaux de rénovation, la demande est à faire avant le début des travaux auprès d'un fournisseur d'énergie. Depuis le début de l’année 2019, le ministère de la transition écologique et solidaire a fait le choix de massifier ce dispositif et d’aider désormais tous les particuliers à sortir des énergies fossiles, à isoler leur logement et ainsi à diminuer significativement leurs factures de chauffage. Toutes les informations sont disponibles sur le site :

https://www.ecologie.gouv.fr/coup-pouce-chauffage-et-isolation#e0

L’aide de la Région Sud pour l’isolation des combles : sous conditions de ressources, la demande est à faire sur le site https://www.maregionsud.fr/aides-et-appels-a-projets/detail/cheque-energie-durable

L’aide Maprimerénov’

Maprimerénov’ est la principale aide à la rénovation énergétique (en remplaçant totalement le CITE). Elle est cumulable avec d’autres aides financières, dont les Certificats d’économies d’énergie (CEE). Le cumul de ces aides peut permettre d’atteindre des niveaux d’aide allant jusqu’à 90 % du coût total des travaux pour les ménages les plus modestes.

Source : https://www.maprimerenov.gouv.fr

Les certificats d’économie d’énergie
 

Ce dispositif d’aide oblige les fournisseurs d’énergie à promouvoir des actions efficaces d’économie d’énergie auprès des consommateurs, y compris auprès des ménages en situation de précarité énergétique pour lesquels des dispositions particulières sont prévues. Si les fournisseurs d’énergie ne respectent pas leur obligation, l’état leur impose de fortes pénalités financières.

Les travaux doivent permettre d’améliorer la performance énergétique de votre logement et doivent respecter des exigences de performances minimales.

La liste des travaux éligibles est consultable sur le site : www.ecologique-solidaire.gouv.fr/operations-standardisees

La demande de prime est à faire avant le début des travaux, deux cas sont possibles :

  • L’artisan que vous avez choisi est affilié avec un fournisseur d’énergie : dans ce cas, c’est l’artisan qui va effectuer les démarches administratives pour vous
  • L’artisan que vous avez choisi n’est pas affilié avec un fournisseur d’énergie : dans ce cas, c’est à vous de faire les démarches administratives

Dans tous les cas, l’artisan choisit doit être certifié RGE (annuaire disponible sur le site www.faire.fr)

Bonification des certificats d’économie d’énergie pour certains travaux dans le cadre de l’aide « coup de pouce chauffage » et « coup de pouce isolation »

Tous les ménages peuvent bénéficier de cette offre. Les montants de primes attribués seront cependant différenciés en fonction de leurs niveaux de ressources. Les ménages les plus modestes bénéficieront de primes plus importantes.

Seuls les signataires de la charte peuvent vous proposer cette bonification, la liste est disponible sur le site : https://www.ecologie.gouv.fr/coup-pouce-chauffage-et-isolation#e4

La TVA à taux réduit


Le taux de TVA appliqué aux travaux de rénovation est généralement de 10 %. Cependant, pour les travaux d’amélioration de la performance énergétique, ce taux est réduit à 5,5 %.
Le taux réduit de TVA à 5,5 % s’applique aux travaux de rénovation énergétique mentionnés à l’article 200 quater du code général des impôts dans sa version en vigueur au 30 décembre 2017 (incluant la pose, la dépose et la mise en décharge des ouvrages, produits ou équipements existants).
La TVA à 5,5 % est directement appliquée par l’entreprise sur la facture des travaux. À cette occasion, il vous sera demandé de signer une attestation permettant de confirmer l’âge du logement et la nature des travaux réalisés.

Le cumul des aides financières

Voici un tableau récapitulatif des cumuls possible entre les différentes aides :



Qu’est-ce qu’un diagnostic de performance énergétique ?

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) évalue la performance énergétique d’un logement, en définissant sa consommation d’énergie et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Le contenu et les modalités d’établissement du DPE sont réglementés.

 

Le DPE décrit :

  • Le logement (surface, orientation, murs, fenêtres, matériaux, etc.)
  • Les équipements de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de refroidissement et de ventilation

Il indique :

  • Soit la quantité d’énergie effectivement consommée (sur la base de factures)
  • Soit la consommation d’énergie estimée pour une utilisation standardisée du bâtiment ou du logement

Remarques

  • Les consommations réelles des bâtiments dépendent très directement des conditions d’usage et de la température effective de chauffage. Ainsi, les consommations estimées ne sont pas une garantie contractuelle, mais elles permettent une comparaison objective de la qualité des logements et bâtiments mis en vente ou loués.

Le diagnostic comprend également des recommandations qui permettent à l’acquéreur, au propriétaire, au bailleur ou au locataire, de connaître les mesures les plus efficaces pour économiser de l’énergie : il s’agit de conseils de bon usage et de bonne gestion du bâtiment et de ses équipements, ainsi que de recommandations de travaux. Ces travaux conseillés ne sont pas obligatoires : le DPE a pour objectif d’inciter à améliorer la performance énergétique du bâtiment, pas d’obliger à la réalisation de travaux.

Le DPE est-il obligatoire ?


Oui, dans les cas suivants :
Lors de la vente ou de la construction d’un logement :
•    Si vous vendez un logement existant, la fourniture d’un DPE est obligatoire. Le DPE est établi aux frais du vendeur. Il est annexé au compromis de vente, à la promesse de vente ou, à la rigueur, à l’acte de vente.
•    Pour une construction neuve, le maître d’ouvrage fait établir un DPE et le remet au propriétaire du bâtiment au plus tard à l’achèvement des travaux.
•    Lors de travaux d’agrandissement (surélévation, augmentation de surface supérieure à 150 m² ou à 30% de la surface existante) : Si vous achetez sur plan, c’est le promoteur qui doit vous fournir le DPE, au plus tard quand vous prenez livraison du logement.


Lors de la location d’un logement :
•    Si vous cherchez à louer un logement, le propriétaire (public ou privé, qui fournit et paie le DPE), le notaire ou l’agence de location, doit tenir le DPE à votre disposition.
•    Lors de la location (ou de son renouvellement), le DPE est annexé au contrat. Cette obligation ne s’applique pas à une reconduction tacite, une cession de bail, un échange de logement ou une sous-location. En dehors du cadre des obligations légales, vous pouvez réaliser un DPE pour mieux connaître l’état énergétique de votre logement


Quelle est la durée de validité d’un DPE ?

Sauf cas particuliers, un DPE est valable 10 ans.


Quels professionnels peuvent réaliser un DPE ?

Le DPE doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié. Un annuaire national est disponible sur le site http://diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr/index.action


Combien coûte un DPE ?

Les tarifs ne sont pas réglementés et il est prudent de demander un devis à plusieurs professionnels. En moyenne, un DPE coûte entre 100 et 250 € pour un logement.


Comment aller plus loin qu’un DPE ?

Le diagnostic de performance énergétique est un premier outil de sensibilisation pouvant comprendre, au mieux, quelques recommandations de travaux. Pour aller plus loin dans le but d’améliorer le bilan énergétique et le confort de son habitation, il est recommandé de faire un audit énergétique. Cette étude permet d’avoir une approche globale de son bâtiment pour prendre les meilleures décisions et dépenser au mieux son argent.


En effet, chaque logement étant unique, il est important d’identifier les travaux de rénovation les plus efficaces (isolation, chauffage, ventilation, etc.), puis de les prioriser. Ainsi, l’audit énergétique consiste d’abord à récolter toutes les informations sur le logement : construction, matériaux, travaux effectués, etc. Puis, un logiciel permet de faire des simulations de scénarios de travaux plus ou moins ambitieux et d’évaluer leur efficacité énergétique ainsi que leur coût.


Quels professionnels peuvent réaliser un audit énergétique ?


L’audit peut être réalisé par un professionnel qualifié « RGE études » (dans le domaine de l’audit énergétique) ou un architecte ayant suivi une formation (FEEBAT), ou encore un professionnel certifié « offre globale » par les organismes CEQUAMI ou CERTIBAT


Existe-t-il une aide financière pour la réalisation d’un audit énergétique ?


Un montant variant de 300 à 500 euros peut être attribué pour les ménages dans les catégories bleu, jaune et violet de l’aide Maprimerénov’. La demande est à faire sur le site www.maprimerenov.gouv.fr


Quels sont les diagnostics ou études obligatoires en copropriété ?


Depuis le 1er janvier 2017, les copropriétés doivent mettre au vote à la majorité simple la décision d’engager ou non un diagnostic technique global (DTG), sans obligation de vote. La réalisation du DTG est obligatoire uniquement pour les copropriétés de plus de 10 ans et qui font l’objet d’une mise en copropriété (création de la copropriété), ou qui font l’objet d’une procédure pour insalubrité. Avant 2025, tous les bâtiments privés résidentiels dont la consommation en énergie primaire est supérieure à 330 kWh d’énergie primaire par mètre carré et par an doivent avoir fait l’objet d’une rénovation énergétique.


Pour rappel, tous les bâtiments en copropriétés à usage principal d’habitation étaient tenus de réaliser l’étude suivante avant le 1er janvier 2017, selon leur nombre de lots :
•    Pour les bâtiments en chauffage collectif de 50 lots ou plus et dont la date de dépôt de la demande de permis de construire est antérieure au 1er juin 2001, il était obligatoire de réaliser un audit énergétique.
•    Pour les bâtiments en chauffage collectif de moins de 50 lots, l’obligation concernait la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) collectif.


Que contient le DTG ?


Le diagnostic technique global (DTG) prévoit :
•    Une analyse de l’état apparent des parties communes et des équipements communs ;
•    Un état de la situation du syndicat des copropriétaires au regard de ses obligations légales et réglementaires ;
•    Une analyse des améliorations possibles concernant la gestion technique et patrimoniale de l’immeuble (état de l’immeuble) ;
•    Un diagnostic de performance énergétique de l’immeuble ou un audit énergétique ;
•    Une évaluation sommaire du coût ainsi que la liste des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble (notamment sur les 10 prochaines années).
Le DTG permet d’assurer l’information des copropriétaires sur la situation générale de l’immeuble et d’envisager d’éventuels travaux mis en œuvre dans le cadre d’un plan pluriannuel de travaux.


Que contient un audit énergétique réglementaire ?


L’audit énergétique est réalisé pour l’ensemble de l’immeuble (parties communes et privatives) et comprend :
•    Un descriptif des parties communes et privatives du bâtiment,
•    Une enquête auprès des occupants ou des propriétaires non occupants (évaluation des consommations énergétiques, confort thermique, utilisation et gestion des équipements, amélioration thermique),
•    La visite d’un échantillon de logements sous réserve de l’accord de leurs propriétaires,
•    L’estimation des quantités annuelles d’énergie effectivement consommées pour chaque catégorie d’équipements collectifs ainsi que les montants des dépenses annuelles correspondants,
•    La mention du classement énergétique du bâtiment,
•    La mention du classement des émissions de gaz à effet de serre du bâtiment,
•    Des préconisations visant à optimiser l’utilisation, l’exploitation et la gestion des équipements collectifs,
•    Des propositions de travaux améliorant la performance énergétique du bâtiment,
•    Un rapport de synthèse à destination des copropriétaires pour leur permettre d’apprécier la qualité de leur immeuble et de juger de la pertinence ces travaux proposés.


La décision de réaliser un audit énergétique doit être votée à la majorité simple (article 24) des voix exprimées par les copropriétaires présents et représentés lors d’une assemblée générale. En cas de vote contre, une nouvelle proposition de DPE collectif doit être présentée devant l’assemblée générale. Par exemple, il est possible de trouver un autre professionnel si celui proposé pose problème pour des raisons de coût.


Pourquoi isoler mon logement ?


