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Laura GUIDO, entrepreneuse azuréenne et fière de l’être.

Le 18 juin 2018

Un service de chauffeur privé 100% féminin : l’idée a germé dans l’esprit de la jeune pousse il y a presque deux ans. Aujourd’hui, elle multiplie les nouveaux clients.
 

Au centre : Laura GUIDO (Fondatrice & CEO de Ladies Drivers) à la Soirée Start-Up 2018,
organisée par la Maison de la Métropole NCA & de la Région Sud au Festival de Cannes.
 

C’est à 22 ans que Laura Guido ouvre un financement participatif pour mettre son appli smartphone en route. Comment est née l’idée de créer Ladies Drivers ? À l’occasion du 4ème Rendez-vous de l’innovation #RivieraConnexion en octobre 2017 à Paris (Maison de la Métropole NCA & de la Région Sud), la startupeuse a délivré son témoignage face à un public attentif, intéressé par les partages d’expérience et les échanges sur l’innovation. Aujourd’hui, elle affirme que les rencontres business ont un impact et boostent la croissance.

Répondre à une forte demande
En nous racontant son parcours, Laura Guido explique s’être intéressée au marché VTC après ses études : « En fin de formation d’un bachelor en marketing opérationnel, j’ai décidé de passer l’examen de chauffeur privé que j’ai réussi. J’ai côtoyé le milieu, en remarquant qu’il y a peu de femmes qui exercent ce métier. Il y a beaucoup de problèmes d’agressions dans les faits divers liés à des chauffeurs de différentes plateformes ». Elles étaient 3 filles parmi plus de 100 candidats à passer l’examen VTC. Ladies Drivers a donc un double objectif : la sécurité, mais également la lutte contre les inégalités. « C’est une manière de répondre à un véritable besoin sur ce secteur : il y a une forte demande de chauffeurs femmes ».

Appuis locaux
L’aventure Ladies Drivers a commencé avec l’Université de Nice, où Laura Guido a pu bénéficier du statut étudiant-entrepreneur grâce à l’incubateur PEPITE PACA EST. L’intérêt de se développer au niveau local est de se sentir bien entouré(e), tout en s’appuyant sur un écosystème de proximité. La jeune azuréenne s’est ensuite tournée vers le CEEI (Centre Européen d'Entreprises et d'Innovation), une pépinière d'entreprises labellisée par l'Union Européenne, née à Nice en 2008. Cet accélérateur vise à booster la croissance des startups. « Le CEEI m’apporte un véritable soutien dans des compétences que je n’ai pas. Les chargés d’affaires m’accompagnent sur le développement de l’entreprise que ce soit sur la partie juridique, digitale ou économique », affirme Laura. L’espace ouvert et les ateliers de formation permettent de rencontrer les acteurs locaux de l’innovation.

Ambition nationale
Même objectif que la Maison de la Métropole NCA & de la Région Sud à Paris : les espaces de co-working mis gracieusement à disposition et les évènements réguliers, favorisent les rencontres. L’antenne parisienne permet aux azuréens de venir développer leur clientèle au niveau national. Parallèlement, les parisiens peuvent découvrir la French Tech et les pépites de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Concilier business et qualité de vie n’est pas un mythe. C’est ce qu’a compris Laura Guido : « Nice est un bon compromis entre les avantages économiques et le climat. C’est une ville en plein développement. Il faut en profiter et saisir cette opportunité qui s’offre à nous en tant qu’entrepreneur », déclare celle qui a contribué à la campagne « Influence ta ville » cette année en tant que marraine des Assises de la Jeunesse à Nice.

L’ambition de développer son activité au niveau national ne l’empêche pas de rester à Nice. « Je suis une vrai Azuréenne, née à Cannes, qui a étudié à Nice. Fidèle à mes racines, je ne me voyais pas partir », avoue-t-elle. « Avant de nous développer en région parisienne, nous lançons l’application « instantanée » de Ladies Drivers dans la région de Nice qui sera la région « test. »

Se démarquer
Plutôt que de se noyer dans le tourbillon du bassin parisien, où la forte concurrence affaiblit parfois des pépites prometteuses, Laura Guido fait le choix judicieux de rester attachée à un écosystème local sécurisant où il est plus aisé de se démarquer, pour ensuite mieux déployer ses ailes. Bien sûr cela ne suffit pas : comme toute startup, croître est un art, sortir du lot aussi. En quoi Ladies Drivers se démarque d’autres services VTC 100 % féminin ? « Nous transportons aussi des hommes (rires). Cela fait déjà une bonne différence ! Notre service est instantané. De plus, nous nous engageons auprès de nos clients avec une charte qualité chauffeurs et nous reversons un pourcentage à une association. C’est un vrai engagement social et solidaire », explique Laura.

Prise de contact
Laura Guido a bénéficié de nouveaux contacts en se rendant à la Maison de la Métropole NCA & de la Région Sud à Paris : le Rendez-vous de l’innovation a favorisé sa visibilité et a élargi son carnet d’adresses. En effet, les startupeurs venus pitcher à l’antenne parisienne souhaitent rencontrer des leaders d’opinion, des prospects ou futurs partenaires. Virginie Atlan a mis en relation Laura Guido avec la fondatrice de l’agence « Laurence Phitoussi Communication » basée à Paris. « L’agence prévoyait un voyage à Monaco avec des clients. Nous les avons pris en charge toute une après-midi, ce qui est une belle prestation pour nous. C'est un bel exemple de soutien », raconte la startupeuse.

Conclusion ? « Si je n’étais pas venue en la Maison MNCA-Région Sud à Paris, à l’invitation de Virginie Atlan, je n’aurais pas eu ce client. Elle sait nous vendre en tant qu’entrepreneurs Niçois et croit en nous ! En étant dans le Sud nous n’avons pas facilement accès aux contacts de la capitale, c’est donc beaucoup plus facile d’avoir quelqu’un pour faire le lien ».

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Mathieu REY, Co-fondateur, Gérant de Tu Nous ZA Pas Vus Productions

Le 29 mai 2018

 Mathieu REY, de Tu Nous ZA Pas Vus Productions (Studio d’Animation 3D basé à Arles)

 

Mathieu REY était l'un des intervenants de la 29e Matinale Economique, délocalsiée au Festival de Cannes, sur le stand de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Toute l’équipe de Tu Nous ZA Pas Vus tenait à vous remercier pour votre invitation et votre accueil à la « Matinale Économique » à Cannes. Il est rare que l’animation soit mise en avant dans un festival majoritairement consacré au cinéma classique. Pourtant, comme souligné, elle est une « actrice » de plus en plus importante dans l’économie de cette industrie. En vous remerciant encore", l’équipe de Tu Nous ZA Pas Vus.

 

Virginie ATLAN : Votre studio d'animation en quelques chiffres ?

Mathieu REY : La SARL Tu Nous ZA Pas Vus Productions a été créée en 2010 par trois associés : Thomas Giusiano, Mathieu Rey (tous deux superviseurs 3d) et Marc Rius (scénariste). Nous nous sommes rencontrés à l’école de réalisation numérique Supinfocom Arles où nous intervenions. Notre complémentarité et nos visions artistiques croisées nous ont convaincu de créer Tu Nous ZA Pas Vus Productions.

Aujourd’hui, même si la société occupe 95 % de notre temps, nous intervenons à l’École des Nouvelles Images d’Avignon (ENSI) car il est bien d’être en prise avec la jeune création et les talents de demain.Tu Nous ZA Pas Vus a donc huit ans d’existence sur le papier, mais par manque de temps et de structuration, nous nous sommes vraiment occupés de notre société uniquement depuis trois ans. Cela a permis à TNZPV de connaître une croissance forte. L’évolution du CA en est la preuve puisqu’il est passé de 66 000 € en 2015 à 1 400 000 € en 2017.
 

Virginie ATLAN : Vous pérennisez les intermittents qui travaillent avec vous. Parlez-nous du statut de vos associés.

Mathieu REY : Au niveau des ressources humaines, nous travaillons très largement avec des intermittents venus des quatre coins de France. Nous avons commencé à 4. En moyenne, aujourd’hui, nous sommes entre 20 et 25, avec des pics en fonction des projets compris entre 40 et 50 personnes. Évidemment, d’un projet à l’autre, nous essayons de fidéliser et pérenniser les intermittents qui travaillent chez nous. Le but étant de créer une équipe complémentaire et solide, tant sur le plan professionnel qu’humain. Début 2018, nous avons signé nos deux premiers CDI et un CDD longue durée.

Notre société fonctionne principalement selon deux axes : la prestation et la production interne de films. Dans le premier cas, nous mettons nos compétences au service de séries et de films ; dans le deuxième cas, nous portons nos propres développements d’œuvres. Au niveau fabrication et économie, il est évident que ces deux axes ne fonctionnent pas sur un même rythme et timing. La prestation intervient de manière plus immédiate à un stade déjà avancé d’un projet. La production interne nécessite plusieurs mois, voire années, de développement et de fabrication.
 

Virgine ATLAN : Quels apports vos tournages ont-ils générés en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

Mathieu REY : Étant donné qu’il y a très peu de studios et de sociétés de production spécialisés dans l’image de synthèse en région Provence-Alpes-Côte D’Azur, nous nous posons un peu comme des « catalyseurs » de projets. Dès lors, sans aucune prétention et par la force des choses, nous devenons un acteur primordial en région pour la filière. Notre volonté de dynamisme et de développement de l’animation est relayée par le soutien de la Région qui a récemment œuvré positivement dans ce domaine via, notamment, l’augmentation du Fonds de Soutien à l’Animation, en accord avec la CNC.
Il est évident que les retombées économiques pour notre territoire dues à notre activité croissante sont positives. Cela passe notamment par le maintien et la pérennisation de plusieurs emplois à Arles, donc en région. Par ailleurs, d’un point de vue logistique et matériel, nous travaillons principalement avec des entreprises régionales.
 

