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Les Stations d'épuration : grands travaux réalisés et à venir

La Métropole Nice Cote d’Azur compte 54 stations d'épuration de taille et de process très différents, réparties sur les communes du territoire. Celles-ci, alimentées par les égouts et collecteurs, épurent chaque jour la pollution produite par les habitants des communes concernées.

Ces stations d’épuration situées, pour les plus importantes, sur les communes du littoral permettent de nettoyer l'eau usée pour la rendre acceptable par le milieu naturel afin que le processus d’épuration se continue naturellement. Ces stations traitent l’équivalent de 900 000 équivalent habitant (EqH) ce qui représente environ 60 % de la pollution du département. (un équivalent-habitant rejette en moyenne 150 litres d'eau et 60 g de matière organique par jour. Cette expression tient compte de la pollution urbaine et industrielle, rapportée à une personne).

Nice Côte d’Azur dispose d’une capacité excédentaire d’environ 50 % par rapport à la population permanente du territoire. Cette surcapacité permet d’accueillir sans difficulté les saisonniers, de traiter une partie des eaux de ruissèlement et de garantir l’avenir.

  • Bairols : 150 EqH.
  • Belvédère
    Zibac : 700 EqH.
    Brocart : 500 EqH.
  • Bonson
    Village :
    500 EqH.
    Le Gabre : 600 EqH.
  • Cagnes-sur-mer : 130 000 EqH. Cette station reçoit les eaux usées des communes de Cagnes-sur- Mer, Saint-Paul-de-Vence (hors CU), La Colle-sur-Loup (hors CU), Villeneuve-Loubet (hors CU) et une partie de Roquefort-les-Pins (hors CU).
  • Clans
    Le Perrier :
    700 EqH.
    Chapelle Saint-Jean : 270 EqH.
    Le Petit bois : 100 EqH.
    Le Pont Vieux : 150 EqH.
    La Boulangerie : 80 EqH
  • Duranus en construction : 180 EqH.
  • Gilette
    Sainte-Anne : 1 100 EqH.
     Pont Charles Albert : 250 EqH.
  • Ilonse : 150 EqH.
  • Isola
      2000 :
    9 900 EqH.
    Village : 1 600 EqH.
    Génisserie : 100 EqH.
  • La Bollène Vésubie
    La vigne :
    800 EqH.
    Le Puey : 600 EqH.
    Boutaus : 600 EqH.
    Turini : 500 EqH.
  • La Gaude - La Tuilière : 5 000 EqH.
  • La Tour sur Tinée
    Roussillon :
    700 EqH.
    Village Saint-Sébastien : 400 EqH.
  • Lantosque
    Le Fourcat : 1 600 EqH.
    Le Suquet : 500 EqH.
  • Levens
    Village - La Gumba
    : 3 000 EqH.
    Le Rivet : 700 EqH.
  • Nice Haliotis : 650 000 EqH. Cette station reçoit les eaux usées des communes de Nice, Aspremont, Cantaron (hors CU), Castagniers, Colomars, Falicon, Levens, La Roquette sur Var, Saint André de la Roche, Saint Blaise, la Trinité, Tourrettes Levens, Saint Martin du Var.
  • Rimplas : 150 EqH.
  • Roquebillière – Peira Grossa : 3 000 EqH.
  • Roubion : 600 EqH.
  • Roure : 250 EqH.
  • Saint-Blaise
    Campo Curial :
    500 EqH.
    Col de l’Olivier : 150 EqH.
    Saint-André : 150 EqH.
  • Saint-Dalmas le Selvage : 150 EqH.
  • Saint-Etienne de Tinée
    Village :
    2 500 EqH
    Auron : 12 000 EqH.
  • Saint-Laurent du Var : 110 000 EqH. Cette station reçoit les eaux usées des communes de Saint Laurent Du Var, Saint Jeannet, La Gaude, Carros (hors CU), Gattières (hors CU) et Le Broc (hors CU)
  • Saint-Martin Vésubie
    Toron-village :
    2 500 EqH.
    Le Boréon : 500 EqH.
    La Madone de Fenestre : 90 EqH.
  • Saint-Sauveur sur Tinée : 750 EqH.
  • Utelle
    Saint-Jean Rive Droite
    : 250 EqH.
    Saint-Jean Rive Gauche : 400 EqH.
    Village : 1 000 EqH.
    Le Chaudan : 400 EqH.
    Saint- Jean Le Moulin : 150 EqH.
      La Villette : 250 EqH.
  • Valdeblore : 2 000 EqH.
  • Vence Sud - Le Malvan : 9 000 EqH.
  • Vence Nord - Vosgelade : 9 000 EqH.

