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Carrefours à feux et régulation du trafic

 

La fonction du carrefour à feux 

 
• Historiquement, il y a plus de cent ans, les premiers carrefours à feux sont installés pour sécuriser des passages piétons ce qui reste encore de nos jours la principale motivation pour créer un carrefour à feux.
 
• Depuis l'émergence massive de la voiture dans les années 70, la régulation de trafic est un enjeu majeur des villes européennes. Aussi afin de maximiser les débits de véhicules aux carrefours à feux, de nouvelles technologies regroupées sous l'appellation "régulation de trafic" ont été déployées 
 
• Ainsi le carrefour à feux sert à arbitrer une distribution du temps à tous les usagers pour qu'ils puissent franchir une intersection en toute sécurité. Ici l’usager peut être un piéton, un cycliste, un conducteur de véhicule, un transport en communs, etc.
 

Comment fonctionne la régulation du trafic ?

 
La régulation de trafic consiste à minimiser les arrêts des véhicules sur le réseau et les temps d’attente de tous, tout en assurant la sécurité de l’ensemble des usagers et en particulier les plus vulnérables que sont les piétons. Elle tient compte également de la gestion de la priorité des transports en commun qui prime sur toutes les autres actions de régulation.
Elle s’effectue via la signalisation lumineuse tricolore (SLT), et les équipements de détections de véhicules (Débit, Taux d’occupation et Vitesse).
 
Elle s’envisage selon trois échelles géographiques :
 
A l'échelle macroscopique, c’est-à-dire à l’échelle du territoire de la Métropole de Nice Cote d'Azur, elle concerne la gestion pleine et entière des 600 carrefours à feux raccordés au système central sur les 750 carrefours existants sur la Métropole.
 
Elle s’appuie pour cela sur le Centre de Régulation de Trafic (CRT) Malraux qui, grâce à un logiciel métier, coordonne les carrefours par axes. L'idée est de créer des ondes vertes pour que le conducteur ne bute pas à chaque feu en ligne droite. Cette régulation macroscopique permet de réduire les temps de parcours mais surtout augmenter le confort des conducteurs et des riverains.
 
A l'échelle du carrefour, c'est la sécurité qui prime. Le CRT intervient ici, minute après minute, pour adapter les temps de verts de chaque phase en fonction des évènements sur le carrefour comme par exemple de la saturation, une manifestation, ou ne serait-ce qu'une sortie d'école. A cette échelle ce sont les usagers les plus faibles qui sont bénéficiaires : les piétons ou les cyclistes.
 
A l'échelle microscopique, sur un fragment de carrefour donc, la régulation de trafic va chercher à minimiser l'impact d'un évènement ponctuel sur le flux majoritaire. Pour cela, l'idée est d'associer un déclencheur à l'évènement pour ensuite pouvoir le gérer correctement.
 
 
Au-delà des carrefours, la régulation du trafic s’effectue aussi par une bonne maintenance des équipements nécessaires à cette mission. Pour ce faire, des marchés de maintenance sont dédiés à cette tâche, maintenant fonctionnel les 750 carrefours, raccordés ou non, mais aussi les équipements de fermeture des Tunnels (Malraux, Liautaud et Cap Estel) et Voies Structurantes (Voie Pierre Mathis, Pénétrante du Paillon et RM6202bis), les équipements de jalonnement dynamique des parcs de stationnement et les Panneaux à Messages Variables.
 
Ces derniers permettent de diffuser des informations en temps réel sur les évènements impactant les réseaux de déplacements. Ces panneaux complètent aujourd’hui la diffusion des informations que le CRT Malraux assure via un partenariat avec les radios France Bleu Azur, Radio Emotion et Radio Vinci Autoroute.
 

Quelles perspectives ?

 
La Métropole fait évoluer les programmations de ses carrefours à feux dans le cadre d'une politique d'amélioration continue.
 
Un nouveau centre de gestion dit Centre Multimodal des Déplacements Métropolitain, est en cours de mise en œuvre et permettra une gestion plus complète et plus moderne du panel des usagers avec notamment une meilleure détection des pannes des équipements et une meilleure information sur l’état de tous les réseaux de déplacements.
Un programme d’équipements complémentaires viendra affiner la connaissance de l’état de fonctionnement du réseau, allant des équipements classiques de comptages et de détection aux données issues des systèmes embarqués dites « Floating Car Data ». 
 
Ce nouveau centre disposera d’une cellule spécifique de diffusion des informations utilisant les différents supports de communication en cohérence avec la Smart’City.