Virgine ATLAN : Vous réalisez aussi des films pédagogiques au service des musées. Quelles sont vos cibles, en dehors du cinéma ?

Mathieu REY : TNZPV fonctionne aujourd’hui principalement autour du cinéma (courts et longs métrages) et de la télévision (série et documentaires animés), mais nous avons fabriqué et produits des films pédagogiques pour la muséographie :

- Une collection de 8 courts métrages pour le MuCEM pour une exposition permanente sur les « Merveilles du Monde ».
- Une collection de 4 courts métrages pour le MuCEM pour des expositions temporaires : « Le Monde à l’envers », « Les chemins d’Odessa » et « Volubilis ».
- 2 films pédagogiques pour l’Écomusée de la Crau (Saint-Martin de Crau) commandés par le CEN PACA.
- Toujours dans la pédagogie, nous avons travaillé sur environ 14 films didactiques avec Jamy Gourmaud (« C’est pas sorcier ») produit par Les Apprentis.

En dehors du cinéma, nous avons une autre cible qui est la publicité. Si nous en avons déjà réalisé quelques-unes, nous allons prochainement créer un département dédié, entre Arles et Londres, avec la représentation d’un pool d’artistes et de réalisateurs français et étrangers spécialisés dans l’animation.
 

Virginie ATLAN : Parlez-nous du rayonnement de votre activité au niveau national (film "Croc-Blanc"...) et au niveau international (Technicolor Animation…).

Mathieu REY : Pour l’instant, le rayonnement de TNZPV est avant tout national. Normal pour une jeune société qui commence à être reconnue sur le territoire pour ses compétences, sa réactivité et son sérieux. Nous travaillons ainsi avec des studios implantés dans plusieurs régions. Il est également évident que lorsque vous travaillez sur des projets de séries comme « Les Légendaires » (diffusion TF1) et « Dronix » (diffusion France Télévisions) amenés par Technicolor Animation, cela favorise la visibilité de votre travail, donc le rayonnement de votre studio.

C’est donc progressivement – et dans l’ordre des choses – que nous nous tournons vers l’international. Nous collaborons de plus en plus sur des coproductions internationales, notamment sur deux longs métrages : « Croc-Blanc » d’Alexandre Espigares produit entre la France (Superprod) et le Luxembourg et dont Netflix a acquis les droits de diffusion mondiaux ou encore « L’extraordinaire voyage de Marona » d’Anca Damian produit entre la France (Sacrebleu Productions), la Roumanie et la Belgique.
 

Virginie ATLAN : Comment vous faites-vous connaître ?

Mathieu REY : Pour faire connaître TNZPV, la voie principale est le travail bien fait. C’est la plus belle et la plus efficace des reconnaissances. L’animation étant un « village » dans le paysage audiovisuel français, nous nous connaissons tous – ou presque – entre studios et sociétés. Dès lors, lorsque vous faites bien votre travail et que vous respectez vos partenaires, lorsque vous prônez éthique et valeurs humaines dans le travail, les projets arrivent. Le réseau et le bouche-à-oreille sont donc primordiaux. Ensuite, il y a évidemment les festivals et les salons professionnels comme le Festival International du Film d’Animation d’Annecy, le Cartoon Movie, le Cartoon Forum etc. qui sont de beaux lieux de rencontres.

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Antony GIORDANO, Président & Co-fondateur du restaurant Père & Fish

Le 25 avril 2018

Père & Fish : le nouveau concept de restauration rapide à base de poisson frais issu de la pêche durable (label MSC) et d'une agriculture raisonnée, créé par quatre jeunes pousses originaires de la Région Sud.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l’issue du 6ème Rendez-vous de l’innovation #RivieraConnexion (17 avril 2018) à Paris, Virginie ATLAN, directrice de la Maison de la Métropole Nice Côte d'Azur et de la Région Sud, a mis Antony Giordano en relation avec Laurent Plantier, le fondateur du fonds d’investissement FrenchFood Capital.

 

Virginie ATLAN : Comment est née l’idée de créer Père & Fish ? En quoi votre spécialité est-elle un facteur clé de succès ?

Antony GIORDANO : Fils de poissonnier issu d’un petit village du Sud-Est de la France, j’ai grandi dans la poissonnerie de mes parents basée à Six-Fours-les-Plages près de Toulon (Var) dans un environnement chaleureux et commerçant. Nourri à la sardine dans le biberon, j’ai toujours eu envie de faire perdurer le cœur de métier familial dans une offre innovante. J’ai fondé avec trois camardes le concept de restauration rapide de poisson sauvage (label MSC de pêche durable), spécialisé dans la conception de burgers gourmets. Notre volonté est de créer le burger de poisson comme il mérite d’exister.
Notre spécialité est un facteur clé de succés car actuellement le burger de poisson frais n’existe pas réellement. Nous proposons le 1er sandwich préféré des français mais avec une alternative à la viande, quelque chose de plus sain, de nouveau et somptueux en gôut. Nous sommes lauréats du Challenge PEPITE France et du Prix de la Banque Populaire 2017.

Virginie ATLAN : Quels sont vos incubateurs et soutiens locaux qui ont été décisifs ?

Antony GIORDANO : Dans le Sud, nous pouvons dire que Skema Business School (Sophia Antipolis) a été un vrai soutien pour nous, dans tous les sens du terme : ils ont cru en notre projet dès le 1er pitch et nous ne serions pas là aujourd’hui sans le push de notre bien aimé directeur de Master, Phillipe Chereau.
À Paris, nous avons rencontré Alexandre Roudeau et son incubateur dédié à la restauration Emergence concepts (lauréat 2018 de Réseau Entreprendre Paris), qui nous ont réellement immergés dans ce monde très spécifique et avec qui nous pilotons notre concept de manière très stratégique afin de ne pas tomber dans les pièges communs du monde de la restauration rapide.

Virginie ATLAN : Quelle est votre stratégie de développement au niveau national ?

Antony GIORDANO : Première ouverture prévue à Paris pour l’été 2018, rue du Faubourg-Poissonnière (10ème arrondissement). Par la suite, nous souhaitons développer une affaire en propre sur 3 autres régions, prioritairement en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, afin de développer une franchise intelligente et de proximité sur chaque territoire grâce à un magasin pilote.

Virginie ATLAN : Comment se démarque votre startup dans son environnement concurrentiel ?

Antony GIORDANO : Tout d’abord, nous ne sommes pas une simple startup qui a eu une idée. La poissonnerie de mes parents a 70 ans au moins : Père & Fish c’est une histoire de famille. Nous avons l’expertise du poisson. Les valeurs et les traditions familiales sont retranscrites dans notre offre modernisée. Avec Charles, Ava et Alexandre, nous avons apporté une dimension amicale et chaleureuse en nous inspirant de chacune de nos personnalités. Nos produits sont travaillés, réfléchis, tout comme notre offre et notre ambiance. Rien n’est laissé au hasard chez Père & Fish.
 

Virginie ATLAN : Quel est son modèle économique ? 

Antony GIORDANO : Le modèle économique de Père & Fish s’applique par de la vente sur place, à emporter ou bien avec des partenaires de livraison (Justeat/ Deliveroo/ Ubereats). Chez nous, l’offre principale est le burger, avec un gôut bien particulier pour chaque personnalité. Tout le monde y trouve son bonheur et son prix : nous proposons des formules Burger de poisson + Accompagnement + Boisson entre 15 et 17€.

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Emmanuelle JARDAT, Directrice de l'innovation et du RSE chez Orange, Solution Aidevig Bodyguard

Le 23 février 2018

« Une des premières rencontres était ici à  la Maison de la Métropole NCA & de la Région Sud à Paris, car c’était la première fois que je voyais l’intérêt d’acteurs publics pour ce projet »

  Directrice de l'innovation et du RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), Orange.

 

Virginie ATLAN : Comment est née l’idée d’inventer la solution Aidevig Bodyguard et son bracelet connecté ?

Emmanuelle JARDAT : L’idée est née suite à de nombreuses études et intérêt sur la cause des femmes (j’ai créé le réseau de femmes d’Alcatel-Lucent, puis celui chez Orange business services) qui souvent, ne prenaient pas de poste important (même au sein des associations : 90% des présidents sont des hommes !) afin de ne pas s’exposer et de ne pas prendre de coup. Par ailleurs, je suis passionnée de technologie (j’enseigne le Big Data et l’IA à  CentraleSupélec). Il me semblait naturel de trouver une solution technologique à ces problèmes : d’où l’idée d’Aidevig Bodyguard qui est une appli d’alerte et que l’on peut aussi faire marcher avec un bracelet connecté, une barrette connectée, une montre connectée…
 

Virginie ATLAN : Vous vous définissez comme une « intrapreneuse ». Pouvez-vous nous en dire plus ?  

Emmanuelle JARDAT : Je suis « intrapreneuse » car j’ai un statut assez spécial en travaillant pour un grand groupe. C’est un projet perso sur lequel Orange m’a accompagné et incubé et que j’essaie de transformer en produit Orange, avec les méthodes et la liberté d’une startup ! J’ai avec moi toute une équipe (pas dans mes effectifs, tout est en transverse) qui a développé l’appli, le backend… On s’appuie sur une plateforme Orange… Ils ont développé l’application parce qu’ils trouvent le sujet chouette !
 

Virginie ATLAN : En quoi votre expérience au sein d’un grand groupe national a eu un impact dans le développement de votre solution au niveau local et régional ?