Les grands travaux réalisés

L’émissaire de la Causinière

L’émissaire de la Causinière au large de Saint-Jean Cap Ferrat est en place depuis 1975. Il a été conçu pour acheminer les eaux usées des communes d’Eze, Beaulieu, Villefranche-sur-mer, Saint-Jean Cap Ferrat et d’une partie de Cap d’Ail et de la Turbie depuis le collecteur jusqu’à 104m de profondeur, soit à 500m du rivage en extrémité du Cap.

Sa réhabilitation a un caractère provisoire, puisqu’un raccordement des eaux usées de ce secteur sur la station d’épuration Haliotis de Nice est en cours de réalisation. Après cette date l’émissaire acheminera les eaux pluviales et permettra le délestage occasionnel du réseau d’eaux usées.

Bassins ARSON

Dans le secteur est de Nice, les premières inondations apparaissaient dans le quartier de la place Ile de Beauté, sur les quais et au voisinage de l’avenue des Diables Bleus, pour des pluies survenant tous les deux à cinq ans en moyenne.
Un modèle de simulation des écoulements avait permis de définir des aménagements structurants et d’optimiser la solution de stockage préconisée dans le cadre du schéma directeur d’assainissement notamment au regard des contraintes financières du projet.
La solution retenue a permis d’une part une réduction de la pollution déversée en mer et garantit d’autre part une diminution du risque inondation d’occurrence 20 ans.

Les travaux ont été réceptionnés le 10 octobre 2006.

Bassins FERBER

Afin de réguler les eaux unitaires de la Ville de Nice pour parvenir à un traitement de toutes les eaux, même en cas d’apports importants par temps d’orage, la Métropole Nice Côte d’Azur a mis en œuvre des grands travaux comprenant l’extension du collecteur général sous la plage (travaux terminés en juin 2002) et la construction de plusieurs bassins de stockage (terminés en 2005).

Deux bassins de rétention ont été réalisés sur le parking des bus en limite de la station d’épuration de Ferber, derrière l’office du tourisme. Ces bassins ont pour but de stoker les eaux des fortes pluies qui engendrent la rapide montée en charge du réseau unitaire et qui donnent lieu à des rejets d’effluents dans la Baie des Anges. Ces eaux stockées temporairement sont ensuite renvoyées vers la station d’épuration de Nice (Haliotis) avant d’être rejetées en mer.

Les projets en cours ou à venir

La station d’épuration de Vence

La commune de Vence traite ses eaux usées sur deux ouvrages d’épuration vétustes construits en 1978 et 1984 situés respectivement dans les quartiers de Vosgelade et de Malvan.
Le Schéma Directeur d’Assainissement Communautaire a préconisé la construction d’un ouvrage unique de traitement des effluents de Vence d’une capacité de 30 000 équivalents-habitants sur le site actuel étendu situé au Malvan et la mise en place de bassins de stockage, sur chaque site (Malvan et Vosgelade).

Les travaux ont démarré en septembre 2014 et devraient être terminés à l’été 2016.

OBJECTIFS :

  • amélioration de la qualité du rejet par la construction d’une installation d’épuration des eaux usées performante,
  • respect des niveaux définis par la législation européenne,
  • non génération des nuisances sur les écosystèmes,
  • préservation de la qualité du milieu récepteur.

Les compensateurs

La conduite de refoulement, mise en service en 1982, d’une longueur de 1800 mètres pour un diamètre de 1600 mm, fait partie des installations terminales de rejet en mer des eaux épurées de la station d’épuration Haliotis. Traversant les pistes Nord et Sud de l’aéroport Nice Côte d’Azur, cette conduite a été conçue pour absorber sans dommage les tassements différentiels provenant d’une part des surcharges au droit des pistes de roulements et d’envols des avions, et d’autre part des tassements généraux de la plateforme aéroportuaire.

L’absorption de ces tassements est assurée par 15 compensateurs de mouvement de type Bonna situés aux points les plus sensibles. Cependant un contrôle de ces compensateurs a fait apparaitre qu’ils étaient toujours actifs mais, pour un grand nombre, en limite des seuils de tolérance admissible, et qu’ils présentaient un état de corrosion très avancé.

L’intégralité de cette conduite doit être impérativement garantie eu égard aux conséquences qu’entraineraient sa rupture sur l’activité économique de l’agglomération avec la fermeture immédiate de l’une ou des deux pistes de l’aéroport Nice Côte d’Azur.

Au vu de cet enjeu, la Métropole Nice Côte d’Azur, en accord avec la société gestionnaire de l’aéroport, a donc décidé de procéder au remplacement des compensateurs en place par de nouveaux compensateurs permettant un entretien et un suivi sans gêne pour le trafic aérien.

Le marché de remplacement des compensateurs a été attribué à l’entreprise BONNA Travaux Pression pour un montant total de 4 654 929,00 € HT. Ces travaux, qui ont été programmés précisément suivant les dates de fermeture des pistes et d’arrêt pour maintenance des équipements de guidage des avions, ont été réalisés en 2 ans.