Plusieurs raisons vous conduiront à réaliser des travaux d’isolation :
•    Un bâtiment bien isolé vieillit mieux et nécessite moins de travaux d’entretien. En effet, l’isolation, combinée avec une ventilation efficace, réduit les risques de condensation qui causent souvent de nombreux désordres (peinture, fenêtres, murs).
•    En hiver, l’isolation vous permet de réduire les déperditions de chaleur à travers les parois. En été, elle fait barrière à la chaleur extérieure. Cela entraîne immédiatement une réduction de votre facture de chauffage ou de climatisation.
•    En hiver, les parois non isolées sont froides par contact avec l’air extérieur et provoquent des sensations d’inconfort malgré l’air chaud de la pièce. De même, les parois non isolées sont chaudes pendant la saison estivale et peuvent rendre le logement inconfortable. Une bonne isolation supprime cet effet de « paroi froide ou chaude ».
•    L’isolation thermique permet souvent d’améliorer l’isolation acoustique d’un logement.
•    A température égale, une maison ou un appartement isolé offrent un plus grand confort.
•    Au moment de la vente ou de la location, votre maison bénéficie d’un meilleur classement sur l’étiquette énergie du Diagnostic de Performance Energétique (DPE). Le prix des énergies étant voué à augmenter durablement, un logement bien isolé consommera moins, coûtera moins cher à l’utilisation, et sera donc d’autant plus recherché


Est-il obligatoire d’isoler ?


Depuis le 1er janvier 2017, il peut être obligatoire d’isoler dans le cas de travaux de ravalement de façade, de rénovation de toiture, ou encore d’aménagement de pièces pour les rendre habitables.
C’est dans un souci d’efficacité et de réduction des coûts que les pouvoirs publics, par décret n°2016-711 du 30 mai 2016 en application de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, ont rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 la réalisation conjointe de travaux de rénovation lourde avec des travaux d’amélioration des performances thermiques des bâtiments. Les contraintes pour les occupants et les coûts inhérents à ce type d’opération sont alors concentrés en une seule intervention, ce qui permet de réaliser des économies et de rationaliser la constitution des dossiers administratifs, l’installation du chantier, son organisation, la gestion des déchets, etc. Certains travaux se prêtent particulièrement bien à la réalisation conjointe d’une isolation thermique performante car une fois réalisés, ces éléments ne sont plus rénovés avant de nombreuses années.

Les exceptions :
Si les travaux s’avèrent impossibles ou disproportionnés, l’obligation d’isolation ne s’applique pas. Voici les différents cas de figure possibles :
•    En cas de contrainte technique, si les travaux entraînent un risque de dégradation du bâti.
•    En cas de contrainte juridique, si le projet n’est pas compatible avec les règles d’urbanisme.
•    En cas de contrainte architecturale, si les travaux altèrent la qualité architecturale du bâtiment.
•    En cas de contrainte économique, si le projet n’est pas rentable.


Pourquoi et comment assurer l’étanchéité à l’air de mon logement ?


L’imperméabilité à l’air est primordiale : un défaut, et la part de consommation d’énergie due au chauffage du bâtiment peut augmenter de 7 à 10%. Et plus le bâtiment est isolé, plus l’impact de l’étanchéité à l’air sur la consommation d’énergie devient important.
L’étanchéité à l’air est donc indispensable pour obtenir un logement économe et confortable.  Cependant, il faut veiller à ne pas confondre étanchéité à l’air des parois et comportement à la vapeur d’eau. Lutter contre l’accumulation de l’humidité dans les matériaux et favoriser l’évacuation de la vapeur d’eau vers l’extérieur est nécessaire. Les solutions d’étanchéité à l’air appliquées au logement permettent de limiter la transmission de la vapeur d’eau dans la paroi et d’assurer l’imperméabilité à l’air du logement.


Elles ont plusieurs intérêts :
•    Réduire le montant des factures : les flux d’air parasites induisent des besoins supplémentaires de chauffage.
•    Améliorer le confort des occupants :

  • Pas de courant d’air désagréable,
  • Moins de gênes acoustiques avec l’extérieur grâce à l’amélioration des performances acoustiques des menuiseries,
  • Diminution des gênes olfactives.

•    Limiter, par le meilleur fonctionnement de la ventilation, les problématiques de santé (allergie, asthme) liées à la présence de moisissures ou l’infiltration de polluants (fibres, poussières, composés organiques volatils).
•    Limiter les risques de dommages sur l’enveloppe du bâtiment (condensation dans les parois) et augmenter ainsi la pérennité des structures.
•    Maintenir la performance et la durée de vie des isolants thermiques.


Un logement étanche à l’air est-il un logement qui ne respire plus ?


Non, la confusion vient d’une mauvaise compréhension du fonctionnement de la ventilation. En effet, il est indispensable d’amener de l’air propre dans les pièces afin de maintenir une bonne qualité d’air intérieur pour les occupants : cette fonction est assurée par la ventilation.
En réalité, plus le bâtiment est étanche à l’air et plus les flux de ventilation volontaire sont maîtrisés, ce qui engendrera un gain de confort et des économies d’énergie. Vous avez sûrement déjà pu remarquer que des infiltrations d’air par des fenêtres ou des prises non étanches sont autant de sources d’inconfort en hiver, notamment les jours de grand vent.


Quelles différences entre pare-vapeur, frein-vapeur et membrane hydro-régulante ?


Un film d’étanchéité à l’air est une feuille ou membrane qui selon ses caractéristiques, limite ou empêche le cheminement et la stagnation de vapeur d’eau dans les parois d’un logement. Il est toujours disposé à l’intérieur, côté chaud, entre l’isolant et le parement de finition.

Le pare-vapeur est le plus souvent un film polyane totalement étanche à la vapeur d’eau. Cependant, l’air se diffuse souvent vers les défauts d’isolation et les discontinuités du pare-vapeur, dus par exemple au passage d’une poutre ou d’un conduit maçonné. Dans ces parties dont la mise en œuvre est perfectible, la concentration de la vapeur d’eau peut occasionner de la condensation génératrice de détériorations, salpêtres, moisissures, ponts thermiques, etc.

Le but du frein-vapeur est de laisser la vapeur d’eau transiter à travers l’enveloppe d’un bâtiment. Celui-ci n’étant pas totalement étanche à la vapeur d’eau, il convient impérativement d’y associer un isolant ou un système constructif moins sensible à la présence de vapeur d’eau. Une membrane hygro-régulante laisse plus ou moins passer la vapeur d’eau en fonction du taux d’humidité et de la température de l’air ambiant. En hiver, la membrane bloque complètement le passage de la vapeur d’eau, évitant ainsi les phénomènes de condensation dans les parois. En été, la membrane réduit sa résistance à la diffusion, ce qui permet à la vapeur d’eau éventuellement contenue dans les murs de s’échapper vers l’extérieur, garantissant ainsi un séchage de la construction. On nomme ces films en fonction de leur aptitude à résister à la diffusion de vapeur d’eau. Le coefficient Sd (exprimé en mètres) représente la difficulté de diffusion de vapeur d’eau, équivalente à l’épaisseur d’une couche d’air.


•    Plus la valeur Sd est élevée, moins le produit laisse passer de vapeur d’eau. Il est résistant à la diffusion de la vapeur d’eau.
•    Plus la valeur Sd est faible, plus le produit laisse passer de vapeur d’eau. Il est perméable à sa diffusion.
Par exemple, un pare-vapeur avec un Sd de 18 mètres équivaut à la résistance qu’opposerait une lame d’air de 18 mètres au passage de la vapeur d’eau.


Est-il obligatoire d’installer un film d’étanchéité à l’air ?


Non, rien n’oblige strictement à la pose d’un film d’étanchéité à l’air. Cependant, quel que soit le système de ventilation mis en œuvre et le type d’isolation des parois, il est impératif de s’assurer que la vapeur d’eau ne stagnera pas à l’intérieur des parois. En climat de plaine, les règles de l’art n’imposent pas de pare-vapeur, quel que soit le type d’isolant mis en œuvre (végétal, animal, minéral ou organique). Cependant, le descriptif de construction peut le mentionner afin de limiter les transferts de vapeur d’eau dans les parois. Dans les autres cas tels que les pièces humides, il est impératif de réaliser des parois totalement étanches à la vapeur d’eau. Dans le cas des maisons à ossature bois, ces travaux devront être réalisés en respect du Document Technique Unifié (DTU) 31.2. Cela permet de protéger les bois de structure contre l’humidité, limitant ainsi les risques de pathologies.

On peut également utiliser la loi du « 5 pour 1 » pour éviter que la vapeur d’eau présente dans un bâtiment ne soit bloquée à l’intérieur d’une paroi : dans le cas où le côté intérieur d’une paroi est 5 fois moins perméable à la vapeur d’eau que le côté extérieur, la vapeur circule d’elle-même et relativement rapidement de l’intérieur de l’habitation vers l’extérieur. Concrètement, le coefficient Sd du matériau intérieur doit être 5 fois plus élevé que celui du matériau extérieur. Les matériaux intermédiaires doivent avoir des valeurs de Sd comprises entre ces deux valeurs. Dans ce cas, pare-vapeur et freine-vapeur deviennent inutiles puisqu’il y’a une dispersion naturelle de l’humidité vers l’extérieur, en évitant tout risque de condensation.


Où doivent être placés les films d’étanchéité à l’air ?


Dans un projet de rénovation ou de construction, il convient tout d’abord de déterminer le volume chauffé et étanche à l’air. Cette étape permet de repérer les locaux non chauffés qui ne nécessiteront pas un traitement de l’étanchéité à l’air, tels que garage, locaux techniques, paliers, parties communes, etc. Les films d’étanchéité à l’air sont à placer du côté chaud de l’isolant, entre l’isolant et le parement de finition, que ce soit pour les murs ou en toiture.

Les différents films doivent être parfaitement jointoyés, tant en périphérie qu’à la jonction entre les différents films et lors de tout percement pour le passage de gaines (électricité, ventilation). Des systèmes dédiés doivent être utilisés tels les mastics d’étanchéité en périphérie, les œillets pour le passage de gaines électriques et des adhésifs adaptés permettant d’assurer la continuité entre les différents films et en pourtour de gaines plus importantes (ventilation, etc.).


Faut-il poser un pare-vapeur en isolation de combles perdues ?


Lorsque les combles sont perdus et ventilés, un pare-vapeur n’est pas forcément nécessaire (hors climat de montagne). Le Cahier des Prescriptions Techniques 3647 indique les conditions dans lesquelles la mise en œuvre est nécessaire. Néanmoins, pour l’isolation de combles perdus dont la toiture est équipée d’un écran de sous-toiture non ventilé en sous face, la mise en œuvre d’un pare-vapeur doit être prévue sur l’ensemble de la surface du plancher avant isolation afin d’éviter tout risque de condensation dû à la vapeur d’eau provenant de l’intérieur de l’habitat. De même, lorsque l’ajout d’un plancher est prévu au-dessus de l’isolation pour utiliser le grenier à des fins de stockage, il est nécessaire de prévoir la mise en œuvre d’un pare-vapeur indépendant et continu sous l’isolant (peu importe que l’isolant soit revêtu ou non d’un kraft).

Un film d’étanchéité à l’air peut être nécessaire en fonction du type de plancher :
•    Cas d’un plancher béton : Une membrane d’étanchéité à l’air est inutile si le plancher des combles est une dalle béton, à condition toutefois que toutes les traversées de dalle par des conduits ou gaines (électricité, ventilation…) soient étanchées au pourtour de ces conduits et/ou gaines. Optez également pour des boîtiers électriques étanches pour l’étanchéité à l’air des alimentations électriques en plafond des pièces de l’étage inférieur.
•    Cas d’un plancher bois : Une membrane d’étanchéité à l’air doit être prévue lorsque le plancher des combles est un plancher bois. Ce plancher est considéré comme non étanche à l’air s’il est non revêtu en sous face par un enduit plâtre et qu’il est donc apparent en plafond des pièces habitables situées à l’étage inférieur. Dans ce cas, avant de réaliser votre isolation, posez une membrane d’étanchéité à l’air sur l’ensemble du plancher.
•    Cas d’un plancher sur ossature métallique : Un plancher en plaques de plâtre posées sur ossature métallique en sous face de solives est considéré étanche à l’air si les boîtiers d’alimentation électrique des plafonds de pièces de l’étage inférieur sont étanches à l’air. Toutefois, dans le temps, lorsque les finitions du plafond sont seulement réalisées à l’aide d’un mastic acrylique, il arrive que l’étanchéité à l’air ne soit plus assurée lorsque le mastic vieillit. Poser une membrane d’étanchéité à l’air avant le soufflage d’une laine de flocons ou avant la pose d’une laine en rouleaux entre solives permet de retrouver une qualité d’étanchéité à l’air protégeant l’habitat des fuites d’air parasites.