Emmanuelle JARDAT : Quand on arrive avec un groupe tel que Orange avec soi, c’est sûr que c’est plus simple, notamment sur des sujets d’alerte, de communication : notre solution permet facilement les appels voix/ ensuite tout ce qui est sécurité et GDPR – gestion des données personnelles : notre solution est ‘GDPR by design’. Nous avons ensuite utilisé toutes les méthodes des startups : on était la semaine passée à SAFE Cluster à Aix-en-Provence pour une séance de « design thinking » avec les pompiers, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur etc… afin de définir ensemble les meilleures façons d’y aller !
 

Virginie ATLAN : Quel autre acteur de l’écosystème numérique vous aide à développer votre start-up ?

Emmanuelle JARDAT : Je suis dans un collectif C-life Innovation qui regroupe plusieurs entreprises qui luttent pour la cause climatique (EDF, IGN, BRGM) et donc nous travaillons ensemble – une trentaine de personnes – pour faire avancer tout ce qui est lié aux alertes climatiques en mettant en commun nos données.
 

Virginie ATLAN : Quelles rencontres entre acteurs publics et privés ont été décisives dans le développement de votre activité ?

Emmanuelle JARDAT : Une des premières rencontres était ici à la Maison de la Métropole NCA & de la Région Sud à Paris ! C’était la première fois que je voyais l’intérêt d’acteurs publics pour ce projet. Ensuite, un grand moment était la démonstration à Emmanuel Macron le 25 novembre dernier à l’Elysée. Nous travaillons aussi sur toutes les alertes, inondations, climatiques, attentat, que les villes et préfectures pourraient et voudraient mettre en place. Nous avons bien avancé avec la Région Sud, Aix-en-Provence, Cannes…ne reste que Nice Métropole pour lancer un test grandeur nature !

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Clara BAGLIONE, CEO & Fondatrice de la startup BeeShary

Le 29 janvier 2018

BeeShary est une startup niçoise labellisée JEF LABEL, le nouveau partenaire
                                                   des Rendez-vous de l’innovation #RivieraConnexion qui ont lieu chaque trimestre à Paris.

 

Virginie ATLAN : Comment est née l’idée de créer BeeShary ?

Clara BAGLIONE : BeeShary est une idée qui est née lors d’un séjour Humanitaire au Bangladesh en 2014 et qui a pris racine à Nice en 2016. Entre ces deux années, l’idée a fait son chemin face à l’incontournable mondialisation de notre mode de consommation : quelle place pour le produit authentique et original ; et avec quels outils le promouvoir ? Nous pensons que l’artisanat a plus que jamais sa place dans la nouvelle économie car il contribue à son bon équilibre. L’artisan doit rester un acteur majeur de son environnement, de sa fantaisie, de son savoir-faire et de sa juste rémunération.
 

Virginie ATLAN : Comment mettez-vous en avant l’artisanat local face aux enjeux du numérique ?

Clara BAGLIONE : Afin de coller aux nouveaux standards de l’acte d’achat, il convient d’adapter le formidable outil numérique aux impératifs de l’artisan. C’est grâce à l’impulsion d’initiatives communes que la transition numérique va adapter l’artisanat à l’Economie de demain. C’est pour répondre à ce besoin d’authenticité, de valorisation et d’expérience que nous avons créé BeeShary. 

Le consommateur, qu’il soit habitant local ou visiteur recherche de l’authenticité dans sa démarche de consommation. L’Artisanat, première entreprise de France a plus que besoin d’être soutenue et développée. Le dynamisme de ce secteur, créateur de richesse économique, culturelle et générateur d’emploi, passe par une formidable envie de transformation et d’accompagnement.
 

Virginie ATLAN : Comment fonctionne votre marketplace ?

Clara BAGLIONE  Nous avons donc créé une marketplace où nous référençons nos artisans producteurs selon une charte éthique et de qualité bien établie.  Aussi, pour être référencé sur BeeShary, chaque artisan producteur doit être capable d’ouvrir ses portes aux consommateurs curieux et leur faire découvrir son savoir-faire sous forme de visite, dégustation ou encore démonstration. L’objectif de cette marketplace est double :

  • Pour l’artisan producteur, il s’agit de faire connaître et vendre ses produits mais surtout d’avoir une vitrine online de son environnement et de son savoir-faire.
  • Pour le consommateur voyageur curieux, il s’agit de trouver des produits uniques, soutenir l’économie locale mais également, aller à la rencontre d’un artisan producteur et découvrir les territoires d’une manière authentique.  
     

Virginie ATLAN : En quoi votre startup valorise notre territoire ?

Clara BAGLIONE : En mettant en valeur les identités locales. Nos artisans ont besoin d’être valorisés, reconnus et appréciés. Notre plateforme de confiance permet de faire de l’artisanat une expérience à part entière : en valorisant nos artisans, leur métier et leurs produits, en mettant en lumière nos territoires et les identités locales, en étant le catalyseur d’un tourisme intelligent, en créant du lien et des synergies durables entre des acteurs locaux et de passage. 

BeeShary est un concept innovant pour découvrir une région, son identité, ses traditions, son artisanat au travers d'échanges personnalisés. La solidité de notre éco-système: artisans-producteurs, grands comptes, institutionnels, professionnels du terroir (restaurants, hôtels), voyageurs et habitants locaux, structuré par notre outils technique garantissent des synergies durables, fédératrices et créatrices de richesses.
 

Virginie ATLAN : Quelle est votre stratégie de développement ?

Clara BAGLIONE : Nous souhaitons attirer davantage d’artisans sur notre plateforme par le biais, entre autres, d’un partenariat national avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Pour étendre notre communauté de curieux, nous visons aussi à développer des partenariats avec des Grands Comptes dans le secteur du tourisme. Nous concentrons également nos efforts pour développer une stratégie digitale ciblée et adéquate. Notre objectif est d’avoir une solide base en France d’ici 2019 pour débuter notre aventure en Europe début 2020.

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Domitille ESNARD-DOMEREGO

Le 16 janvier 2018

KiOne, le robot breveté de la startup Key Infuser, est exposé en la Maison de la Métropole NCA & de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur à Paris.
 

  Domitille ESNARD-DOMEREGO est venue pitcher au 5ème Rendez-vous de l’innovation
                                                    #RivieraConnexion le 9 janvier 2018.

 

Virginie ATLAN : Comment est née l’idée de créer votre innovation, le robot KiOne ?

Domitille ESNARD-DOMEREGO : L’idée de KiOne, le robot démonstrateur d’expériences digitales, m’est venue étonnamment dans un musée présentant des instruments de musique. Ceux-ci étaient éteints, sans vie, j’avais envie d’entendre leurs sons, leurs mélodies. La robotique de démonstration est apparue comme une évidence pour tous ces objets vivants et interactifs, autant les instruments que les smartphones et autres produits digitaux.

Or, certaines applications sur smartphones sont stratégiques, associées à des enjeux forts pour leurs marques. Il faut des moyens efficaces pour que les gens les comprennent, les adoptent et c’est là où notre robot a une valeur unique.
 

Virginie ATLAN : Comment fonctionne-t-il ?

Domitille ESNARD-DOMEREGO : Le mieux c’est encore de le voir. Nous avons justement un robot ici à Paris, en la Maison de la Métropole NCA & de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Nous définissons avec le client ce qu’il veut mettre en avant, nous programmons le robot, nous le déployons et nous pouvons suivre ses performances à distance grâce au tableau de bord.
 

Virginie ATLAN : Comment se démarque votre startup Key Infuser dans son environnement concurrentiel ? 

Domitille ESNARD-DOMEREGO : La concurrence robotique dans le commerce telle que Pepper nous ouvre un marché émergent, qui est disruptif et nécessite une adoption de la population parfois réticente aux robots. Positionné sur un marché moins onéreux que Pepper, KiOne est le seul capable d’interagir avec un produit digital. Il est breveté et les expériences de mon associé Lidwine MARTINOT et de moi-même nous ont permis de le protéger de la contrefaçon.
 

Virginie ATLAN : Quel est son modèle économique ?

Domitille ESNARD-DOMEREGO : Le modèle se compose d’un prix d’achat et d’un prix pour la programmation du robot. La location est aussi disponible. La fourchette de prix s'accorde avec le volume. Nous vendons en direct ou en indirect via nos partenaires, agences de retail.
 

Virginie ATLAN : Quelle est votre stratégie de développement ?

Domitille ESNARD-DOMEREGO : Nous avons entamé notre phase commerciale avec des clients comme Bouygues Telecom, Carrefour Banque, Accenture. Nous avons été reconnus comme l’une des startups du digital marketing les plus disruptives au monde. Nous travaillons maintenant sur la mise en volume de notre solution ainsi que sur son internationalisation. Cela nécessite une phase d’industrialisation, de R&D et de partenariats commerciaux qui s’accompagnent d’une levée de fonds. Nous entamons cette dernière en ce moment. 
 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Christel BACH, Directrice et Fondatrice de Côte d’Azur Install de l’agence A.M.G. (Accompagnement à la Mobilité Géographique)

Le 28 novembre 2017

« Tout projet réussi, est un projet qui aura été accompagné »

  Christel BACH, Directrice et Fondatrice de Côte d’Azur Install
 

Virginie ATLAN : D’où vous est venue l’idée de créer cette activité ?

Christel BACH : Notre activité s’adresse aux particuliers, aux professionnels ainsi qu’aux retraités, catégorie de clientèle très souvent oubliée et qui pourtant reste très active et a de réelles demandes d’installation dans le Sud. Outre Atlantique, chaque client possède son Agent de recherches, pourquoi pas en France ?!
Fille d’un ancien CRS Police Nationale, les mutations sont « récurrentes » dans cette profession. J’ai donc connu les difficultés que mes parents ont pu rencontrer à l’époque où ils se sont installés dans la région, région qu’aucun ne connaissait. Par la suite, de nombreux amis et connaissances, sachant que je vivais sur la Côte d’Azur, m’ont sollicitée pour les aider à s’installer dans notre région.