 

La station d’épuration de Cagnes sur Mer

La commune de Cagnes-sur-Mer traite ses eaux usées sur l’actuelle station d’épuration construite en 1958.
Le Schéma Directeur d’Assainissement Communautaire a préconisé la construction d’un nouvel ouvrage de traitement des effluents de Cagnes Sur Mer d’une capacité de 150 000 équivalents-habitants sur un terrain peu éloigné du site actuel situé entre l’autoroute et la voie SNCF et la mise en place d’un bassin de rétention, de canalisations de transfert et la reconstruction de l’émissaire en mer.

Les travaux devraient commencer en 2016.

La nouvelle station d’épuration doit traiter les eaux usées de Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, La Colle-sur-Loup et Saint-Paul-de-Vence.

Suite à la décision en 2012 du maintien du raccordement du Syndicat Intercommunal d’Assainissement (SIA) à la station d’épuration de Cagnes-sur-Mer, la Métropole et les communes de Villeneuve-Loubet, La Colle-sur-Loup et Saint-Paul-de-Vence ont décidé la mise en place d’un syndicat mixte fermé assurant la maîtrise d’ouvrage de l’ensemble du projet. Le SYMISCA (Syndicat mixte fermé de la station d’épuration de Cagnes-sur-Mer) a été créé par arrêté préfectoral en juillet 2013.

OBJECTIFS :

  • amélioration de la qualité du rejet par la construction d’une installation d’épuration des eaux usées performante,
  • respect des niveaux définis par la législation européenne,
  • non génération des nuisances sur les écosystèmes,
  • préservation de la qualité du milieu récepteur.

La station d’épuration de Levens

Le Schéma Directeur d’Assainissement Communautaire préconise la construction d’une nouvelle station d’épuration des eaux usées sur le site de la station existante de la Gumba à Levens qui présente une surcharge hydraulique malgré des rendements de traitement de bons niveaux.
Le projet de construction d’une nouvelle station d’épuration des eaux usées sur le site de la station existante de la Gumba à Levens comprend :
 - le traitement des eaux,
- le traitement des boues.

Le rejet se déverse dans le vallon de la Gumba qui alimente la Vésubie.

Les travaux  démarrent en septembre 2015.

OBJECTIFS :

  • amélioration de la qualité du rejet par la construction d’une installation d’épuration des eaux usées performante,
  • respect des niveaux définis par la législation européenne,
  • non génération des nuisances sur les écosystèmes,
  • préservation de la qualité du milieu récepteur.

Décanteurs de la station d’épuration de Nice HALIOTIS

Depuis la construction de la station d’épuration (1985), le génie civil de la station s’est dégradée (atmosphère corrosive en présence d’un milieu marin).
L’actuel bâtiment abritant les décanteurs primaires et comportant 10 bassins d’une capacité de 1200 m3 chacun occupe une grosse emprise.
Il a été décidé de réduire ce volume grâce à la décantation lamellaire. Elle permet de faire circuler le flux à contre courant à travers des plaques à 60 degrés afin de récupérer les boues primaires.
Les travaux de réhabilitation portent essentiellement sur :

  • la mise en place de résine de protection des bétons,
  • le remplacement d’équipements,
  • le remplacement des modules de décantations.

L’arrêt de ces installations permet un renouvellement des équipements électromécaniques.

Objectifs :
Cela permet de rallonger la durée de vie et de pérenniser la station actuelle.
 

Création de flottateurs au niveau de la station d’épuration HALIOTIS

Les boues issues des bassins de décantation (boues primaires) et des clarificateurs (boues secondaires) de la station Haliotis étaient auparavant épaissies dans des ouvrages appelés épaississeurs, avant d’être conditionnées sur filtre-presse. Ces épaississeurs, qui nécessitent une rénovation, fonctionnaient presque au maximum de leur capacité.
Il est donc important de sécuriser la production des boues de la station Haliotis, afin de ne pas dégrader ses performances.
La création de flottateurs permet maintenant de traiter les boues secondaires. Les épaississeurs n’étant alors plus utilisés que pour les boues primaires vont pouvoir être rénovés à tour de rôle.
Les travaux réalisés dans le cadre d’une conception-réalisation, ont été réceptionnés le 9 avril 2014.

Station d’Epuration d’Isola 2000

La Station d’Epuration d’Isola 2000 existante étant obsolète, il était nécessaire, depuis plusieurs années, d’engager des travaux pour la création d’une nouvelle installation, afin de répondre aux enjeux et ambitions d’aujourd’hui en termes d’assainissement.

Le coût s’élève à 5,8 M € HT..

Elle possèdera une capacité de 9.900 équivalent-habitants.

La station est en service.
Les travaux seront réceptionnés début été 2015.
Le coût global est de 6.960.000 € H.T.