Tout comme on le réalise pour une isolation avec une laine à dérouler sur plancher, la membrane doit être étanchée :
•    En périphérie, à la jonction avec les murs donnant sur l’extérieur à l’aide d’un mastic acrylique adapté ;
•    A chaque traversée de la membrane par des gaines (électricité, ventilation) et à la jonction des lés de membrane entre eux, par un adhésif approprié et durable fixé au pourtour des gaines/conduits et sur toute la longueur des recouvrements de lés.



Comment traiter les points singuliers tels que les passages de gaines, les poutres, etc… ?


Le film d’étanchéité à l’air se doit d’être continu, tel une peau. Pour cela, il faut obligatoirement jointoyer les films de manière homogène à l’aide de colles et d’adhésifs spécifiques ou de manchettes d’étanchéité à l’air spéciales pour les tuyauteries de ventilation, les câbles, etc. Attention, ces zones de fuites d’air potentielles ne doivent pas être traitées à l’aide de solutions telles que rubans adhésifs et mastic classiques.

Les fabricants de films d’étanchéité à l’air développent des solutions pour traiter les différentes situations qui peuvent se produire dans un bâtiment : passages des conduites d’eau et de ventilation, gaines électriques, passages de pannes et poutres, etc…


Quel lien entre étanchéité à l’air et qualité de l’air ?


Il est indispensable d’amener de l’air propre dans les pièces afin de maintenir une bonne qualité d’air intérieur pour les occupants : Cette fonction est assurée par la ventilation. En réalité, plus le bâtiment est étanche à l’air et plus les flux de ventilation volontaires sont maîtrisés, ce qui engendrera un gain de confort et des économies d’énergie. D’autre part, les entrées d’air parasites dues à la mauvaise étanchéité des parois peuvent être facteur de pollution de l’air intérieur. En effet, l’air passant par les fissures ou les prises électriques peut conduire des poussières, de l’humidité et des moisissures, des fibres ou encore des éléments allergènes contenus dans les isolants, les réseaux, etc…
Les solutions d’étanchéité à l’air évitent ce phénomène en séparant le volume d’air des pièces, de celui des cloisons, etc.…


Qu’est-ce qu’un test d’étanchéité à l’air ?


Le test d’étanchéité à l’air, également appelé test de perméabilité ou encore test d’infiltrométrie est un excellent outil pour :
•    Diagnostiquer la qualité en termes d’étanchéité à l’air d’un bâtiment existant avant travaux de rénovation ;
•    Effectuer une recherche de fuite d’air et appliquer des corrections en cours de chantier ;
•    Vérifier si la performance recherchée est atteinte lors de la réception du chantier, une fois les travaux finis.

L’objectif du test est de mesurer les fuites d’air parasites au travers des différentes parois et de leurs jonctions. Par conséquent, les orifices volontaires du système de ventilation (entrées et sorties d’air) sont calfeutrés temporairement.  Dans la majorité des cas, un matériel du type porte soufflante est mis en place dans une ouverture du bâtiment. Elle comprend un ventilateur et des appareils de mesure de pression.
Le bâtiment est mis en dépression lors d’une première phase. Il est vidé de son air et l’air extérieur entre par l’ensemble des défauts d’étanchéité de l’enveloppe. Les fuites d’air peuvent être perçues à la main en étant à l’intérieur du bâtiment et sont mises en évidence à l’aide d’équipements spécifiques tels qu’un anémomètre ou une caméra thermique.

A l’inverse, le bâtiment peut ensuite être mis en surpression, afin d’employer un fumigène pour visualiser la fumée qui en sort.


Quels sont les différents systèmes de ventilation ?


Il existe différents systèmes de ventilation :
•    La ventilation naturelle
La ventilation des logements a longtemps été laissée aux soins des conduits de cheminée et des multiples défauts d’étanchéité des constructions. On ne contrôle alors ni la circulation de l’air, ni les déperditions de chaleur. Ce système est souvent trop efficace en hiver, pas assez en été, et peut être perturbé par l’action du vent. Si les grilles sont bouchées, volontairement ou non, il ne fonctionne pas. Mais bien conçu en fonction des conditions climatiques et des caractéristiques de la maison, il peut la ventiler de façon satisfaisante.
•    Les Ventilations Mécaniques Contrôlées (VMC) simple flux
L’air frais venant de l’extérieur traverse d’abord les pièces de séjour et les chambres, et est évacué des pièces de service par un groupe d’extraction comportant un ventilateur. Il existe les VMC simple-flux autoréglables, qui ont des débits d’air constants quelles que soient les conditions extérieures (vent, pluie) et intérieures (nombre d’occupants, humidité), et les VMC hygroréglables, qui voient leur débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide d’un air très humide tout en limitant les gaspillages (ventilation adaptée aux besoins).
•    Les Ventilations Mécaniques Contrôlées (VMC) double flux avec récupération de chaleur.
Ce système limite les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air venant de l’extérieur.
Il est constitué d’un circuit d’insufflation d’air neuf qui filtre l’air extérieur, le préchauffe au niveau d’un échangeur de chaleur et le pulse grâce à un ventilateur dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation. Un circuit de récupération d’air vicié dans les pièces de service aspire et filtre l’air dans la cuisine, la salle de bains et les WC. Sa chaleur est récupérée au niveau de l’échangeur et transmise au circuit d’air neuf. L’air extrait est ensuite évacué à l’extérieur.
Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple-flux et consomme plus d’électricité, mais il permet des économies de chauffage importantes en récupérant jusqu’à 70% (90% dans les systèmes haute performance) de la chaleur contenue dans l’air vicié extrait.
La récupération de chaleur par la VMC est particulièrement intéressante dans une maison bien isolée, avec une très bonne étanchéité à l’air, et qui nécessite peu de chauffage : une VMC double flux peut récupérer environ 1500kWh par an. L’économie réalisée est alors comprise entre 7 et 10% de la consommation de chauffage. La qualité de la mise en œuvre et de l’entretien sont primordiales pour garantir l’efficacité de ce type d’équipement. En collectif, la VMC-gaz évacue par le même réseau l’air vicié du logement et les produits de combustion d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à gaz.
•    La Ventilation Mécanique Répartie ou Ponctuelle (VMR ou VMP)
Elle est constituée d’aérateurs individuels placés dans les pièces de service. Elle fonctionne selon le même principe qu’une VMC (balayage de l’air depuis les pièces principales jusqu’aux pièces de service d’où il est rejeté, en passant sous les portes de communication). Ce système convient en rénovation, quand la pose d’une VMC est trop problématique. Il existe des modèles d’aérateurs silencieux et consommant peu d’électricité, qui peuvent éventuellement être asservis à l’interrupteur de la lumière.
 

Quels sont les avantages et inconvénients de chaque système de ventilation ?


Voici ci-dessous un tableau récapitulatif des avantages et inconvénients de chaque système de ventilation :


 
Votre artisan vous aidera à déterminer le système de ventilation adéquat en fonction des caractéristiques de votre logement (présence ou non de problèmes d’humidité, prix et contraintes d’installation). Si vous remplacez les fenêtres, pensez à prévoir des entrées d’air dans les pièces principales.
 

Que dit la réglementation, et quels sont les débits d’air à respecter dans mon logement ?


La ventilation est une obligation légale (arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983) pour tous les logements postérieurs à 1982, collectifs ou individuels. Elle doit satisfaire aux exigences suivantes : l’aération doit être générale et permanente, la circulation d’air doit se faire depuis des entrées d’air situées dans les pièces principales jusqu’à des sorties, dans les pièces de service.
Des débits réglementaires sont exigés (voir tableau ci-dessous). La façon la plus sûre de les obtenir est d’installer une VMC. Il est en effet difficile de contrôler les débits d’air renouvelés par ventilation naturelle. Cependant, on estime que dans un logement neuf sur deux, les débits extraits ne correspondent pas aux exigences de la réglementation.


 
Comment entretenir mon installation de ventilation ?


A la longue, une VMC s’encrasse, elle devient moins efficace, plus bruyante. Si elle est trop encrassée, elle peut même contribuer à dégrader la qualité de l’air dans le logement. Pour éviter ces dysfonctionnements et assurer la longévité de votre installation, il faut régulièrement nettoyer ses composants, et surveiller leur état.
•    VOUS : Vous pouvez vérifier le bon fonctionnement de la ventilation en plaçant devant les bouches un morceau de papier fin. Nettoyez une fois par trimestre les bouches d’extraction des pièces de service et les bouches de soufflage : déclipsez la partie amovible et lavable et repositionnez-la après nettoyage. Attention, ne mouillez pas les parties fixes des entrées d’air hygroréglables, vous nuiriez à leur bon fonctionnement.


•    UN SPECIALISTE : Il réalisera un entretien complet tous les trois ans environ (nettoyage, maintien des gaines et du caisson bloc moteur en combles, vérification des entrées d’air neuf et mesures de tirage et de dépression). Le coût sera d’environ 130€, si l’accès de l’installation est simple et les combles sécurisés (plancher adapté). L’entretien régulier d’une VMC gaz par un spécialiste est obligatoire.


Pourquoi et comment éviter les problèmes d’humidité dans mon logement ?


Les causes des pathologies
Dans la plupart des cas (80%), l’apparition d’humidité (présence de moisissures salpêtres et dans le cas les plus extrêmes : présence de mérules) est révélatrice de l’absence ou d’un manque de ventilation et de renouvellement d’air. D’autres pathologies peuvent être causés par des remontées capillaires, des infiltrations dans les parois du bâti mais également dues à l’inétanchéité de certains ajouts ou supports (enduits extérieurs, solins de toiture etc…)


Les risques sanitaires
En plus des risques occasionnés sur la structure et les matériaux du bâti, il y a un risque potentiel sur la santé des occupants à plus ou moins long terme (allergies, troubles respiratoires, etc.)


Traitements et solutions techniques
Il est important d’identifier les causes et d’éradiquer le phénomène en y apportant les traitements adéquats et de recourir à des professionnels spécialisés. Voici quelques exemples :
•    Présence de moisissures aux jonctions des murs/plafonds, sur les plinthes ou autres, est révélatrice de l’absence ou d’un manque de ventilation :
Traitement : fongicide des supports, installation d’une VMC et contrôle des entrées d’air.
•    Remontées capillaires, tâches plus ou moins foncées sur les murs causés par les salpêtres et les sels et s’élevant du pied de mur (hauteur comprise entre 50 cm à 1 mètre)
Traitement : injection de résine, inversion du champ magnétique, pose de drains, coupure de capillarité etc.
•    Infiltrations d’eau
Traitement : identifier les matériaux, supports, ajouts qui ne sont plus étanches. En tout état de cause, il s’agira de régler définitivement ces pathologies avant d’engager des travaux de rénovation au risque de dégrader, par exemple, les matériaux d’isolation ou de parement.


Qu’est ce que le confort d’été ?


Le confort d’été est fonction de paramètres sur lesquels il est possible d’agir, pour réduire la surchauffe rendant inconfortable un bâtiment ou un logement. Ces paramètres sont liés à la conception et la gestion du bâtiment, et à certains éléments physiologiques. Le confort d’été passe par la maîtrise de ces paramètres sans avoir forcément recours à la climatisation.

Les différents paramètres influant sur le confort thermique sont :
•    La vitesse de l’air et sa température
•    La température des parois
•    Le rayonnement solaire sur l’occupant
•    La tenue vestimentaire
•    L’activité exercée
•    L’âge et l’état de santé
•    etc.

Différentes sources d’apports de chaleur :
La principale donnée à considérer est la température intérieure du logement. Celle-ci résulte des flux de chaleur provenant de l’extérieur ou de l’intérieur du logement :
•    Apports externes :
En été, la chaleur pénètre depuis l’extérieur avec le rayonnement solaire direct, la transmission de chaleur par les parois (murs, fenêtres, toit) et les entrées d’air chaud (défauts d’étanchéité et ventilation).
•    Apports internes :
Pour autant, les apports internes ne doivent pas être négligés : il s’agit du fonctionnement de tous les appareils électriques (éclairage, réfrigérateur, téléviseur, etc.) et de l’énergie de cuisson, qui se convertissent en chaleur dans le logement. La présence d’occupants est également source de chaleur.