Après diverses recherches sur les statistiques de personnes désireuses de s’installer dans le Sud-Est (50% des Français rêvent de se réveiller au soleil en bord de mer) et avec les projets en cours tels que l’O.I.N. Eco-Vallée et Sophia 2030, ainsi que les travaux d’aménagement du Tramway, toutes ses raisons ont fini de nous convaincre, mon époux et moi-même, de créer notre entreprise d’A.M.G. (Accompagnement à la Mobilité Géographique) afin que toutes ces personnes ne se sentent plus seules pour affronter un tel bouleversement, car on sait que 14% d’entre elles ont peur car un déménagement est jugé comme une événement stressant, que 38% craignent le coût financier, pour 36% ce sont les préparatifs, et les 52% restant sont pour la logistique et l’organisation.

Une étude de marché auprès de personnes souhaitant déménager dans la région, sur divers forum et auprès de personnes déjà installées (avec questionnaire) m’a permis de constater qu’aujourd’hui encore, elles rencontraient toujours les mêmes difficultés que mes parents ont rencontré il y a pourtant 30 ans ! Pas de réel accompagnement.
 

Virginie ATLAN : Comment êtes-vous passé de l’idée au produit ?

Christel BACH : Étant inscrite comme demandeur d’emploi, j’ai donc pu participer à divers ateliers et stages qui m’ont permis de découvrir les différents étapes à suivre avant la création de mon entreprise, jusqu’à son immatriculation en juillet 2017 !

- Étude de marché
- Recherche de la concurrence
- Statut
- Besoins
- Élaboration d’un questionnaire – Échanges sur forums
 

Virginie ATLAN : Comment se démarque votre innovation dans son environnement concurrentiel ?

Christel BACH : La plupart de nos concurrents privilégient les salariés bénéficiant du 1% patronale et du service MOBILIPASS, mais pour ceux ne bénéficiant pas de ces avantages, il n’y a pas d’offres pouvant palier à ces manques.

Alors, nous avons décidé de nous démarquer de nos concurrents en offrant un panel de services plus large et qui faciliterait leur installation.

Nous accompagnons, et véhiculons nos clients (si souhaité). Nous ne nous contentons pas de leur dénicher le bien souhaité, nous supervisons les éventuels travaux d’agrément ou de remise en état, ainsi que l’installation complète de l’habitat, afin que nos clients n’aient plus qu’à défaire leurs valises et profiter de leur nouvel environnement. Service clef en main !

C’est un réel gain de temps mais aussi, et surtout, une réelle libération. Ils peuvent ainsi n’avoir à se consacrer qu’à l’essentiel, sans stress.
 

Virginie ATLAN : Comment s’organise la mise en œuvre de votre service (descriptif d’un suivi client) ?

Christel BACH : Nos clients peuvent nous joindre par le biais de notre site internet, à l’aide de notre formulaire de demande de contact ou sur les réseaux sociaux sur lesquels ils peuvent également atteindre le dit formulaire. Nous nous engageons à répondre sous 48 h maximum.

LOGEMENT

  • Nous proposons soit un appel en Visio par Skype afin qu’ils puissent mettre un visage sur leur interlocuteur (trice), soit notre week-end découverte afin qu’ils puissent venir découvrir leur futur lieu de vie et nous rencontrer
  • Par le biais d’un questionnaire, nous évaluons la viabilité de leur projet et établissons ensemble leur CDC (cahier des charges)
  • Un devis leur est adressé, avec une demande d’acompte de 30% à l’acceptation du dit devis, le solde est exigé à la signature du bail ou de l’acte
  • Nous transmettons régulièrement reportage photos et vidéos des biens présélectionnés afin que nos clients puissent suivre l’avancée de nos recherches
  • Nous organisons les journées « Visites » avec nos clients (entre 5 à 8 biens) et négocions auprès nos intermédiaires dans l’intérêt de nos clients
  • Une fois la sélection du bien établie par le client, nous procédons à des investigations auprès des Mairies et tous services concernés (PLU, Cadastre…pour un Achat) ainsi qu’à une enquête de voisinage afin d’éviter toutes mauvaises surprises !
  • Nous l’aidons au montage du dossier d’obtention du logement que nous déposons auprès du bailleur ou vendeur
  • Nous l’accompagnons lors de l’état des lieux (si souhaité ou si pas disponible le jour J) et jusqu’à la signature du bail ou de l’acte
  • Pour le confort de nos clients, un service de nettoyage du logement est mis en place avant leur arrivé.
  • Un service de garde-meubles est proposé ainsi qu’un logement temporaire si nécessaire

 

  • Notre Pôle administratif s’occupe également des inscriptions des enfants aux écoles, crèches, associations sportives… ainsi qu’à l’ouverture des divers contrats liés à l’habitation (Électricité, Internet, Gaz, Eau…).
     

EMPLOI

  • La recherche d’un emploi ou d’un nouvel emploi est souvent un frein au projet d’installation, et cela devient encore plus compliqué quand il s’agit d’en trouver un dans une nouvelle région. Une telle recherche génère également du stress et de l’inconfort.
  • Nous proposons à nos clients de nous confier leur C.V. que nous transmettons à nos partenaires et réseaux d’entreprises afin de faciliter la recherche.
  • Chaque projet est différent, et chaque demande l’est tout autant. Nous nous devons d’adapter nos offres en fonction des besoins de chacun de nos clients.
  • Une fois par trimestre, nous organisons des rencontres entre anciens et nouveaux arrivés afin qu’ils puissent se rencontrer et échanger. Mais également afin de savoir comment se déroule leur installation et les aider dans leur découverte de la région. Un moment de détente entre « expatriés » !
     

Virginie ATLAN : Quel intérêt pour un prospect, une famille de souscrire à vos services ?

Christel BACH : Avec internet, aujourd’hui tout est possible. Mais tout peut arriver aussi. Les annonces frauduleuses sont nombreuses et les recherches hasardeuses peuvent finir par décourager. Le temps pris sur les heures de travail ou sur les congés (au détriment de les passer avec leur famille) peut vite devenir nuisible et le coût des multiples aller/retour peuvent se transformer en un véritable gouffre financier ne laissant plus de place à la réalisation du projet.

Souscrire auprès de nos services rend le projet viable, réalisable et avec un coût totalement maitrisé. Nos clients sont ainsi sereins et n’ont à se consacrer qu’à l’essentiel.
 

Virginie ATLAN : Combien cela coûte ?

Christel BACH : Un bien ne se choisit que très rarement seul et dès la première visite, et nécessite souvent une contre visite, surtout lorsqu’il s’agit d’un achat, ce qui exige donc d’avoir à effectuer un nouvel A/R.

Nos prestations débutent à partir de 1 500 € et adaptons nos honoraires en fonction du projet et des besoins de nos clients. Nos tarifs ont été élaborés de la façon suivante, sachant que :
Un week-end coûte en moyenne, pour deux personnes, billets A/R + location d’un véhicule type citadine + frais d’essence + location d’une chambre d’hôtel + restaurant, + 1 000 €… sans la garantie d’avoir sélectionné un bien.

Reprenons ces tarifs et multiplions les par 2 voire 3 A/R, le budget initial est très vite dépassé et génère encore plus de stress.  Les services que nous proposons ont certes un coût, mais il n’est rien en comparaison d’une action menée seule sans accompagnement ni conseils. La maitrise du coût reste la préoccupation première de nos clients, donc la nôtre.

Pour les salariés de la fonction publique, comme par exemple ALLIANCE POLICE NATIONALE, nous avons établi deux types de prestations :

-1/ Pour un bien en location avec service administratif : entre 600 et 800 € (selon le type de bien)

-2/ Pour un bien à l’achat avec service administratif : entre 800 et 1 200 € (selon le type de bien)

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Marielle SADE, CEO chez Panach Company, Creative Producer, Appli The Lolies

Le 23 novembre 2017

   Marielle SADE, CEO chez Panach Company, Creative Producer, Appli The Lolies

 

Virginie ATLAN : D’où vous est venue l’idée de créer l’application The Lolies?


Marielle SADE : Vers 2007, j'ai été intriguée par le mot LOL, j'y ai vu comme un SOS (3 lettres aussi) d'une génération de familles fracturées, les familles LOL. J'ai eu envie de déposer le mot et j'ai été la première à le faire, à l'international, dans 15 classes.

J'ai ensuite reçu des propositions de contrat de licence de la part de pas mal de groupes de médias, dont le groupe de télé TELFRANCE, avec qui j'ai signé un contrat de licence, relatif à l'exploitation merchandsing du mot LOL (avec une charte graphique adjointe). A l'époque, j'avais écrit une comédie musicale nommée Once upon a LOL et ils le savaient. Ils m'ont demandé alors de créer l'identité graphique de l'univers et de transformer le spectacle musical sous la formule d'une série, j'ai répondu à la demande.

J'ai alors eu un déclic. J'ai eu soudain l'idée de donner une prolongation au mot LOL de baptiser LOLIES, toute la communauté des "mères et filles", identifiées comme cette niche de femmes en plein BOOM. 

A l'époque, on voyait émerger une foule de tandems- glamour s'afficher en cover de mag, telles les Madonna & Lourdès, Vanessa Paradis & Lili Rose, Caroline de Monaco et Charlotte, etc. Il y a même eu le film LOL avec Sophie Marceau et Chritha Theret,  qui a surfé sur la vague en 2009 (film reflet de la relation mères-filles  #Génération LOL), qui a récolté le succès qu'on lui connait (Box-Office 2009).
 

