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Sécuriser l’approvisionnement en eau

La sécurisation de l’approvisionnement en eau a été un des premiers bienfaits de la mutualisation créée grâce à la mise en place de la Communauté, puis de la Métropole.

En effet, préalablement à la création de la communauté d’agglomération en 2002, les réseaux d’adduction des différentes communes ou des différents syndicats n’étaient pas interconnectés entre eux. Chacun était alimenté par son propre bassin d’approvisionnement en eau, et rares étaient les communes à être alimentées par deux ressources. Ainsi, si une ressource en eau était momentanément polluée ou indisponible, tous les habitants d’une commune pouvaient se retrouver sans eau potable.


Un des objectifs forts que la Métropole s’est fixé est d’arriver à ce qu’un maximum d’habitants de Nice Côte d’Azur puisse être alimenté par deux ressources en eau, afin de sécuriser l’alimentation de chacun en eau potable. Pour les quelques zones qui ne pourront pas bénéficier de cette sécurisation à terme, des consignes d’exploitation rigoureuses sont d’ores et déjà mises en place afin de pallier à façon efficace et rapide à un défaut d’alimentation.

La communauté urbaine a donc planifié des travaux d’interconnexion de ces différents réseaux, et de sécurisation des approvisionnements pour un montant estimé à 35 M€ sur la période 2008-2030.

La reconstruction de l’usine Polonia à Levens et travaux d’interconnexion à Saint-Martin-du-Var, Levens, mais aussi à Cagnes-sur-Mer, Vence ou la Trinité, font partie de ces travaux de sécurisation.

Les fortes intempéries du 5 novembre dernier, qui ont fait déborder le Loup et ont inondé la station d’alimentation en eau potable des Tines à Cagnes-sur-Mer, conduisant à son arrêt, ont démontré tout l’intérêt des travaux d’interconnexion avec les réseaux voisins réalisés par la communauté. Les habitants de Cagnes-sur-Mer ont pu continuer à être alimentés en eau quasiment sans qu’aucun ne se rendent compte que leur usine d’alimentation avait dû être arrêtée plusieurs jours.

Par ailleurs, le fait d’avoir deux ressources en eau permet à la Métropole et à ses délégataires d’optimiser les prélèvements qui sont réalisés dans le milieu naturel. Cela se traduit évidemment par des gains environnementaux et économiques.

Un exemple : Nice est alimenté par deux ressources : l’eau de la Vésubie, qui vient par gravité jusque chez les usagers, et l’eau de la nappe du Var, qui nécessite beaucoup de pompage et donc de consommation d’énergie. Le résultat de l’optimisation mise en place depuis 2008 a conduit à ce que, entre 2007 et 2010, les prélèvements dans la nappe du Var ont diminué de 44% ! Le volume prélevé passant de 23 millions de m3 en 2007 à 13 millions de m3 en 2010.