Trois moyens d’évacuer la chaleur :
•    Par l’entrée d’air frais (ventilation nocturne)
•    En puisant la fraîcheur dans le sous-sol
•    En humidifiant l’air


Comment améliorer mon confort en été sans travaux ?


En climat littoral, où l’humidité est un facteur aggravant du stress thermique, les risques d’inconfort sont plus importants mais il n’est, en général, pas trop difficile de s’en préserver. Protections solaires efficaces et ventilation sont alors les outils majeurs du confort.

Il convient à la fois de :
•    Limiter les apports solaires (protections solaires fixes et/ou mobiles)
•    Limiter les apports thermiques externes (pas de ventilation pendant la journée)
•    Limiter les apports thermiques internes, notamment ceux de l’éclairage
•    Favoriser le stockage des pointes de chaleur (rôle de l’inertie thermique)
•    Favoriser l’évacuation nocturne de la chaleur par l’aération ou la ventilation nocturne.


Ainsi, dans un bâtiment bien conçu, à forte inertie, bien isolé et équipé de protections solaires efficaces, l’occupant qui saura gérer les protections solaires et une ventilation judicieuse, obtiendra des conditions de confort satisfaisantes même par forte chaleur.

Les astuces pour rafraichir son logement sans climatiser :
•    Ventiler la nuit :
Pour les périodes de fortes chaleurs, la ventilation nocturne d’été est utile presque partout en Provence, et est surtout efficace dans les bâtiments à forte inertie et qui ont deux façades opposées, pour favoriser la ventilation naturelle traversante. Créer un courant d’air la nuit, lorsque la température extérieure est basse permet de rafraîchir le logement en évacuant la chaleur emmagasinée le jour. Pour cela, ouvrir au moins deux fenêtres se situant sur des façades d’orientation différentes. On peut la pratiquer de 21h à 9h du matin, généralement de la mi-juin à la mi-août en Provence. Ainsi, bien protégé du soleil, le logement gardera des températures confortables toute la journée.
Attention, les serres, vérandas et atriums doivent impérativement être très largement ouverts en été, surtout dans leurs parties hautes, faute de quoi on observe des surchauffes qui peuvent rendre inhabitables les locaux mitoyens. Les cloisons entre ces parties et les pièces attenantes doivent être impérativement fermées pendant les heures chaudes d’été.

•    Occulter les ouvrants le jour :
Le plus efficace pour éviter les fortes chaleurs à l’intérieur est l’utilisation de protections solaires (volets, persiennes, stores, pare-soleil etc.). En fermant les fenêtres et volets pendant la journée, on empêche l’air chaud d’entrer et de réchauffer excessivement les pièces ; chaleur qu’il sera difficile d’évacuer par la suite. Le soir venu, profitez de la fraîcheur extérieure et ventilez votre logement.

•    Bien choisir ses équipements, et les utiliser au bon moment :
Afin d’éviter les apports de chaleur dus aux équipements électriques et de cuisson, il convient, lors des périodes chaudes, de réduire au maximum leur utilisation.

•    Le brassage de l’air :
Le ventilateur de plafond permet de brasser l’air et donne une sensation de fraîcheur pour une faible consommation d’électricité. Ce peut être une alternative intéressante à la climatisation dans des cas spécifiques. Pour ventiler suffisamment, les pâles ne doivent pas être trop près du plafond, et ne doivent présenter aucun danger pour les occupants (hauteur minimum réglementaire : 2,3m). C’est pourquoi cet appareil est adapté à des pièces relativement hautes, et d’au moins 4m sur 4m.
Le ventilateur directionnel (portatif ou mural) est un moyen palliatif mais souvent appréciable pendant les très chaudes journées. Pour améliorer le confort, on leur donne un mouvement de « balayage » à l’intérieur de la pièce. Les ventilateurs portatifs sont utiles car facilement transportables, ils permettent de brasser l’air et donne une sensation de fraîcheur pour une faible consommation d’électricité.
Attention, brasser l’air d’une pièce vide ne permettra pas de la rafraîchir, c’est donc inutile !

•    L’humidification :
Par forte chaleur et en climat sec, faire évaporer de l’eau apporte une fraîcheur agréable. L’évaporation naturelle (fontaine, végétation, etc.) crée un abaissement de la température de l’air ambiant à proximité immédiate. L’évaporation provoquée (brumisation, arrosage des sols, etc.) est plus efficace mais grande consommatrice d’eau. Il est possible d’humidifier l’air pour le rafraîchir en étendant un linge humide, éventuellement aéré par un ventilateur, ou devant une fenêtre ouverte (ou fermée en cas de forte chaleur).

•    La végétation :
Les plantes apportent une fraîcheur dans les bâtiments, par évapotranspiration, amenant ainsi une confortable ambiance de fraîcheur. Placées à proximité des bâtiments, elles apportent l’ombrage en été sans arrêter le soleil d’hiver (arbres à feuilles caduques) et diminuent l’exposition du sol au rayonnement solaire. Les végétaux créent des ombrages sur le sol et les parois, permettent de gérer l’habitabilité des espaces extérieurs et de protéger les espaces intérieurs des bâtiments. Ils assurent également une humidification de l’air grâce aux échanges gazeux et de vapeur d’eau entre les plantes et l’atmosphère. Il faudra aussi, lors du choix des plantations, porter une attention particulière aux risques d’allergie qu’elles peuvent entraîner par le pollen.

•    La couleur des surfaces :
La lumière utile dépend en partie des réflexions multiples se produisant sur le plafond, les murs, le sol : les parois claires sont donc à privilégier.

•    La climatisation : la dernière solution :
Si vous ressentez un inconfort en été malgré l’application de toutes ces solutions, la dernière alternative reste de faire usage d’un climatiseur. Du simple appareil mobile aux installations sophistiquées qui climatisent tout un logement, ou même tout un immeuble, la gamme des systèmes de climatisation est vaste. Il est parfois difficile de se retrouver parmi la multitude de produits proposés.

  • Les systèmes individuels unitaires :

Ce sont des appareils de taille relativement réduite. Un appareil climatise une seule pièce. On en distingue deux catégories :

  • Les monoblocs sont en général des produits peu coûteux, mais peu puissants et bruyants.
  • Les split-systèmes sont constitués de deux unités : l’une, à l’extérieur, évacue l’air chaud, l’autre, à l’intérieur, souffle l’air rafraîchi. Elles sont reliées par des tubes où circule le fluide frigorigène. Ils sont moins bruyants pour l’utilisateur que les monoblocs : la partie la plus bruyante est à l’extérieur. Cet avantage peut devenir un inconvénient pour les voisins, surtout en immeuble.

Monobloc et split peuvent être mobiles ou fixes. Les appareils appelés « climatiseurs mobiles » ne sont pas à proprement parler des appareils de climatisation : pour laisser passer la gaine qui évacue l’air chaud (monobloc) ou les tubes de liaison (split), il faut laisser une fenêtre ou une porte entrebâillée, ce qui est incohérent avec le fonctionnement d’un climatiseur. S’ils sont les moins coûteux et s’ils ne nécessitent pas d’installation, ce sont aussi les moins fiables, les moins performants et les plus énergivores. Souvent achetés dans l’urgence lors d’une vague de chaleur, auprès de non-professionnels de la climatisation, ils ne répondent pas de façon satisfaisante aux conditions particulières de votre logement.


Les climatiseurs fixes nécessitent une installation. L’unité intérieure d’un split fixe peut être fixée au sol ou au mur, en allège, en plafonnier, etc., pour s’intégrer au mieux au logement. Pour réaliser une installation fiable et durable, il est nécessaire de faire appel à un spécialiste : il vous conseillera pour l’emplacement, la nature, la puissance de votre matériel, en fonction de vos besoins. Attention à ce que l’on vous vend ! Certains climatiseurs individuels assurent une fonction « chauffage », soit parce qu’ils sont réversibles, soit parce qu’ils sont équipés de résistances chauffantes. Ils ne sont pas forcément adaptés aux besoins de chauffage d’hiver. Les seconds sont très énergivores.
Le système inverter permet au climatiseur d’adapter sa vitesse en fonction de la température ambiante, ce qui évite la succession de démarrages et d’arrêt du compresseur d’un climatiseur classique. L’économie d’énergie peut atteindre 30 % (pour un climatiseur Inverter de classe A). Le confort est également plus grand car les fluctuations autour de la température désirée sont nettement moins importantes qu’avec un appareil classique.

  • Les systèmes « centralisés » pour un logement :

Ils climatisent plusieurs pièces, la totalité d’un logement ou un immeuble entier. Ils représentent un investissement important et nécessitent l’intervention de spécialistes compétents. Ils sont souvent réversibles. Les principaux systèmes proposés sont :

  • Les multi-splits, qui peuvent être installé dans un logement déjà construit. Il vous permet aussi un équipement progressif, en fonction de vos disponibilités financières.
  • Les pompes à chaleur réversibles, qui peuvent alimenter soit des ventilo-convecteurs / soit un plancher rafraîchissant-chauffant (la température ne doit pas être trop fraîche à sa surface, pour éviter la formation de condensation sur le sol) / soit un réseau de gaines, coûteux mais performant, qui assure aussi la ventilation et le renouvellement d’air du logement.


•    Les exigences à avoir pour l’installation d’un climatiseur :
Pour que la climatisation soit adaptée aux besoins, il faut y penser longtemps à l’avance. La plupart du temps, il sera suffisant d’équiper une pièce. Ne vous précipitez pas sur des matériels bas de gamme au moment d’une canicule : vous prenez le risque d’acheter des produits peu fiables, peu efficaces, gourmands en énergie, qui vous coûteront cher à terme. Fiez-vous à l’étiquette énergie pour repérer les équipements les plus sobres. Elle vous indique la classe énergétique de l’appareil (de A pour les plus performants à G), la consommation énergétique annuelle, la puissance, l’EER (coefficient d’efficacité frigorifique) et le niveau sonore. Faites appel à des professionnels qualifiés pour l’achat et l’installation d’une climatisation. Les entreprises habilitées à intervenir sur des circuits frigorifiques doivent être déclarées en préfecture.

    L’entretien :
Vous pouvez souscrire un contrat d’entretien de votre installation auprès d’une entreprise spécialisée. Cependant, il n’existe pas encore de norme encadrant le contenu de ce type d’intervention, comme c’est le cas pour les chaudières. Pour les systèmes de climatisation et de pompes à chaleur réversibles dont la puissance frigorifique est supérieure à 12 kW, une inspection périodique est obligatoire (conditions fixées par le décret n°2010-349 du 31 mars 2010).


En rénovation, quels travaux réaliser pour améliorer mon confort en été ?


En climat littoral, où l’humidité est un facteur aggravant du stress thermique, les risques d’inconfort sont plus importants mais il n’est, en général, pas trop difficile de s’en préserver. Protections solaires efficaces et ventilation sont alors les outils majeurs du confort.

Il convient à la fois de :
•    Limiter les apports solaires (protections solaires fixes et/ou mobiles) ;
•    Limiter les apports thermiques externes (pas de ventilation pendant la journée) ;
•    Limiter les apports thermiques internes, notamment ceux de l’éclairage ;
•    Favoriser le stockage des pointes de chaleur (rôle de l’inertie thermique) ;
•    Favoriser l’évacuation nocturne de la chaleur par l’aération ou la ventilation nocturne.

Ainsi, dans un bâtiment bien conçu, à forte inertie, bien isolé et équipé de protections solaires efficaces, l’occupant qui saura gérer les protections solaires et une ventilation judicieuse, obtiendra des conditions de confort satisfaisantes même par forte chaleur.
La conception du bâtiment joue donc un rôle important pour le confort d’été, or la majorité des logements de demain étant déjà construits aujourd’hui, les solutions passeront donc par une amélioration de l’enveloppe des bâtiments existants.

Dès que l’aspect extérieur du bâtiment doit être modifié, il faut :
•    Si l’on est en copropriété, se référer au règlement de copropriété qui indiquera ce qui est réalisable et ce qui ne l’est pas. Si plusieurs copropriétaires ont le même problème, il est intéressant de le régler globalement à l’échelle collective.
•    Déposer une déclaration préalable de travaux auprès du Service d’Urbanisme de votre commune, selon les modalités en vigueur du Corde de l’Urbanisme.