Virginie ATLAN : Comment êts-vous passé de l’idée au produit ?


Marielle SADE : Il y avait eu les Bobo, les Hippies, les Geeks, c'était venu le temps des LOLIE ! Ce duo possède un pouvoir, une force,  une relation fusionnelle palpable unique!, Si vous les observez bien,  on les voit partout, dans les shoppings, dans les médias, dans les instituts de beautés etc.

Ces nouveaux foyers émergent en puissance et ils co-consomment de façon très lâchée,  comme une joie de partager des moments ensemble, le bonheur de simplement se retrouver. C'est carrément beau à voir ! Est-ce le  fait que les mères sont désormais plus longtemps jeunes, l'échange entre ces deux femmes (niche mères et filles dès l’âge de 10/11 ans et les 35+) est surprenant !
 

Virginie ATLAN : Comment se démarque votre innovation dans son environnement concurrentiel ?


Marielle SADE : Nous avons eu l'envie forte de répondre à une frustration de la part des LOLIES, qui vivait leur relation familiale, dans l'ombre, depuis plus de 10 ans. Personne n'avait  pensé à cette niche sous  l'angle de la TRANSMISSION. Nous avons voulu créer un espace d'échange Trans-générationnel entre mères & filles. Il fallait encourager leur partage,  plutôt que de les laisser dans l'obscurité. 

Nous voulions les mettre en lumière,  leur offrir du privilège d'achats, sitôt qu'elles achètent ensemble, donc  il fallait trouver trouver une mécanique d'offres promotionnelle unique (type BOGO, Buy One, Get One!) sitôt qu'elles co-consomment à deux, un défi !
 

Virginie ATLAN : Comment s’organise votre développement économique ?


Marielle SADE : Notre but est d'encourager leur co-consommation.  Le premier mois, nos LOLIES sont invitées à tester nos promos. Après un mois d'essai, elles reçoivent la possibilité de s'abonner à notre APP. Le cout est expressément démocratique.

Dès qu'une offre les intéressent, elles téléchargent le code barre. Sitôt qu'elles arrivent chez nos partenaires  (Grandes enseignes, voyagistes, compagnies aériennes, hôteliers, Cinémas, restaurants, Manucures, Coiffeurs, Clubs de sports, Clubs de sorties, Cosmétiques, opticiens, Locations de voitures, Opérateurs mobiles,  Parcs de Loisirs, etc.), avec le #THELOLIES, elles reçoivent un % pré-négocié par nos soins (et nous, une rétrocession négociée,  sur le %).

Chaque semaine les promos évoluent et plus nos Lolies consomment, plus leurs promotions se multiplient. Plus elles échangent entre elles leurs deals aussi. Nous allons d'ailleurs organiser un Concours. Celles qui s'échangent le plus de bons plans seront récompensées par une élection annuelle ! Sorte de Miss Lolies, basées sur la débrouille de nos Lolies à trouver de bons plans dédiés !

Le but du jeu est qu'elles s'échangent le + de bons plans   ! Et si nous connaissons nos Lolies, nous savons également que la maman et la fille ne consomment pas pareil !  Pourtant l'émulation de l'achat partagé reste fortement émulée par nos promos, car nous avons nos secrets !
 

Virginie ATLAN : Quel intérêt pour les prospects ?


Marielle SADE : C'est une relation win/win. Les partenaires (qui offrent du pourcentage nogocié) reçoivent une cible multipliée par deux. 

Pour la communauté des LOLIES, nos partenaires sont identifiés comme étant "Les projecteurs bienveillants" de leurs relations.  Nos prospects les identifient avec l'excellence d'une récompense inédite. 

Le sentiment de reconnaissance des LOLIES est énorme, car jusqu'ici ignorées. En passant par notre APP, la communauté se sent élevée, sous l'angle d'une transmission familiale, valorisée. Ainsi, elles pourront également s'échanger des bons plans entre elles sur notre site et encourager d'autre partenaires à nous rejoindre

Aucun Prospect ne peut revendiquer mettre en lumière cette niche sous cet angle là aujourd'hui. Si nos prospects reçoivent une fidélité démultipliée, nos LOLIES sont heureuses d'être ENFIN reconnues ! Gagnant/gagnant, nous sommes désormais prêts à l'écolage !

 

 

SEGIC Ingénierie ouvre ses nouveaux bureaux à Nice !

Le 24 octobre 2017

L’inauguration de l’Agence Méditerranée s’est déroulée le jeudi 5 octobre 2017. Laurence Hebert-Renaud, Directrice du Développement de Ségic Ingénierie, révèle l'arrière du décor.
 

Mme BIHAR Emmanuelle, Conseillère Municipale déléguée au Territoire « Plaine du Var », subdéléguée à la sécurité civile, à la prévention des risques urbains, aux commissions de sécurité et aux transports, Conseillère Métropolitaine Nice Côte d’Azur, s’est rendue dans les nouveaux locaux de SEGIC Ingénierie (sise 528 boulevard du Mercantour à NICE) pour inaugurer cette nouvelle agence, spécialisée dans l’ingénierie des infrastructures.

Forte de 110 collaborateurs et proposant aux acteurs publics et privés des missions de conseils (assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre), SEGIC Ingénierie opère au niveau national avec des agences historiques implantées en ile de France, en région lyonnaise et en région Languedoc. Elle dispose également de représentations dans l’océan indien, dans la caraïbe et au Maroc.

Désormais, elle est également installée depuis février 2017 à NICE afin de proposer une offre de service sur le territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur comme l’indique le nom de son agence : « SEGIC Méditerranée ».

SEGIC Ingénierie « Donne vie à vos projets », tel est son objectif depuis sa création en 1964, soit plus de cinquante ans d’existence aux côtés des acteurs du développement du territoire.

L’ancienneté pour se démarquer, mais pas seulement. Son positionnement s’inscrit dans une démarche spécifique au développement durable, dans un secteur d’activité où les missions sont diverses : aménagement urbain, routes, génie civil, paysage, eau, environnement, équipements de la route, trafic-circulation, systèmes d'information.

Considérer les enjeux écologiques et les impératifs de sécurité font partie intégrante de tous ces métiers. SEGIC Ingénierie se distingue également par l’engagement d’un service personnalisé garantissant la réactivité et l’écoute du Client, en s’appuyant sur fiabilité des compétences de ses collaborateurs et partenaires.
 

Soutien de la Métropole Nice Côte d’Azur

L’implantation de l’Agence Méditerranée a été largement facilitée par l’action de la Maison de la Métropole de Nice à Paris et en particulier à l’implication de sa Directrice, Mme Virginie ATLAN puis du Service Economique de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Nous avons bénéficié d’un accompagnement dans nos différentes démarches en participant notamment aux évènements locaux, nous donnant ainsi l’opportunité de nous intégrer dans le tissu économique niçois avant même l’ouverture de notre agence.

Cet accompagnement personnalisé nous a confortés dans notre volonté de créer cette nouvelle agence à Nice et ce, jusqu’à cette inauguration, aboutissement de notre projet», témoigne Laurence Hebert-Renaud, Directrice du Développement de SEGIC Ingénierie.
 

Pourquoi Nice ?

Depuis plusieurs années, SEGIC Ingénierie déploie une stratégie d’implantation régionale et ce, dans un souci de proximité de nos Clients. Afin de consolider le maillage territorial, il apparaissait nécessaire de disposer d’une implantation dans le Sud Est de la France métropolitaine afin de « toucher » nos Client de Provence Alpes Côte d’Azur mais également monégasques et corses. Le choix de NICE est apparu évident compte tenu des facilités de déplacement apportées par l’aéroport, le réseau autoroutier et l’offre immobilière.

La qualité de l’environnement de travail a également été un paramètre décisif offrant ainsi à nos collaborateurs des possibilités de mobilité interne.

Ainsi, cette création de SEGIC Méditerranée permet de porter localement l’ensemble de nos métiers en s’appuyant sur les spécialités et le management de projet de nos équipes basées dans d’autres agences.
 

Quelle « valeur ajoutée » sur le territoire azuréen ?

Notre offre se résume en ces quelques mots : Ecoute, Réactivité, Savoir-faire, Pluridisciplinarité.
Ecouter les attentes de nos Clients et les aider à consolider leurs besoins.
Réagir et rester disponible en toute circonstance.
Disposer d’équipes « projet » performantes et savoir également se faire accompagner.
Mutualiser les savoirs faire des différentes agences pour apporter une offre globale.
Ces valeurs propres à notre structure (PME) sont autant de forces mises au service des collectivités et des acteurs privés du territoire azuréen.
 

Quelle est votre stratégie de développement et quelles sont vos opportunités business ?

Le développement de l’agence méditerranée s’organise autour d’un noyau existant d’ingénieurs spécialisés dans le domaine de l’environnement et aujourd’hui basé à NICE.

Autour de cette activité d’ores et déjà autonome (car disposant de contrats nationaux), notre objectif consiste à accentuer la prospection locale sur l’ensemble de nos métiers et en s’appuyant sur notre responsable d’agence, Thibaut ARMANDO, interlocuteur privilégié de nos futurs clients.

Les référencements récents et notre pratique des marchés publics nous permettent aujourd’hui de répondre aux attentes des maîtres d’ouvrages locaux dans l’ensemble des métiers de SEGIC Ingénierie : Aménagement urbain, Eau, Transport, Energie, Systèmes d’informations.

Notre agence a donc vocation à voir croitre ses effectifs en participant à l’économie locale et en particulier à l’embauche d’ingénieur(e)s et de technicien(ne)s issu(e)s des filières azuréennes.

