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Assurer une réelle gestion du patrimoine de la collectivité

La valeur du patrimoine de Nice Côte d’Azur lié à la compétence « eau potable » est supérieur à 2 milliards d’euros s’il fallait le reconstruire entièrement aujourd’hui.

Les deux tiers de cette somme serviraient à la pose des plus de 2200 km de canalisation dont Nice Côte d’Azur a la responsabilité. Il est précisé que l’ensemble des réseaux d’eau, comme d’assainissement, appartiennent à la Métropole Nice Côte d’Azur.

Il est donc stratégique d’assurer le maintien de l’état de ce patrimoine. Aussi Nice Côte d’Azur a-t-elle mis en place une véritable politique en la matière, fondée notamment sur une connaissance fine de notre réseau et des caractéristiques de chacun des tronçons.

Chaque année, ce sont entre 11 et 12 M€ qui sont dépensés par la Métropole et ses délégataires pour assurer le renouvellement de 20 à 25 km de réseaux. Il y a en permanence une vingtaine de chantiers de renouvellement de canalisation d’eau sur les 27 communes de l’ex-communauté urbaine. Tous ces chiffres sont appelés à augmenter du fait de l’extension de périmètre à 19 communes du Haut-Pays.

Cette volonté de renouveler et d’entretenir du patrimoine métropolitain est un choix stratégique fort, puisque ces 12 M€ représentent plus de 20% du montant total de la part « eau potable » payé par les habitants de Nice Côte d’Azur.

Sur le périmètre des 10 communes, Nice Côte d’Azur a ainsi investi près de 17,5 M€ en renouvellement de réseau depuis 2002.

Pour aller plus loin encore, et rendre encore plus efficace l’utilisation de l’argent public à l’heure où il devient si rare, Nice Côte d’Azur a imposé, dans le cadre de la nouvelle DSP des « 10 communes » qui est inaugurée aujourd’hui, la mise un place d’un outil prédictif d’optimisation de la programmation des travaux de renouvellement des canalisations.

Cet outil, qui s’appuie sur des analyses statistiques des incidents passés (fuite, casse, plainte), de l’âge et du matériau des canalisations, du type de sol dans lequel elles sont posées, etc. permet de déterminer quels tronçons il convient de remplacer en priorité afin d’augmenter au maximum le rendement des réseaux.

C’est ce qui se fait actuellement de mieux en France, et toutes les grandes entreprises du domaine de l’eau sont en train de développer ce type de logiciel, sous la pression de collectivités innovantes comme Nice Côte d’Azur.

Il convient par ailleurs de noter que, dès la mi-2011, la Régie de l’eau a commencé à déployer cet outil sur le périmètre qu’elle gère, et qu’après négociations avec le délégataire de Nice, ce dernier a implanté ce logiciel sur Nice depuis 2012.

Ainsi, la quasi-totalité du programme de travaux sur les réseaux d’eau potable pourra être optimisé à l’aide de cette analyse prédictive.

Le rendement global des réseaux de la Métropole (sur le périmètre des 27 communes de l’ex-communauté urbaine) est de l’ordre de 77%, ce qui est certes dans la moyenne nationale, que certaines statistiques estiment être à 75%, mais est bien en-deçà des ambitions de la Métropole, qui sont d’arriver à un rendement global de 85%.

De plus, ce chiffre global cache de très fortes disparités suivant les communes : 88% sur le littoral Est, 77% à Nice, 59% dans le canton de Levens, ce qui a justifié que l’amélioration des réseaux soit un des axes prioritaires du cahier des charges des nouvelles DSP, dont celle des 10 communes.