Comment choisir le meilleur chauffage pour mon logement ?


Un logement économe en énergie limitera le poids de votre facture énergétique dans votre budget.
Lors de l’installation ou du renouvellement d’un système, il est impératif de raisonner en « coût global », pour tenir compte du coût d’acquisition du matériel, des coûts prévisionnels d’utilisation et d’entretien de l’installation sur l’ensemble de la durée de vie du matériel. Si vous faites le choix du fioul et du gaz, privilégiez les équipements à haut rendement. Dans tous les cas, un bâtiment économe en énergie nécessitera un appareil de chauffage et des émetteurs moins puissants, donc moins coûteux.


Une attention particulière doit être portée au dimensionnement des installations, qui seront d’autant plus réduites si des travaux d’isolation y ont été conduits : puissance de la chaudière, diamètre des canalisations, taille des radiateurs, calorifugeage. De manière générale, de meilleures performances sont atteintes si les émetteurs de chaleur (plancher ou plafond chauffants, radiateurs) fonctionnent à basse température.

•    La puissance du système :
La puissance de chauffage d’un logement est directement proportionnelle à l’isolation ; plus il est isolé, moins la puissance de la chaudière devra être élevée, et moins l’installation vous coûtera cher. En cas de remplacement d’une chaudière, il convient donc de revoir son dimensionnement surtout si des travaux d’amélioration thermique (isolation, remplacement des vitrages, etc.) ont été réalisés.

Exemple :
Une famille de 4 personnes habite dans un appartement de 100 m² datant de 1965, qui n’a pas été rénovée depuis sa construction :

  • Puissance nécessaire au chauffage : 12 kW

Une autre famille de 4 personnes habite dans un appartement de 100 m² datant de 2005, avec une isolation correcte (conforme à la Réglementation Thermique 2005) :

  • Puissance nécessaire au chauffage : 5,4 kW

Pour déterminer au mieux la puissance du chauffage, il convient de faire appel à un bureau d’étude indépendant, qui calculera les déperditions du logement afin de dimensionner le système (cette étude coûte généralement moins de 400 €).

•    Le type de combustible :
Le choix du type d’énergie (bois, électricité, gaz, etc.) aura un effet direct sur le montant de votre facture de chauffage. Le choix du type de combustible se fera en fonction de la disponibilité des différentes sources (raccordement ou non au gaz de ville, possibilité ou non d’installer une cuve pour le propane ou un silo pour les granulés de bois, etc.).

Les Espace Info-Energie du Centre-Val de Loire tiennent à jour un comparatif du prix des énergies, basé sur les données Pégase (Service de l’observation et des statistiques – Commissariat général au développement durable) :
 

•    Le type de système et d’émetteur :
Le choix du système de chauffage (central ou divisé) et du type d’émetteurs (radiateurs, poêle, plancher ou plafond chauffant) dépendra des caractéristiques de votre logement (besoin de production d’eau chaude, surface à chauffer, répartition et éloignement des pièces, type de combustible, mode d’occupation des pièces). Si votre logement dispose d’un réseau de radiateurs, le plus intéressant est de le réutiliser en y raccordant une chaudière neuve.

Voici un outil qui vous aidera dans le choix d’un système de chauffage :
 

Les différents systèmes et émetteurs seront également à choisir en fonction du confort qu’ils apporteront aux occupants des pièces. L’illustration ci-dessous indique les niveaux de conforts apportés par les différents systèmes :


 
Existe-t-il des solutions pour réduire ma facture sans remplacer tout le système de chauffage ?


•    Améliorez vos radiateurs existants :
Pour que vos radiateurs consomment moins d’énergie sans les changer, équipez-les d’un robinet thermostatique qui va les maintenir à la température choisie, compte tenu du type d’occupation de la pièce (chambre ou séjour) et des apports gratuits de chaleur (exposition sud, etc.).

•    Régulez et programmez votre chauffage :
Un chauffage intelligent qui vous fasse faire des économies ? C’est possible : vous consommerez jusqu’à 10 % de moins avec un système de régulation (qui commande le chauffage en fonction d’une température choisie) et moins encore avec une horloge de programmation (qui réduit automatiquement la température la nuit ou quand la maison est vide).


Quelles sont les obligations d’entretien de mon système de chauffage et de production d’eau chaude ?


L’entretien annuel de votre installation de chauffage et de production d’eau chaude est obligatoire. Pour cela, il est pratique de souscrire un contrat d’entretien qui vous garantit :
•    La visite annuelle systématique d’un professionnel compétent (il nettoiera votre chaudière, en vérifiera les dispositifs de régulation et de sécurité, réglera le brûleur, contrôlera la combustion, etc.);
•    La prévention de la dégradation de votre chaudière ;
•    La définition des engagements de votre professionnel et de vos responsabilités ;
•    Le dépannage rapide de votre installation en cas de panne (certaines entreprises s’engagent même par contrat à intervenir sous 24 heures) ;
•    Des pièces détachées disponibles, correspondant à votre équipement ;
Son coût varie à partir de 100€ en fonction des chaudières et des prestations choisies. Le ramonage du conduit de fumée et le contrôle des conduits tubés par une entreprise qualifiée en fumisterie sont aussi obligatoires.
Entretenue régulièrement, votre chaudière fonctionnera 2 à 3 fois plus longtemps, avec 5 fois moins de pannes et 8 à 12 % de combustible consommé en moins.


Comment fonctionne une chaudière à condensation ?


Une chaudière à condensation permet de récupérer la chaleur contenue sous forme de vapeur d’eau dans les fumées. En effet, avant d’être évacuées par la cheminée, les fumées chaudes traversent un échangeur, qui récupère la chaleur qu’elles contiennent. Attention, pour que le phénomène de condensation ait bien lieu, l’eau qui revient à la chaudière doit avoir une température inférieure à 56°C !
La vapeur d’eau contenue dans les fumées peut alors se condenser sur l’échangeur. Celle-ci réchauffe l’eau de retour du circuit de chauffage et s’ajoute à la chaleur de combustion. La condensation n’est compatible qu’avec des radiateurs ou un plancher chauffant dimensionnés pour fonctionner à basse température.


Comment fonctionne une pompe à chaleur ? quelles sont les précautions à prendre ?


Votre artisan vous aidera à déterminer le type de pompe à chaleur adéquat en fonction des caractéristiques de votre logement (utilisation des locaux, système de chauffage actuel, prix et contraintes d’installation). Attention, l’installation d’une pompe à chaleur modifie l’aspect extérieur de votre logement. Avant toute installation, une déclaration préalable de travaux doit obligatoirement être transmise au Service Urbanisme de votre commune.

Comment fonctionne une pompe à chaleur ?


Le principe d’une pompe à chaleur (PAC) est celui d’un « réfrigérateur inversé ». Cet appareil permet de transférer la chaleur du milieu le plus froid (et donc le refroidir) vers le milieu le plus chaud (et donc de le chauffer). Il est constitué d’un circuit dans lequel circule un fluide frigorigène à l’état liquide ou gazeux. Schématiquement, la pompe à chaleur prélève un peu de chaleur à l’extérieur (l’air extérieur, le sous-sol du jardin, une source, …) qu’elle restitue dans l’habitation. Il existe différents types de PAC selon le milieu d’origine de l’énergie captée. On parle selon les cas de modèles air/air, air/eau, sol/sol, sol/eau ou eau/eau. Le premier terme désigne l’origine du prélèvement et le second, le mode de diffusion de la chaleur (soufflerie, circuit d’eau chaude, plancher chauffant avec fluide frigorigène). Les pompes à chaleur sol/… ou eau/… sont dites « géothermiques ». Elles prennent l’énergie dans le sol ou les nappes souterraines.
Particulièrement efficace dans un logement bien isolé avec un plancher chauffant, la PAC est donc destinée prioritairement aux bâtiments neufs. Concernant leur utilisation en rénovation, une attention particulière doit être portée sur l’isolation et l’adaptation des émetteurs de chaleur.
•    COP, ETAS, SCOP : quels critères de performances prendre en compte ?
Le coefficient de performance (COP) constitue une caractéristique technique fondamentale de la pompe à chaleur. Cet élément permet d’évaluer l’efficacité de l’appareil.
Ce coefficient fait partie des critères demandés pour bénéficier de différentes aides financières, et permet de vérifier la performance du matériel proposé par les entreprises.
Il convient de différencier les critères suivants :

  • COP théorique, mesuré en laboratoire pour une température extérieure de 7°C et une température d’eau circulant dans les radiateurs de 35°C
  • SCOP ou COP saisonnier, estimé selon un climat moyen européen durant une saison de chauffe
  • ETAS ou Efficacité énergétique saisonnière, qui est égal au SCOP divisé par 2,5. Ce coefficient est exprimé en pourcents.

•    Quels sont les avantages et inconvénients des différents types de pompes à chaleur ?
Voici un tableau détaillant les avantages et inconvénients de chaque système :


 
•    Quelles sont les précautions à prendre pour garantir le bon fonctionnement d’une pompe à chaleur ?
Voici quelques règles pour garantir le bon fonctionnement de votre pompe à chaleur :

  • Choisir une source froide la plus chaude possible avec un stock de chaleur ou un débit suffisant
  • Avoir un circuit de chauffage basse température (moins de 35°C). Cette température ne doit pas être supérieure à 40°C : une augmentation de 10°C de la température d’eau de chauffage entraîne une augmentation de 20 à 30 % de la consommation d’énergie
  • Dans le cas d’une PAC aérothermique (puisage de la chaleur sur l’air extérieur), abaisser le taux d’hygrométrie de la source froide permet d’éviter le givrage de l’échangeur. On préférera une façade moins exposée aux intempéries pour l’implantation de l’unité extérieure (façade sud dans l’idéal)
  • Eviter le surdimensionnement d’une PAC et utiliser un ballon tampon permet d’éviter le fonctionnement de la PAC en cycle court, qui pourrait dégrader prématurément le matériel
  • Faire appel à un bureau d’étude indépendant pour calculer les déperditions du logement afin de dimensionner la PAC et de calculer le COP annuel (environ 400 €)
  • Pour contrôler la consommation et d’éventuels dysfonctionnements, il peut être intéressant d’installer un compteur d’énergie (électrique) sur le circuit de la pompe à chaleur.

Plus d’informations disponibles dans le guide ADEME : https://www.ademe.fr/installer-pompe-a-chaleur


Le chauffage au bois ?


Votre artisan vous aidera à déterminer le type de pompe à chaleur adéquat en fonction des caractéristiques de votre logement (utilisation des locaux, système de chauffage actuel, prix et contraintes d’installation).
•    Est-il intéressant aujourd’hui d’installer un système de chauffage au bois ?
Plusieurs raisons amènent aujourd’hui un grand nombre de particuliers à se tourner vers cette énergie :

  • Une ressource renouvelable : on peut dire que le bois est une énergie renouvelable car la ressource se reconstitue rapidement, à l’inverse des énergies fossiles qui mettent plusieurs millions d’années à reformer leur stock.
  • Des systèmes variés : les appareils de chauffage au bois sont aujourd’hui capables de couvrir la totalité des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire des logements. Ils peuvent alimenter radiateurs et planchers chauffants, et sont équipés de régulation performante qui permet un confort de chauffe équivalent aux chaudières à combustibles fossiles (fioul, gaz). Ces appareils peuvent être alimentés manuellement ou de façon automatique à partir des différentes formes combustibles existantes.
  • Un prix du bois moins soumis aux variations : le prix du bois suivra probablement la tendance à la hausse du prix de toutes les énergies. Toutefois cette augmentation devrait être faible, ou du moins se stabiliser dans le temps pour plusieurs raisons :
  • Le parc actuel d’appareils de chauffage au bois est en train d’être renouvelé grâce aux aides de l’état. Les nouveaux appareils sont plus performants et moins consommateurs de ressources
  • La filière bois-énergie est en plein essor, la production est amenée à doubler dans les 20 prochaines années
  • Contrairement aux énergies fossiles qui sont intégralement importées, le bois est une ressource locale. Elle est donc moins soumise au contexte international de fluctuations du prix des énergies
  • Un fournisseur établit généralement avec son client un contrat sur 3 ans pour une fourniture de combustible à prix fixe.