 

 

Liberté d'Expression

Entre Virginie ATLAN et Julien SCHRAMM, Directeur Adjoint aux Sports - Ville de Nice

Le 16 octobre 2017

Directeur Adjoint aux Sports de la Ville de Nice

 

Virginie ATLAN : En quoi la Ville de Nice se démarque-t-elle en termes d’opportunités « Sport Business » ? 
 

Julien SCHRAMM : Nice possède tous les atouts pour se positionner sur l’accueil et l’organisation de grands événements sportifs.

  • Dimension internationale de Nice Côte d’Azur
  • Capacité d’accueil et d’hébergement exceptionnelle
  • Présence du 2ème aéroport international de France
  • Stade naturel d’exception entre mer et montagne
  • Ambition sportive
  • Présence d’un stade de référence (Allianz Riviera)

 

Virginie ATLAN : Quels sont les grands projets « Sport Business » sur le territoire Nice Côte d’Azur ?
 

Julien SCHRAMM : Chaque année, notre territoire accueille plus de 500 manifestations sportives et la part d’investissement engagée par la Ville de Nice s’élève à 2,5 millions d’euros (année 2016), hors évènements exceptionnels. Nous allons accueillir un événement nautique majeur du 25 avril au 6 mai 2018 : Nice Ultimed Méditerranée qui réunira les meilleurs skippers du moment avec Armel Le Cléach, Thomas Coville, Francis Joyon ou encore François Gabart, sur les plus grands voiliers de course au monde. Il y a eu le retour du sport sur la Promenade des Anglais le 23 juillet dernier, avec l’IRONMAN, un triathlon à renommée internationale (40 millions de téléspectateurs dans le monde en seulement 4 jours).
 

Virginie ATLAN : Quelles sont les retombées économiques liées à l’univers du sport ?
 

Julien SCHRAMM : Les grands événements sportifs génèrent des retombées économiques et médiatiques qui sont variables en fonction des années et du type d’événement Les retombées directes concernent majoritairement l’hébergement avec un gros impact pour l’hôtellerie, mais également la part de budget réinvestie dans l’économie locale.  À titre d’évènements exceptionnels, l’European Master Games de 2015 a engendré 15 millions de retombées économiques directes pour Nice. Quant à l’Euro de football 2016, Nice a été élue la ville la plus populaire par les visiteurs, sans oublier les 177 millions d’euros de retombées économiques pour le territoire.
 

Virginie ATLAN : Quelles sont les événements récurrents qui participent à renforcer l’image de Nice ?
 

Julien SCHRAMM : Parmi les évènements récurrents on compte : la Prom Classic, le Meeting international de natation, l’arrivée du Paris-Nice cycliste, le Semi-marathon international de Nice, l’IRONMAN, l’Europétanque, l’arrivée du Tour de France à la voile, le Triathlon de Nice, le Marathon international des Alpes-Maritimes… Le haut niveau contribue aux retombées économiques pour le sport niçois et leurs clubs, à l’image de l’OGC Nice. Au-delà de la performance du club qui finit 3ème avec le 10ème budget de Ligue, l’OGC Nice c’est aujourd’hui 25 000 spectateurs de moyenne à l’Allianz Riviera contre 9 000 en 2012 au stade du Ray…
 

Virginie ATLAN : Quels sont les principaux rendez-vous sportifs à venir ?
 

Julien SCHRAMM : La Coupe du monde de football féminin FIFA 2019, avec 1 million de budget municipal investi pour 30 à 40 millions de retombées économiques attendues et 80 000 spectateurs. Il y aura également en 2019 les Championnats du monde IRONMAN 70.3, les JO de 2024 avec le football et peut-être la Coupe du monde 2023 (décision en cours)…
 

Virginie ATLAN : En quoi le développement du ‘sport santé’ représente le principal enjeu économique de demain ?
 

Julien SCHRAMM : Le ‘sport santé’ est un enjeu national et pour Nice également car il y a 100 000 seniors dans notre ville. Les actifs d’aujourd’hui seront les seniors de demain, donc c’est un enjeu économique à anticiper. Le sport permet d’entretenir sa santé physique et mentale tout au long de sa vie. C’est le meilleur moyen de prévenir les maladies chroniques et la perte d’autonomie.
 

Virginie ATLAN : Avez-vous quelques chiffres à grande échelle concernant l’impact du ‘sport santé’ ?
 

Julien SCHRAMM : Quelques chiffres permettent de mieux mesurer cet enjeu économique majeur pour notre pays qu’est la prévention de la perte d’autonomie par l’activité physique et sportive des Seniors :

  • 18 % de la population a + de 65 ans en 2016, ils seront 30 % en 2060
  • Les + de 80 ans passeront de 5 % à 12 % sur la même période
  • En 2020, 24 %  de la population en Europe aura + de 65 ans
  • Le coût annuel de la dépendance: 23 milliards €

     

Virginie ATLAN : Comment s’organisent dorénavant les évènements sur le territoire de manière à sécuriser les espaces, les sportifs et les citoyens qui y prennent part ?
 

Julien SCHRAMM : De nouvelles mesures de sécurité impactent lourdement le budget des événements notamment  pour les événements hors stade. Pour exemple, il y a eu 15 manifestations annulées en 2017 à Nice parce que les organisateurs ne pouvaient pas assumer ce surcoût :

  • + 10 % à + 20 % pour les organisateurs
  • Surplus  de 100 000 € pour l’IRONMAN en juillet dernier
  • + d’agents de sécurité (filtrage, fouille, etc…)
  • + de véhicules tampons (anti-intrusion) y compris les chauffeurs
  • + de blocs de béton qu’il faut installer aux carrefours

 

 

PORTRAIT d’une Niçoise de Paris

Le 20 septembre 2017
 

Célia MORES, Docteure en neuro-sciences, Auto-entrepreneuse & Chargée d’enseignement à l’EDNH (Ecole de diététique et de nutrition humaine) 

 

Nice est sa ville d’origine. Celle où elle a grandi et qu’elle a quitté au moment de faire sa Maîtrise à bac +4 pour poursuivre ses études et s’envoler de ses propres ailes. Malgré la distance, Célia Mores n’a jamais distendu le lien fort qui l’attache à sa ville natale « parce que j’y ai toute ma famille, ma mère et mes amis », résume-t-elle.

Le souvenir qu’elle garde de ses années d’études à la faculté des sciences de Nice reste intact : « ce qui m’a beaucoup plu, c’est le cadre de vie ». Célia Mores s’est retrouvée au Campus Valrose (Université Nice Sophia Antipolis) qu’elle décrit comme étant probablement « la plus belle faculté de Nice et même d’Europe ». Les élèves disposent d’un parc immense avec un petit lac. Célia garde en mémoire les moments privilégiés où, été comme hiver, elle pouvait se poser et déjeuner sur l’herbe. « On profitait de toutes les infrastructures possibles. C’était fort agréable », avoue-t-elle.  

Aujourd’hui docteure en neuro-sciences, Célia Mores vit à Paris. Mais en tant que niçoise expatriée, elle ne perd pas de vue la possibilité de retourner vivre un jour sous le soleil de la French Riviera. Egalement auto-entrepreneuse, Célia est chargée d’enseignement à l’EDNH (Ecole de diététique et de nutrition humaine), une structure qui existe aussi à Nice et qui pourrait offrir de futures opportunités : « ça pourrait être envisageable de donner des cours sur Nice et ainsi profiter des deux régions pleinement. Je pense qu’à long terme j’y redescendrai, ne serait-ce que parce qu’il y a ma mère », dit-elle en venant justement de lui rendre visite.
 

Un espace pour les niçois à Paris

La jeune femme garde toujours un œil sur ce qui concerne la Nissa Bella de près ou de loin. Et pour cause, quand elle entend parler de la création d’un siège social pour la Métropole NCA à Paris, l’information ne lui échappe pas. Il y a quelques mois, Célia Mores s’est rendue au Afterwork des Rendez-vous de l’innovation #RivieraConnexion, le nouvel événement trimestriel organisé en la Maison de la Métropole NCA et de la Région PACA dans le 7ème arrondissement de Paris. « C’est un lieu qui permet aux niçois expatriés de pouvoir rester en contact avec la Région PACA et notamment la ville de Nice », explique-t-elle.  

Beaucoup d’événements se passent au sein de cette maison. Des acteurs économiques azuréens viennent à Paris promouvoir leurs sociétés ou leurs startups, et la salle est mise à leur disposition pour des réunions networking. « Cela permet de garder un lien avec cette ville qui m’est chère, et de découvrir des innovations très intéressantes, qu’elles soient numériques ou scientifiques ». A titre d’exemple, la maison accueille des événements organisés par le partenaire Team Côte d’Azur, comme celui sur les laboratoires de santé d’excellence ou le prochain sur l’intelligence artificielle.
 

Sa région de cœur en mouvement

A ses yeux, le territoire azuréen est surtout précurseur dans le domaine des biotechnologies, avec le centre de Nice Sophia Antipolis qu’elle connaît bien. A Nice, elle pense notamment à l’Hôpital l’Archet qui est à la pointe dans le domaine de la recherche et des nouvelles technologies au niveau médical.

Célia Mores s’aperçoit des multiples changements qui ont eu lieu depuis l’année de son départ en 2001. « A l’époque, il y avait moins de startups, ou du moins elles n’étaient pas autant mises en avant qu’aujourd’hui, à l’image de ce qui se passe en la Maison de la Métropole NCA & de la Région PACA où les entrepreneurs peuvent échanger entre eux ». La docteure en neuro-sciences voit davantage de publicités, de projets mis en place et d’aides au business développement. « Ce que j’aimerais dans l’immédiat, c’est pouvoir développer des partenariats entre la région parisienne où je vis actuellement et Nice ma région de cœur, à laquelle je suis particulièrement attachée ».

