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La surveillance des réseaux

La Directive européenne sur le traitement des eaux résiduaires urbaines (ERU), ainsi que les lois et codifications françaises (arrêté du 22 juin 2007 et LEMA), ont institué le principe de surveillance des systèmes d’assainissement (station d’épuration et réseau).

Concrètement, il est demandé d’assurer et de prévoir la surveillance des ouvrages particuliers importants (déversoirs d’orage ou surverses de poste de relèvement) et de mesurer les déversements dans le milieu naturel, ainsi que des charges polluantes.

L'enjeu est de taille : l'autosurveillance constitue l'un des outils pour optimiser la gestion des systèmes d'assainissement (réseaux et STEP) et pour améliorer la qualité des masses d'eau dans l'objectif DCE 2015.Sa mise en place est l’occasion de se pencher sur le fonctionnement des réseaux et, en fonction des conclusions, de se poser la question du niveau des outils complémentaires à développer, tels que la modélisation.

La démarche d’autosurveillance ou de surveillance des réseaux revêt de multiples intérêts pour une collectivité :

  • meilleure connaissance du fonctionnement du réseau :-meilleure maîtrise des rejets des effluents et des déchets, (y compris dans des circonstances exceptionnelles (accident, évènements météorologiques particuliers, ainsi qu’à l’occasion de travaux)
  • amélioration de la gestion des réseaux,
  • programmation et investissements mieux ciblés.

La mise en œuvre de l’autosurveillance des réseaux génère des obligations vis-à-vis des services de l’Etat. En effet, dès connaissance de déversements dans le milieu naturel, des rapports (durée de déversement et volumes déversés par site de mesure) sont transmis au service de la police de l’eau.

L’autosurveillance sur NCA

Une étude diagnostic du réseau d’assainissement a préalablement recensé environ 150 déversoirs d’orage et 90 postes de refoulement sur le territoire communautaire. Grâce à l’apport des techniques de modélisation, les ouvrages de délestage vers le milieu naturel existant sur Nice (environ 120) ont été hiérarchisés en fonction du nombre et du temps de déversement.
L’autosurveillance des réseaux a été véritablement mise en œuvre sur l’ensemble du territoire communautaire en 2008 et 2009. Près de 20 points de mesure localisés au droit des ouvrages de déversement les plus significatifs (notamment ceux proches du littoral) sont installés en 2010, et les données sont exploités et analysés sein de la direction de l’assainissement.

Le diagnostic permanent

NICE COTE D’AZUR s’est engagée activement dans la mise en place d’un diagnostic permanent de ses réseaux d’assainissement. Un des objectifs majeurs est de comprendre le fonctionnement des réseaux pendant de forts épisodes pluvieux, de corréler les mesures en réseau (hauteur, débits) avec les déversements dans le milieu naturel et la pluviométrie locale, et de mettre en avant les dysfonctionnements, ou désordre hydraulique. En 2010, 20 nouveaux points de mesures de type DIAGNOSTIC PERMANENT ont été installés, représentant un investissement de près de 520000,00€ HT (env 26 000,00€ HT par site). En 2011, douze nouveaux sites de mesures devraient être installés.

Au total, en 2010, 30 sites de mesures à objectifs DIAGNOSTIC PERMANENT sont répartis sur les communes de Nice, Cagnes sur Mer, Saint Laurent du Var, Vence et Saint Jeannet.Par ailleurs, il existe également 15 sites de mesures localisés dans les principaux aqueducs pluviaux de Nice (Magnan, Gambetta, Rivoli, Médecin, et Est) en une vingtaine de pluviomètres sur le périmètre de NCA.

Le parc de mesure hydraulique globale est de 64 sites, auxquels s’ajoutent les 20 pluviomètres. Toutes ces données sont télétransmises quotidiennement, pour analyse et exploitation, sur un poste central localisé dans les locaux de la direction de l’assainissement, de l’hydraulique et du pluvial.