Quel type de combustible choisir ?

 

  • Le bois bûche : combustible 100% naturel, local et aujourd’hui l’une des énergies les moins chères du marché. Il faut cependant être très vigilant sur ses caractéristiques (essences, humidité…) car elles impactent le rendement et la performance des appareils de chauffage. Le temps de séchage optimal pour obtenir un bois sec à 20 % d’humidité, sous abri est de 15 mois pour des bûches de 33 cm. Le contenu énergétique d’un stère de bois bûches (hêtre, chêne), est en moyenne de 1 500 kWh à 2 000 kWh.
  • Le pellet (ou granulé de bois) : fabriqué principalement à partir de déchets de bois et de sciure, broyés et séchés (généralement avec des chaudières à déchets de bois). Le mélange obtenu passe dans une presse afin de former des petits cylindres d’environ 2 cm de longueur et 6 mm de diamètre. Ce procédé confère au granulé un contenu énergétique important (entre 4 700 et 5 000 kWh/tonne) puisque le pourcentage d’humidité est très faible (environ 8 %). Par ses caractéristiques de combustion, le granulé produit 1 % de cendres tandis que le bois bûche en produit jusqu’à 25 %. Le choix du type de granulé peut avoir des conséquences sur le fonctionnement de l’appareil de chauffage. Vérifiez le taux de poussière et de cendres (il doit être d’environ 1 %), privilégiez une production locale et préférez la certification DIN+ ou NF.
  • Le bois déchiqueté (ou plaquettes) : fabriqué sur le site d’exploitation du bois à l’aide d’une broyeuse. Ce travail s’effectue en période hivernale (absence de feuillage). Le bois broyé « vert » nécessite un séchage de 4 à 6 mois avant de passer en chaudière. Son taux d’humidité à l’entrée de la chaudière ne doit pas dépasser les 30 % (optimum <20 %). L’unité de mesure du bois déchiqueté s’exprime en MAP (mètre cube apparent plaquettes) ou en tonne pour un taux d’humidité donné. Le Pouvoir Calorifique Inférieur (PCI) varie beaucoup en fonction de l’humidité et peu en fonction de l’essence du bois. Le contenu énergétique est de 3 300 à 3 600 kWh/tonne pour une humidité inférieure à 30 %. Les plaquettes nécessitent 10 fois plus de stockage que le fuel (si vos consommations de fuel sont de 1500 litres, il vous faudra 15 m3 de plaquettes).


•    Quel système de chauffage privilégier en fonction de la configuration de mon logement ?
Voici un graphique qui orientera le choix du système de chauffage, en fonction des spécificités de votre logement :
 

•    Quelles sont les performances des différents systèmes ?


 

•    Quel est le prix d’installation des différents systèmes ?

 

L’énergie solaire photovoltaïque


L’énergie solaire photovoltaïque est une énergie facilement valorisable par les particuliers. La lumière du soleil est disponible partout, surtout dans notre région, la technologie est en progrès constant et son coût est de plus en plus compétitif. Son installation est relativement simple, sa taille facilement modulable et son fonctionnement sans intervention ou presque. Il existe cependant quelques pièges à éviter.

•    Comment ça marche ?

Certains matériaux semi-conducteurs comme le silicium possèdent la propriété de générer de l’électricité quand ils reçoivent la lumière du soleil : c’est l’effet photovoltaïque, découvert par Becquerel en 1839. Il est mis en application dans les cellules photovoltaïques, petits composants électroniques le plus souvent à base de silicium. Le principe est le suivant : les photons de la lumière solaire transfèrent leur énergie aux électrons du matériau semi-conducteur. Ceux-ci se mettent en mouvement et créent un courant électrique collecté par une grille métallique très fine. Sans pièce mécanique, sans bruit, sans production de polluants, les cellules photovoltaïques convertissent directement l’énergie solaire en électricité, sous forme de courant continu.
Chaque cellule ne génère qu’une petite quantité d’électricité. Assemblées en série et en parallèle, elles fournissent une tension et un courant électrique : on obtient ainsi des modules photovoltaïques. Ce sont eux qui sont commercialisés. Le matériau utilisé étant très fragile, il est nécessaire de le protéger des chocs par un verre transparent et solide. Les enveloppes employées actuellement sont étudiées pour résister de vingt à trente ans aux agressions de l’environnement. Les modules ont en général une forme rectangulaire et quelques centimètres d’épaisseur avec leur cadre. Leur surface peut varier entre quelques centimètres carrés et trois mètres carrés. Un module cadré de 60 cellules en verre/polymère (type le plus courant) a une surface autour de 1,5 m² et pèse environ 15 kg. Il est constitué de 60 cellules et sa puissance nominale est d’environ 250 W.

Plusieurs technologies de fabrication coexistent :

1.    Les technologies cristallines qui utilisent des cellules peu épaisses (0,15 à 0,2 mm) connectées en série et collées sous un verre protecteur. Leur durée de vie est d’au moins 25 ans. Le silicium qui les compose peut être multicristallin ou monocristallin :

  • Les modules de type « silicium multicristallin » sont les plus courants. Leur rendement est d’environ 13 à 15 % ;
  • Les modules de type « silicium monocristallin » peuvent être les plus efficaces. Si le rendement de conversion atteint 18%, ils sont plus chers que les premiers.


Ces deux types de modules couvrent environ 85% du marché mondial.

2.    Les technologies « couches minces » dans lesquelles une couche très mince (quelques millièmes de mm) d’un ou plusieurs matériaux est déposée sur un support (verre, acier inoxydable, matière plastique…). Les modules de type « silicium amorphe » relèvent de cette technologie. Leur rendement de conversion se situe entre 6 et 9%. D’autres technologie (tellurure de cadmium [CdTe], disé-léniure de cuivre et d’indium [CIS ou CIGS] par exemple) sont disponibles aussi sur le marché.

•    Faut-il vendre ou consommer l’électricité produite ?
L’électricité produite par vos panneaux solaires peut être :

  • Intégralement vendue à un fournisseur d’énergie.
  • Autoconsommée en direct dans votre logement. L’excédent produit peut être injecté dans le réseau, ou stocké sur batteries pour une utilisation ultérieure. L’association Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque propose une présentation simplifiée sur l’autoconsommation.

•    Combien et comment vendre l’électricité produite ?

L’acheteur qui deviendra votre partenaire, EDF Obligation d’Achat (EDF OA), a l’obligation d’acheter l’électricité que vous injectez sur le réseau à un tarif fixé par l’État, appelé tarif d’achat photovoltaïque, exprimé en centimes d’euro par kWh produit. Le tarif d’achat dépend de la puissance de l’installation et de l’intégration des modules dans la toiture (intégration au bâti, intégration simplifiée au bâti, surimposition). Cependant, ce dernier paramètre a disparu depuis le 1er octobre 2018. Vous pouvez consulter les tarifs en vigueur sur le site photovoltaique.info
Pour bénéficier du tarif d’achat le plus élevé, la puissance totale doit être inférieure ou égale à 9 kWc et le système intégré au bâti. Le tarif d’achat baisse chaque trimestre à un rythme variable en fonction de la croissance du nombre de projets. À partir du moment où vous (ou votre installateur) avez déposé votre demande complète de raccordement auprès de votre gestionnaire de réseau (Enedis ou ELD), votre tarif d’achat initial est fixé. Il n’est effectif qu’après la mise en service de votre installation et la signature de votre contrat d’achat avec l’acheteur. Il sera par la suite indexé annuellement, durant les 20 ans de votre contrat d’achat.
Les baisses de tarifs n’affectent que les nouveaux projets et non pas ceux qui ont déjà fait l’objet d’une demande complète de raccordement. Les tarifs sont publiés par la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie). Ces tarifs vous permettent de rentabiliser votre investissement sur une période comprise entre 10 et 20 ans selon son tarif d’achat et l’ensoleillement.

Tous les ans, à la date anniversaire de la mise en service de votre installation photovoltaïque, vous envoyez votre facture à EDF OA. La facturation peut se faire en ligne sur le site d’EDF OA.

•    Comment bien dimensionner mon installation ?
Le dimensionnement de votre installation dépendra de la solution que vous aurez retenue : vente totale, autoconsommation totale ou autoconsommation partielle.

  • Vous pouvez envisager une grande installation de 6 à 9 kWc, nécessitant de 45 à 75 m² de toiture. Vous générerez forcément beaucoup plus d’énergie que vous ne pourrez en utiliser. Vous vendrez les surplus non consommés à EDF OA pour vous aider à amortir votre installation pendant les 20 ans du contrat d’achat. Au-delà des 20 ans, vous pourrez conserver l’usage entier de la production de votre installation.
  • Vous pouvez envisager une installation beaucoup plus petite visant à couvrir vos consommations probables. Le plus souvent, il suffira de deux à trois modules photovoltaïques d’une puissance totale de 0,5 à 0,8 kWc, occupant 4 à 6 m² de surface. Le but n’est pas de couvrir la pointe du micro-ondes, mais la consommation de « base » quasi permanente. Vous ferez une économie certaine tout au long de la journée. On vise une installation pas trop importante pour produire ce dont vous avez besoin, mais pas plus.

Lire à ce propos une présentation simplifiée sur l’autoconsommation réalisée par l’association Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque, ainsi que leur guide très complet.
Vous pouvez évaluer votre production grâce à l’outil de l’Association BDPV. Il vous permet également de vérifier vos devis.

•    Existe-t-il une aide financière pour l’autoconsommation ?
Oui, depuis le 10 mai 2017 il existe désormais une prime pour les installations en autoconsommation avec vente du surplus de production (énergie produite qui n’est pas consommée directement sur place). Le montant de la prime dépend de la taille de l’installation.
Les montants sont disponibles sur le site https://www.photovoltaique.info/fr/tarifs-dachat-et-autoconsommation/tarifs-dachat/arrete-tarifaire-en-vigueur/
La demande de prime à l’autoconsommation, qui sera versée par EDF Obligation d’Achat, se déclenche une fois la demande de raccordement à Enedis effectuée.

•    Combien coute une installation ?
L’ordre de grandeur du coût d’un petit système photovoltaïque (matériel et pose) intégré en toiture est d’environ 2,5 à 3 € / Wc. Ce coût est moins élevé pour une pose sur le sol ou sans intégration au bâti. Il peut être plus élevé si le projet intègre des services annexes ou si sa mise en œuvre est complexe. Il faut y ajouter le coût de raccordement, qui comprend selon les cas un simple branchement ou la réalisation d’une extension de réseau. Si vous vendez la totalité de votre production, ce coût est d’environ 1 200 € (jusqu’à 3 000 € en cas de configuration complexe). Si vous injectez dans le réseau le surplus de votre production, le coût est moins élevé et nul dans le cas d’un simple branchement.
Tous les 10 ans environ, vous devez faire réparer ou remplacer votre onduleur. Son prix moyen est actuellement compris entre 1 000 et 2 000 €, selon sa puissance. Tous les ans, le gestionnaire de réseau vous facturera le Tarif d’utilisation du réseau public d’électricité (TURPE, en 2017 près de 40 € TTC pour l’injection de la totalité et 12 € TTC pour l’injection du surplus). La maintenance de votre installation est en principe réduite : une fois en marche, elle ne coûte pas cher. Cependant, surveillez son fonctionnement en suivant régulièrement votre production. Le surcoût annuel de l’installation photovoltaïque dans l’assurance multirisques habitation peut varier de 0 à 50 €.
L’Association BDPV propose un outil simplifié en ligne pour vérifier vos devis.

•    Dois-je faire réaliser les travaux par un professionnel ?
Oui, si vous souhaitez bénéficier du tarif d’achat et/ou de la prime à l’autoconsommation, l’installation doit être réalisée par une entreprise porteuse de la mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
Vous trouverez également l’annuaire national des entreprises RGE ici. Vous pouvez également vérifier sur ce site que l’entreprise est bien porteuse du label au moment de la facturation.
Privilégiez les professionnels qui se seront déplacés chez vous et auront observé les spécificités de votre situation avant de vous proposer un devis.