Quand elle retourne là-bas, elle repère les changements au niveau de l’urbanisme : « je vois l’évolution de la ville puisque j’ai connu l'avenue Jean-Médecin et la Place Masséna avec des voitures. Toutes les améliorations en centre-ville, comme la piétonisation, la coulée verte et le tramway, rendent Nice encore plus agréable ».

 

 

Liberté d'Expression

Entre Virginie ATLAN et Éric ELKAÏM, Fondateur d’alertgasoil™

Le 1er septembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 Président d’Avenir Développement Durable (ADD) et fondateur de la technologie brevetée
  alertgasoil™
       

            

 

 

Virginie ATLAN : L’entreprise marseillaise Avenir Développement Durable, plus connue sous sa marque commerciale alertgasoil™, s’adresse aux professionnels du transport. Pouvez-vous nous présenter votre solution ?

Éric ELKAÏM : La technologie alertgasoil™ a aujourd’hui trouvé son marché dans les secteurs de la Collecte et Traitement des Déchets et du Transport Routier de Marchandises, mais également dans le Ferroviaire et le Maritime. Le point commun à tous ces secteurs est la forte consommation de carburant avec une absence totale de mesure réelle de la consommation. Alertgasoil™ permet, grâce à sa méthodologie et à sa technologie, qui s’inspire de ce qui est fait dans l’aéronautique, d’apporter une mesure réelle de la consommation à l’arrêt et en roulage. De cette façon, elle met en évidence des sujets tels que la fraude et le gaspillage. Il est ainsi possible de lutter contre le vol de carburant, comme le siphonage ou le vol à la pompe, et les gaspillages les plus infimes.

Grâce à notre technologie connectée nous sommes capables d’interagir avec l’utilisateur en temps réel, sans avoir besoin de relai au sein de l’entreprise. Mais également d’autres bénéfices comme réduire les émissions de CO2, suivre le stock, diminuer le nombre de pleins, géolocaliser sa flotte gratuitement… Pour cela nous avons développé et mis au point un capteur connecté. Il s’agit d’un outil de mesure qui s’installe dans chacun des réservoirs de nos clients. Les données sont bien entendu consultables tous les jours et en temps réel via une application web.
 

Virginie ATLAN : Votre société en quelques chiffres ?

Éric ELKAÏM : Nous équipons environ 350 entreprises pour 10 000 réservoirs. Le chiffre d’affaires de 2016 s’élève à 5 millions d'euros et notre équipe compte désormais une soixantaine de salariés en CDI. La croissance du CA a atteint un record de 2078 % en 4 ans. Avenir Développement Durable a été primée à plusieurs occasions pour l’innovation alertgasoil™ et ce brevet est détenu dans 59 pays.
 

Virginie ATLAN : En quoi le Big Data représente pour vous un outil indispensable ?

Éric ELKAÏM : Le Big Data repose sur l’agrégation d’un nombre incalculable de données qui, prises séparément, ne veulent rien dire mais qui, par la mise en place d’algorithmes spécifiques, apportent de nouvelles données à valeur ajoutée. Celles-ci permettent à nos clients la mise en évidence de sources de gaspillage non négligeables qui représentent, dans la Collecte de Déchets, jusqu’à 15% de la consommation. Grâce à ces données rendues visibles par alertgasoil™, nous allons apporter, du jour au lendemain, une baisse de la facture énergétique de nos clients de près de 30%.
 

Virginie ATLAN : Comment est née cette idée de créer la technologie alertgasoil™ aussi surnommée « fuel cost killer » ?

Éric ELKAÏM : Avenir Développement Durable, fondée en 2009, et alertgasoil™ sont le fruit d’un constat : la hausse du prix du carburant, engendrant une recrudescence des vols, et l’absence totale d’un outil de mesure de la consommation fourni par les constructeurs. Il nous a paru évident de se pencher sur de la R&D pour développer un outil qui s’inspire de ce qui est fait dans les avions, où le besoin de connaître sa consommation en temps réel est très important. Pour toutes nos entreprises, tous secteurs confondus, le carburant pèse à minima 30% des dépenses, avec une absence totale de mesure et de contrôle. Ce qui veut dire que lorsque nous installons notre solution, nous trouvons immédiatement des gisements d’économies qui sont 5 à 7 fois supérieurs au coût de la solution.
 

Virginie ATLAN : Quelle est votre stratégie de développement ?

Éric ELKAÏM : Notre stratégie de développement consiste d’une part à renforcer notre leadership en Europe puis à s’étendre sur les 59 pays couverts par nos brevets internationaux. Nous allons bénéficier d’un effet de levier grâce à une exploitation de licence concédée à Carrier Corporation. Celle-ci a pour objectif de répondre à des demandes de gouvernements et de clients visant à mesurer la consommation des groupes de froid et les émissions de CO2 de ceux-ci. Ce contrat nous permettra de répandre notre innovation aux 4 coins de la planète. En avril dernier, le Financial Time nous a classé 409ème des entreprises les plus innovantes et ayant la croissance la plus rapide d’Europe ! Ce même-mois, alertgasoil™ était citée par BFMTV dans l’Up40, l’index des start-up françaises en Afrique.
 

Virginie ATLAN : Il y a donc un impact écologique ?

Éric ELKAÏM : En dehors des économies financières que l’on peut trouver à travers notre solution, il y a aussi des économies vertes. Une notion de fiscalité verte est en train de s’introduire depuis quelques années à travers la planète. La solution alertgasoil™ permet de répondre à ces 2 enjeux, dont l’environnemental qui est fortement médiatisé. Pour exemple, un des acteurs majeurs de la Collecte des Déchets, aujourd’hui client de notre entreprise, la société Coved, a réalisé après 3 ans d’utilisation de notre technologie, plus de 26,3% d’économies sur sa facture carburant et tout autant de baisse sur ses émissions de CO2.
 

Virginie ATLAN : Quels autres facteurs contribuent à votre croissance ?

Éric ELKAÏM : Toute démarche gouvernementale visant à réduire les émissions de CO2 aura forcément un impact sur la croissance de notre entreprise, cela étant notre métier et dans notre ADN. Par ailleurs, d’un point de vue accompagnement, nous sommes un pur produit de l’écosystème français dédié à l’innovation. Nous travaillons depuis le premier jour avec la Banque Publique d’Investissement.
 

Virginie ATLAN : Vous avez été récompensé plusieurs fois pour votre innovation ?

Éric ELKAÏM : Prix du Business Vert du Crédit Agricole, Prix de l’Entreprise d’avenir EY/L’Express, Lauréat Pass French Tech, BPI Excellence... Nous avons obtenu la 1ère place lors de la remise des prix Technology Fast 50 en octobre 2015 : alertgasoil™ a connu une croissance exponentielle de son chiffre d’affaires sur la période 2011/2014. En septembre 2015, notre technologie est rentrée dans la communauté des Talents INPI (Institut national de la propriété industrielle) qui décerne des trophées aux PME-PMI qui innovent.  

 

Virginie ATLAN : Pouvez-vous nous parler de votre participation aux délégations présidentielles ?

Éric ELKAÏM : Après avoir été désigné comme la première Cleantech française en 2015, en termes de croissance, au sein du classement Deloitte Fast 50, j’ai eu la chance d’être convié à de nombreuses délégations présidentielles, dont la première en janvier 2016 en Inde. C’est un fabuleux levier de croissance pour notre entreprise. A mon petit niveau, je me suis considéré comme l’artisan de cette Délégation, étant entouré de patrons du CAC 40. Patron de PME, je me suis retrouvé à pouvoir faire la promotion de ma solution au sein même de la délégation auprès de groupes tels que Véolia, SNCF et SUEZ Environnement.

Lorsque vous être patron d’une PME d’une cinquantaine de personnes, les portes des entreprises à l’étranger s’ouvrent naturellement lorsque vous faites partie d’une délégation présidentielle. Ce qui serait plus difficile lors d’un voyage seul. Je suis d’ailleurs persuadé que mon prochain voyage au sein de la Délégation Région, au salon Digital-Life-Design (DLD) à Tel-Aviv, sera tout aussi bénéfique.

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Emmanuel SCHNEIDER, Directeur “Smart & Connected Cities” chez CISCO       

Le 02 août 2017

    Directeur “Smart & Connected Cities” chez CISCO       

 

Virginie ATLAN : Selon vous, quels sont les enjeux de la ville de demain ?

Emmanuel SCHNEIDER : L’enjeu majeur de l’urbanisme est d’offrir une meilleure qualité de vie, plus sûre, plus économique et conviviale, dans la mesure où 70 % de la population mondiale sera urbaine dans un futur proche. La transformation numérique de la ville passe par une offre de services la plus complète possible. Le réseau devient ainsi le quatrième service public : il est à placer au même niveau que l’électricité ou la distribution de gaz naturel. Ces services, ainsi que les réseaux associés, aident les villes à faire face aux différents défis, en plus d’améliorer l’indice de qualité de vie.
 

Virginie ATLAN : En quoi le numérique et l’Open Data contribuent à optimiser les nouveaux services dédiés aux citadins ?

Emmanuel SCHNEIDER : L’analyse des comportements urbains permet d’adapter les infrastructures en place en réponse à ce phénomène d’urbanisation croissante. La Smart City a pour but de rendre la ville plus intelligente en optimisant l’offre existante. La captation de données et leur analyse permet d’offrir de nouveaux services basés sur une plateforme en Open Data.
 

Virginie ATLAN : Dans quel cadre s’inscrit la démarche de CISCO pour les villes intelligentes ?