L’énergie éolienne


    Comment ça marche ?
Héritiers des moulins à vent, les aérogénérateurs – plus souvent appelés éoliennes – utilisent la force du vent pour la transformer en électricité. La machine se compose de pales (3 en général) portées par un rotor et installées au sommet d’un mât vertical. Cet ensemble est fixé sur une nacelle qui abrite un générateur électrique. Un moteur électrique permet d’orienter la nacelle afin que le rotor soit toujours face au vent. Le vent fait tourner les pales entre 10 et 25 tours par minute. Le générateur transforme l’énergie mécanique ainsi créée en énergie électrique injectée dans le réseau en conformité avec les normes électriques applicables.


 
Il existe deux grands types d’éoliennes :

  • Les grands aérogénérateurs récents installés dans les parcs éoliens développent une puissance d’environ 2 MW, ce qui correspond à la consommation d’environ 2 000 foyers (hors chauffage). Le mât est en général deux fois plus haut que la longueur des pales : de l’ordre de 100 m pour des pales de 50 m.
  • Les petites éoliennes destinées aux particuliers fonctionnent sur le même principe. Leur puissance varie entre 0,1 et 36 kW. Le mât mesure entre 10 et 35 m. Elles peuvent alimenter des bâtiments isolés non reliés au réseau électrique ou bien être raccordées au réseau pour une vente de la production. Elles s’adaptent également à des zones de vent irrégulier


Les éoliennes les plus fréquentes sont à axe horizontal, mais il en existe aussi à axe vertical. Elles fonctionnent pour des vitesses de vent généralement comprises entre 14 et 90 km/h. Au-delà, elles sont progressivement arrêtées pour sécuriser les équipements et minimiser leur usure.

    Est-il intéressant d’installer une éolienne chez soi ?
Les petites éoliennes les plus courantes, à axe horizontal, fonctionnent mal dans les zones urbaines où les turbulences sont importantes. Elles peuvent convenir en revanche dans les secteurs ruraux, en particulier dans les sites isolés non raccordés au réseau, si le potentiel éolien y est intéressant.
La force, la fréquence et la régularité des vents sont des facteurs essentiels pour que l’exploitation de la ressource éolienne soit intéressante, et cela quelle que soit la taille de l’éolienne. À moins de 20 km/h de moyenne annuelle (soit 5,5 m/sec), l’installation d’une éolienne domestique n’est pas conseillée.
Ainsi, même si la zone où vous habitez semble favorable à l’installation d’une éolienne, il est indispensable de bien étudier le vent au travers des données météorologiques locales et de réaliser des mesures. Ce travail doit être réalisé par un professionnel qui va évaluer la ressource de vent locale et la production électrique. Plus le paysage est vallonné, plus ces précautions sont absolument nécessaires car, du fait du relief, les situations peuvent varier de façon importante sur de faibles distances.


 

•    Les éoliennes de pignon sont-elles efficaces ?
Non, les éoliennes dont l’axe de l’hélice est porté au-dessus du toit d’une maison par un mât, lui-même fixé par l’intermédiaire de consoles à un mur-pignon de cette maison, ne sont pas efficaces. Pire, elles peuvent endommager la structure même de votre maison et apporter des nuisances sonores.
Lire à ce propos la note rédigée par l’Association Française des Professionnels du Petit Eolien (AFPPE).

•    Quelles sont les autorisations administratives nécessaires ?
Si le mât de votre éolienne ne dépasse pas 12 mètres de haut, une déclaration de travaux suffit.
Si le mât de votre éolienne dépasse 12 mètres de haut il faut déposer une demande de permis de construire auprès de la mairie de votre commune. Si elle dépasse 50 mètres, il est en outre nécessaire de réaliser une étude d’impact et une enquête publique. Lorsque la hauteur du mât est inférieure à 50 mètres, une notice d’impact suffit. Le permis de construire sera délivré par le maire lorsque l’énergie est destinée à l’autoconsommation ou par le préfet lorsqu’elle est destinée à la vente.
Enfin, une éolienne domestique, par la rotation des pales, produit un volume sonore faible. Ce frottement des pales contre l’air peut gêner des voisins. C’est pourquoi il est nécessaire de prévenir ses plus proches voisins, pour vérifier si, pour eux, une éolienne ne représente pas un trouble anormal du voisinage.

•    Comment coûte une installation ?
Pour une installation de 1,5 kW à 8 mètres de hauteur, il faut compter aux alentours de 8 000 €.


L’énergie solaire thermique ?


L’énergie solaire thermique est une énergie renouvelable consistant à produire de la chaleur ou de l’eau chaude à partir de capteurs solaires.
Elle est disponible partout, gratuite à l’usage, renouvelable et non polluante. Il est simple de la capter pour produire de la chaleur. Grâce à des équipements robustes et fiables, l’énergie solaire permet de fournir une partie importante des besoins de chauffage et d’eau chaude pendant de nombreuses années.

•    Le chauffe-eau solaire individuel
Le chauffe-eau solaire individuel (CESI) est la solution solaire thermique la plus simple à mettre en œuvre. Grâce à un principe fiable, il permet de chauffer une partie de l’eau sanitaire de la maison.

Comment ça marche ?

Un chauffe-eau solaire individuel fonctionne grâce à l’énergie récupérée par les panneaux solaires. L’énergie captée est absorbée par un fluide caloporteur qui restitue la chaleur dans le ballon d’eau chaude. Le ballon stocke l’eau chaude pour la restituer en fonction de l’utilisation. Le chauffe-eau solaire permet ainsi de couvrir au minimum 50 % des besoins en eau chaude sanitaire de la maison, tout en réduisant au moins d’autant la facture.

Le chauffe-eau solaire est constitué de 5 éléments principaux :

  • Des capteurs thermiques qui reçoivent le rayonnement solaire
  • Un circuit primaire pour transporter la chaleur
  • Un ballon de stockage d’eau relié aux capteurs
  • Une régulation solaire
  • Un appoint


Les différents types de capteurs :

  •  Les moquettes solaires sont les plus simples. Capteurs souples ou « moquettes », ils sont peu coûteux et produisent de l’eau jusqu’à30°C environ. En revanche, ils ne peuvent servir pour l’eau sanitaire que dans les pays chauds ;
  • Les capteurs plans sont les plus répandus. Particulièrement adaptés à un usage courant, ils produisent de l’eau de 50 à 80°C(90°C pour les capteurs à double vitrage).
  • Les capteurs sous vide sont les plus efficaces mais aussi les plus chers. Ils sont composés de tubes sous vide d’air, ce qui améliore l’isolation et réduit les pertes de chaleur. Ils produisent généralement de l’eau de 60 à 85°C (jusqu’à 120°C dans certains cas). Par contre ils sont assez fragiles et, s’ils perdent leur étanchéité, leur rendement chute considérablement.

Remarques : Un capteur de qualité doit être efficace, robuste et résistant (à la grêle, au vent, au froid et à la chaleur), durable et facile à installer.
Les capteurs fréquemment utilisés pour les CESI sont les capteurs plans. Les capteurs sous vide sont préférés pour des climats rigoureux

Deux types de ballon solaire

  •  Les ballons verticaux sont les plus courants et les plus efficaces.
  • Les ballons horizontaux sont bien moins performants. Ils peuvent cependant être nécessaires dans le cas de CESI à thermosiphon, compte tenu des contraintes d’installation.

La durée de vie d’un ballon est très variable. Selon les marques, la garantie peut aller de 1 à 10 ans. Les ballons en acier inoxydable, thermo-vitrifiés ou à double émaillage résistent mieux à la corrosion. Si votre eau est calcaire, choisissez un ballon à échangeur émaillé ou lisse sur lequel le tartre se dépose moins.

Deux bonnes raisons d’en installer
Un équipement fiable et robuste :
Le chauffe-eau solaire peut couvrir, selon la région et la taille de l’installation :

  • 50 à 80 % des besoins moyens annuels d’eau chaude sanitaire ;
  • La totalité des besoins à la belle saison, ce qui permet d’éteindre complètement la chaudière en été.

Bien conçus, bien utilisés et régulièrement entretenus, les éléments d’un chauffe-eau solaire individuel ont une durée de vie :

  • De 20 à 30 ans pour des capteurs plans de qualité (certains constructeurs les garantissent 10 ans);
  • De 15 à 20 ans pour un ballon performant, avec un suivi régulier;
  • D’environ 10 ans pour le circulateur, les sondes de température et la régulation.


Un choix écologique :
Le chauffe-eau solaire consomme peu d’électricité (uniquement pour le circulateur) et ne rejette pas de CO2, ni de polluant quand il fonctionne. Il diminue les rejets de gaz à effet de serre de 45% à plus de 70%, selon l’appoint utilisé.
L’énergie utilisée pour fabriquer l’équipement est compensée par sa faible consommation quand il fonctionne. Au total, il utilise beaucoup moins d’énergie qu’un ballon électrique ou qu’un chauffe-eau à gaz.
Le matériel constituant un CESI (en particulier les capteurs) est en grande partie recyclable.

•    Le système solaire combiné :
Le système solaire combiné (SSC) à des similitudes avec le chauffe-eau solaire : grâce à l’énergie solaire, il vous permet de produire votre eau chaude sanitaire mais il a une particularité, peut également chauffer votre maison, toujours grâce au soleil.

Comment ça marche ?
Le système solaire combiné (SSC) à hydro accumulation (avec stockage de l’eau de chauffage en ballon)
Ce principe est basé sur le stockage de l’eau chaude solaire dans un ballon tampon afin de restituer la chaleur tout au long de la journée.

Il est constitué de 4 principaux éléments :

  • Des capteurs thermiques vitrés qui reçoivent le rayonnement solaire et ainsi chauffe le liquide caloporteur.
  • Un ballon tampon d’eau de grande capacité (environ 700 l) intégrant l’eau du circuit de chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.
  • Une chaudière d’appoint raccordée au ballon tampon.
  • Un ensemble de régulation.


•    Le plancher solaire direct (PSD)
Le principe consiste à envoyer directement le fluide caloporteur chauffé par les capteurs solaires dans une dalle béton, sans passer par un échangeur de chaleur ou un stockage tampon, c’est le plancher chauffant qui fait office de réservoir. L’inertie thermique de la dalle permet de restituer, la nuit, la chaleur accumulée le jour. Un ballon autonome assure la production et le stockage d’eau chaude sanitaire. Une chaudière, raccordée au plancher et au ballon permet de compléter les besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire.

Pour utiliser l’énergie solaire, des capteurs doivent être installés sur le toit ou à proximité de la maison. La surface de capteurs doit être adaptée aux besoins en chaleur. Elle dépend donc de la localisation de la maison, de son niveau d’isolation et de sa taille. Il faut compter environ :

  • 1 m2 de capteurs pour 10 m2 chauffés en rénovation
  • 0,7 m2 de capteur pour 10 m2 chauffés pour des maisons RT 2012 ou très bien isolées

Cela équivaut, pour une maison de 140 m2 située dans la moyenne en termes d’isolation et de localisation géographique à environ 14 m2 de capteurs, et 10 m2 si la maison est construite en appliquant la RT 2012 et nécessite donc peu de chauffage.


Les SSC doivent maîtriser les surchauffes estivales. En été, la chaleur captée étant utilisée uniquement pour chauffer l’eau sanitaire, les capteurs peuvent atteindre des températures très élevées. Il est donc important que l’équipement soit doté d’un dispositif de gestion des surchauffes.

Indépendant, l’appoint pour le chauffage peut être assuré par un insert, un poêle, une chaudière ou une pompe à chaleur qui apportera le complément de chaleur nécessaire en absence de soleil. L’appoint pour l’eau chaude sanitaire est le plus souvent assuré par une résistance électrique. Ce système est suffisant et facile à gérer dans une région bien ensoleillée, pour une maison très bien isolée ou de petite taille, ou pour une résidence secondaire. Couplée au système solaire combiné, la production de chaleur est assurée par une chaudière performante qui prend le relais automatiquement. Cette solution est préférable dans les grandes maisons et les régions à ensoleillement irrégulier. Les économies d’énergie seront d’autant plus importantes que l’appoint est performant et bien réglé.
Les émetteurs de chaleur à basse température sont recommandés pour optimiser le fonctionnement du solaire thermique : radiateurs basse température, planchers ou  murs  chauffants  basse  température…

Combien coûte une installation ?


Le coût d’une installation solaire peut varier largement en fonction de la localisation, du nombre de panneaux et de la composition de la famille. Le retour sur investissement sur 10 ans est compétitif par rapport aux autres énergies. En raison de l’importante durée de vie des capteurs et de l’absence d’inflation, la rentabilité sur 20 ans est une des meilleures.


Comment entretenir mon installation ?


Un entretien régulier par un professionnel est gage de bon fonctionnement et de durabilité des équipements. C’est aussi une précaution utile pour éviter les pannes. Si la pression et la régulation sont vérifiées régulièrement par l’utilisateur, un contrôle par un professionnel peut être effectué tous les 2 ans. Pour un CESI ou un chauffage solaire, il n’y a pas d’obligation d’entretien sur les capteurs ou le ballon.

La vérification des capteurs est utile annuellement pour contrôler en particulier l’état du fluide caloporteur. Leur nettoyage n’est en revanche pas nécessaire, leurs vitrages sont autonettoyants.
Le nettoyage du ballon est recommandé tous les 3 ans pour éliminer le tartre qui peut s’être déposé et qui diminue ses performances.

Selon la nature de l’appoint (chaudière au fioul, au gaz, au bois, appoint électrique…), un entretien annuel peut être nécessaire et même obligatoire : ramonage, vérification de la chaudière, détartrage… L’entretien de la partie solaire de l’installation n’engendre pas de surcoût notable. Il existe aujourd’hui des systèmes de contrôle à distance, via des sondes reliées à un boîtier communicant, qui vérifient le fonctionnement de l’installation et signalent d’éventuels problèmes. Certains fabricants proposent des offres de télé suivi de leurs installations solaires thermiques.

Un test simple : Par temps ensoleillé, coupez l’appoint de votre CESI ou de votre SSC. Si vous n’obtenez plus d’eau chaude, votre installation solaire présente un dysfonctionnement.


L’énergie hydroélectrique


Comment ça marche ?
L’hydroélectricité est l’exploitation de la force motrice de l’eau pour générer de l’énergie électrique. Techniquement, elle fonctionne sur le même principe que l’éolien. L’eau emprunte une conduite, puis son mouvement entraîne la rotation d’une roue ou d’une turbine, laquelle combinée à un générateur produit un courant continu. Un onduleur permet ensuite de le convertir en courant alternatif, qui peut être stocké dans des batteries ou renvoyé vers le réseau.

La puissance d’une centrale hydroélectrique dépend du débit de l’eau qui s’écoule et de sa hauteur de chute. Les petites centrales hydroélectriques (PCH) sont des installations de production énergétique d’une puissance inférieure à 10 000 kW. On distingue :

  • Les pico-centrales, de puissance inférieure à 20 kW ;
  • Les microcentrales, de puissance comprise entre 20 et 500 kW ;
  • Les minicentrales, de puissance comprise entre 500 et 2 000 kW ;
  • Les petites centrales, de puissance comprise entre 2 000 et 10 000 kW.


Les grandes centrales hydroélectriques ont des puissances supérieures à 10 000 kW (grands barrages, grands fleuves). Il existe plusieurs types de PCH :

  • Les centrales de haute chute (hauteur supérieure à 300 m) : la puissance est principalement liée au fort dénivelé entre la prise d’eau et le rejet. La conduite forcée est l’ouvrage le plus important de ce type de centrale ;
  • Les centrales de moyenne chute (hauteur entre 30 et 300 m) : la puissance est liée à la fois à la hauteur de chute et au débit turbiné ;
  • Les centrales de basse chute (hauteur inférieure à 30 m) : la puissance dépend alors du débit turbiné. L’ouvrage le plus important est ici le barrage ou la prise d’eau, le plus souvent construit en béton.


•    Puis-je créer une nouvelle installation ?
La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 a mis en place des dispositions particulières concernant l’hydroélectricité. La rénovation d’installations déjà existantes est préférable à la construction de nouvelles installations. En effet, les autorités préfèrent limiter les conséquences écologiques sur les cours d’eau (circulation des poissons et des sédiments).

Cependant, si vous disposez d’un cours d’eau sur votre terrain avec un débit suffisamment fort et une hauteur de chute significative, vous pouvez faire une demande d’installation pour une pico-centrale. Cette procédure peut être longue (jusqu’à 2 ans).

Il faut d’abord faire réaliser une étude de faisabilité, puis déposer une demande d’autorisation administrative pour vous assurer de pouvoir utiliser votre cours d’eau d’un point de vue légal (le « droit d’eau »).

Parallèlement, il vous faudra demander un permis de construire, ainsi qu’une autorisation de travaux sur votre cours d’eau auprès de la Direction Départementale du Territoire. Le dossier que vous aurez à remettre doit comprendre en outre une évaluation de l’impact environnemental de votre centrale sur la vie aquatique du site.



Choisir son fournisseur d’énergie : qu’est-ce qu’une offre verte ?


•    L’électricité verte :
Le terme électricité « verte » désigne l’électricité produite uniquement à partir de sources d’énergies renouvelables telles que l’énergie hydraulique (barrages), éolienne, solaire, géothermique, houlomotrice et marémotrice ou encore l’énergie issue de la biomasse (bois, gaz de décharge, gaz de stations d’épuration d’eaux usées, biogaz, etc.).

Une offre de fourniture d’électricité est dite « verte » si le fournisseur peut garantir qu’une quantité d’électricité d’origine renouvelable équivalente à la consommation des clients de cette offre a été injectée sur le réseau. Pour prouver qu’une quantité équivalente d’électricité verte a été injectée sur le réseau, seules les Garanties d’Origine (GO) ont valeur de certification.

Les Garanties d’Origine assurent, au niveau européen, la traçabilité administrative de l’électricité verte. Ce sont des certificats électroniques délivrés aux producteurs proportionnellement à la quantité d’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables. La société Powernext assure la délivrance, le transfert et l’utilisation des GO au Registre National des Garanties d’Origine.

IMPORTANT : Les Garanties d’Origine peuvent être échangées indépendamment de l’électricité qu’elles certifient. Pour savoir si une offre est toute ou en partie « verte », nous vous conseillons d’utiliser le comparateur d’offres du Médiateur National de l’Energie. Dans ce comparateur indépendant, les fournisseurs doivent préciser la source des Garanties d’Origine :

  • Pays : France ou Europe ;
  • Source de production : hydraulique, éolien, photovoltaïque, etc.

Il leur est également demandé de préciser s’ils s’approvisionnent directement auprès de producteurs d’énergies renouvelables ou par leurs sites de production d’énergies renouvelables.

•    Le gaz vert :
Le gaz « vert » est issu essentiellement du biométhane qui, contrairement au gaz naturel présent dans les sous-sols de la planète, est obtenu par un procédé chimique et biologique : la méthanisation. La méthanisation est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène. Cette dégradation produit du biogaz essentiellement du méthane qui peut être valorisé pour produire de l’énergie électrique et de la chaleur, ou, après avoir été épuré, être directement injecté dans le réseau de gaz. Dans ce dernier cas, il prend alors la dénomination de biométhane.

Le biométhane ainsi produit peut être utilisé soit comme source de chaleur, en mélange avec le gaz naturel dans le réseau de gaz (« injection »), soit directement comme « carburant » dans des véhicules adaptés. La production du biométhane est contrôlée par le gestionnaire de réseau GRDF qui tient le registre national des garanties d’origine et permet ainsi d’assurer la traçabilité des molécules produites.

En plus des offres de gaz vert, certifiées par le mécanisme des garanties d’origine, il existe aussi des offres dites « compensé carbone ». Dans ces offres, le fournisseur s’engage à compenser les émissions de CO2 en achetant des crédits carbone, pour chaque kWh de gaz consommé, auprès d’associations habilitées. Elles mettent en place des projets qui permettent d’éviter les émissions de carbone, ou de capter du gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère et peuvent être localisées n’importe où dans le monde, en vertu du principe de neutralité géographique (Protocole de Kyoto).
Source : Médiateur National de l’Energie



Comment comparer les offres proposées par les fournisseurs ?


Que ce soit pour le gaz naturel ou pour l’électricité, le Médiateur National de l’Energie propose un comparateur neutre et indépendant de toutes les offres existantes, promotions temporaires incluses :
https://comparateur-offres.energie-info.fr/compte/profil?profil=particulier



Fournisseur, producteur, gestionnaire de réseau : quelles différences ?


Les producteurs d’électricité exploitent des centrales nucléaires ou thermiques classiques (au fioul, au gaz naturel, au charbon) et des sources d’énergies renouvelables (centrales hydrauliques, éoliennes, panneaux photovoltaïques). Ils sont situés en France ou en Europe, puisque les réseaux d’électricité sont reliés entre eux. En 2018, l’électricité produite en France provient du nucléaire (72%), du thermique à combustible fossile (7%), de l’hydraulique (12%), de l’éolien, du solaire et de la bioénergie (9%). Les producteurs de gaz naturel exploitent des gisements souterrains de gaz naturel, dont le gaz est extrait, puis transporté (par gazoduc ou bateau « méthanier ») jusqu’aux pays consommateurs. En 2017, le gaz consommé en France est importé de Norvège (43%), Russie (19%), Pays-Bas (10%) Algérie (8%) Nigéria (6%) et le Qatar (4%). Les producteurs vendent « en gros », à des fournisseurs, l’électricité ou le gaz qu’ils ont produit.

Les fournisseurs d’énergie vendent « au détail », aux consommateurs, l’électricité ou le gaz qu’ils ont achetés aux producteurs. Certains fournisseurs sont également producteurs. C’est avec mon fournisseur que je conclus un contrat de fourniture d’électricité et/ou de gaz naturel. C’est lui qui me facture l’énergie que je consomme.

Entre le lieu de production (centrale de production d’électricité ou gisement de gaz naturel) et le consommateur, des réseaux de transport et de distribution acheminent l’énergie : câbles électriques sur pylônes ou souterrains (pour l’électricité) et conduites souterraines (pour le gaz naturel) :


•    Les réseaux de transport sont les grandes infrastructures qui répartissent l’énergie sur l’ensemble du territoire (les « autoroutes » de l’énergie). En électricité, le gestionnaire de réseau de transport est RTE sur l’ensemble du territoire. En gaz naturel, le gestionnaire de réseau de transport est Teréga (ex TIGF) dans le sud-ouest et GRTGaz sur le reste du territoire.

•    Les réseaux de distribution sont les réseaux qui répartissent l’énergie entre plusieurs communes et, au sein d’une commune, entre plusieurs habitations (les « routes départementales » de l’énergie). Ces réseaux appartiennent aux collectivités locales. En électricité, le gestionnaire de réseau de distribution est ENEDIS sur 95% du territoire. Dans 5% des communes, il s’agit d’entreprises locales de distribution. En gaz naturel, le gestionnaire de réseau de distribution est GRDF sur 95% du territoire. Dans 5% des communes, il s’agit d’entreprises locales de distribution.

Les principales missions des gestionnaires de réseaux de transport et de distribution sont d’acheminer l’électricité / le gaz jusqu’aux clients, pour le compte des fournisseurs et d’exploiter, entretenir, développer les réseaux, en maintenant un niveau de qualité et de sûreté élevé.
Source : Médiateur National de l’Energie


Comment changer de fournisseur ?


Il vous suffit de souscrire un contrat auprès du nouveau fournisseur que vous avez choisi. La résiliation de l’ancien contrat est dès lors automatique.


Si vous êtes un particulier et que vous avez souscrit une offre de marché, il faut savoir que vous pouvez parfaitement revenir sur votre décision et souscrire à nouveau une offre réglementée.
De plus, changer de fournisseur est gratuit et ne vous engage pas sur la durée. Vous pouvez donc changer de nouveau sans frais et sans délai.


Par ailleurs, si vous consommez de l’électricité et du gaz naturel, vous pouvez avoir soit :
•    Deux fournisseurs : un pour l’électricité et un autre pour le gaz naturel ;
•    Un même fournisseur pour l’électricité et le gaz naturel. Si un fournisseur vous propose une offre globale électricité et gaz naturel, il est important de lui demander de vous détailler le prix de l’électricité d’une part, celui du gaz d’autre part, puis de comparer ces offres avec les autres offres existantes.
Source : Médiateur National de l’Energie