Emmanuel SCHNEIDER : Elle s’inscrit à travers la Convention de partenariat entre l’Etat français et CISCO, « L’apport de Cisco à la réussite du Plan de transformation numérique de la France », signée par l’ancien Premier ministre, Manuel Valls, et l’Executive Chairman de CISCO, John Chambers (le siège social du groupe est en Californie). C’est un instrument au service de cette ambition commune de transformation numérique. Le gouvernement français a mis en place une stratégie industrielle visant à construire la France du numérique.
 

Virginie ATLAN : Quelles sont les grandes lignes de cette Convention de partenariat entre l’Etat français et CISCO ?

Emmanuel SCHNEIDER : Cette Convention établit des engagements concrets à court, moyen et long terme, qui permettront de favoriser l’émergence de startups et de contribuer à la compétitivité et à la productivité des entreprises, mais aussi de développer le secteur de l’économie numérique et de moderniser le pays. Cette ambition de modernité se traduit par le travail que CISCO a engagé aux côtés des villes pour leur permettre de construire et de réinventer leurs services urbains dans une approche ouverte et évolutive qui associe son écosystème d’entreprises partenaires et innovantes. 
 

Virginie ATLAN : Concrètement, quels sont les projets CISCO déployées à Nice ?

Emmanuel SCHNEIDER : La ville de Nice a déployé le service « Spot Mairie ». Cette cabine collaborative en libre-service simplifie la vie du citoyen niçois en permettant de réaliser de nombreuses démarches administratives depuis un centre commercial, sur des plages horaires étendues. Cela permet d’apporter des solutions concrètes à des personnes qui n’ont pas forcément le temps de passer en mairie aux heures de bureau. Cette solution est une illustration de ce qui peut être imaginé dans de plus petites villes ou dans des territoires ruraux, pour renforcer le lien entre les administrations et les citoyens.
 

Virginie ATLAN : Un autre exemple en Région Provence Alpes-Côte d’Azur ?

Emmanuel SCHNEIDER : À Aix-en-Provence, CISCO est partenaire de TheCamp, l’un des projets phares de la « French Tech » : l’implantation d'un campus d’innovation numérique au cœur d’une zone industrielle au dynamisme technologique reconnu. Il vise à réunir en un même lieu des chercheurs, des enseignants, des entreprises et des startups pour réfléchir, innover et inventer la ville de demain.

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Philippe JOURNO, PDG & Fondateur de la Compagnie de Phalsbourg

Le 25 juillet 2017

   PDG & Fondateur de la Compagnie de Phalsbourg
 

Virginie ATLAN : Votre groupe est lauréat du concours de la Gare Thiers lancé par la Métropole NCA. En quoi ce projet, qui verra le jour à Nice, va-t-il se démarquer ?

Philippe JOURNO : En ce qui concerne le projet de Nice Thiers, il faut plutôt le rapprocher du projet Mille Arbres remporté dans le cadre du concours Réinventer Paris. Comme pour nos centres commerciaux, il s’agit de réaliser des bâtiments emblématiques (avec Sou Fujimoto à Paris et Daniel Libeskind à Nice) mais aussi de répondre à une mission « sociale » en recréant du lien dans le milieu urbain. A Paris, il s’agit de gommer la dernière frontière que représente le boulevard périphérique en jetant un immeuble-pont par-dessus. A Nice, nous voulons créer un repère sur Jean-Médecin pour brouiller la césure que représentent le pont ferroviaire et la voie Mathis, et assurer une continuité piétonne entre Jean-Médecin et la gare.
 

Virginie ATLAN : Quels sont vos projets en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

Philippe JOURNO : En PACA, nous avons réalisé le retail park « Les Portes d’Antibes » (Decathlon, Habitat, etc.) dont la deuxième phase a été inaugurée en 2011, Coeur Capitou à Fréjus. Nous développons actuellement le projet Open Sky Valbonne Sophia Antipolis, à Valbonne et bien sûr Nice Thiers.
 

Virginie ATLAN : Le commerce physique doit lutter ou s’appuyer sur la concurrence du commerce en ligne qui est ouvert 24h/24 et 7j/7. Quelle stratégie met en place la Compagnie de Phalsbourg afin de poursuivre son développement économique ?

Philippe JOURNO : Nous avons plusieurs objectifs entièrement liés les uns aux autres : créer des lieux avec une architecture exceptionnelle comme nous l’avons fait à L’Atoll à Angers (2012), à Waves Actisud à Metz (2014) et dernièrement à Ma Petite Madelaine à Chambray-lès-Tours ;  rendre ces lieux le plus « environnemental » possible en y plantant des espaces verts ; rendre la visite la plus agréable possible grâce à des services nombreux et gratuits comme les navettes électriques qui transportent les clients d’un magasin à un autre ; créer un éco-système numérique qui participe à rendre cette visite facile avec un site web, une application dédiée et des bornes interactives. Notre stratégie de développement passe également par des partenariats avec des clubs sportifs ou des institutions culturelles qui permettent d’inviter nos clients à des soirées événements ou à des visites privées.
 

Virginie ATLAN : Comment garantir une expérience client de qualité au sein d’un centre commercial ?

Philippe JOURNO : À offre commerciale égale, les clients préféreront venir dans un lieu où ils ont le sentiment d’être bien traités, ce d’autant plus que l’on s’adresse à une clientèle qui n’a pas (ou pense ne pas avoir) les moyens d’aller en centre-ville. L’expérience et les études de clientèle nous montrent qu’un bâtiment emblématique donne à ses utilisateurs, qu’ils soient clients ou vendeurs, un sentiment de fierté indéniable. Par exemple, à Ma Petite Madelaine (centre inauguré en 2016 près de Tours), les espaces verts représentent 75% de l’emprise foncière. Nous avons installé une fontaine au lieu du parking et fait appel à Pierre-Alexandre Risser pour créer un « jardin des amoureux ». L’investissement dans les espaces verts pour L’Atoll à Angers était de 2 millions d’euros.
 

Virginie ATLAN : Les clients sont-ils satisfaits ?

Philippe JOURNO : Une étude de clientèle récente montre qu’à Angers et à Metz, nos Centres sont devenus la destination shopping préférée des habitants. Ces mêmes centres commerciaux voient leur fréquentation augmenter régulièrement, dans un marché où la tendance est plutôt à la baisse. Nos clients prennent la peine de venir chez nous, alors qu’ils pourraient rester tranquillement chez eux pour faire leurs courses. Notre façon de leur dire merci, c’est de les accueillir dans nos centres de la meilleure manière possible.
 

Virginie ATLAN : Quelle est votre première valeur ?

Philippe JOURNO : La première valeur de la Compagnie de Phalsbourg c’est « l’amour du client ». Nous la traduisons tous les jours dans les faits. A la question « Ça coûte plus cher de construire des beaux bâtiments, comment faites-vous ? », nous répondons que, étant aussi les investisseurs de nos réalisations, nous préférons réinvestir notre marge de promoteur dans le budget travaux pour créer de beaux objets que les clients plébiscitent.

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Olivier GUÉRIN, Docteur et Adjoint au Maire de Nice délégué à la Santé

Le 21 juillet 2017

Adjoint au Maire de Nice délégué à la Santé, la Prévention et l'Accompagnement et la                                                       perte d'autonomie et Praticien Hospitalier au CHU de Nice

 

Virginie ATLAN : Qu’est-ce qui est mis à disposition par le service Public à destination du service Privé pour développer et améliorer les outils de santé numériques ?

Olivier GUÉRIN : La ville de Nice gère depuis septembre 2015 un living-lab dédié à l’innovation pour la santé et l’autonomie. Ce lieu accueille l’écosystème, notamment composé de startups qui peuvent grâce à l’impulsion de la collectivité, démontrer, évaluer et expérimenter leurs produits, solutions et services. Pour les grands groupes, cela permet de repérer les pépites du territoire pour les accompagner ou les financer. Par ailleurs, cela permet de s’afficher aux côtés d’une collectivité dynamique qui a compris que le privé pouvait apporter une véritable plus-value que ce soit sur la culture entrepreneuriale, grâce notamment au mécénat qui facilite les collaborations.
 

Virginie ATLAN : Avez-vous des exemples concrets liés à ce type de collaborations ?

Olivier GUÉRIN : Journées e-santé ouvertes aux adhérents de Malakoff Mederic, projet en faveur des aidants avec le soutien du Président de la Métropole, Christian Estrosi, et le soutien AG2R, projet de Serious Game pour l’apprentissage des gestes qui sauvent avec un partenaire industriel (Genious) pour les scolaires…
 

Virginie ATLAN : Pouvez-vous nous parler également du 27 Delvalle, centre pionnier de la santé connectée, porté par la Ville de Nice ?

Olivier GUÉRIN : Le 27 Delvalle est un lieu unique de démonstration et de diffusion de l’innovation numérique pour la santé et l’autonomie à Nice, cœur d’un living lab européen, et moteur du grand projet métropolitain de Cité Européenne de la Santé.

Le 27 Delvalle, c’est la maison de l’innovation pour les citoyens, axé sur l’innovation sociale et technologique. Cette année, le centre a permis d’accueillir environ 1 millier d’étudiants et quelques 800 citoyens, âgés de 6 à 85 ans, soucieux de leur santé et qui souhaitent grâce au digital, être sensibilisé ou formés aux sujets qui les concernent. Nous avons grâce à des partenariats avec la CPAM, le CHU, la mutuelle Malakoff Mederic, et bien d’autres encore mené des ateliers sur le bien-vieillir, l’active ageing (« vieillissement actif »), la nutrition, les addictions, la santé mentale, etc.
 

Virginie ATLAN : Quelles sont les programmes récemment menés au 27 Delvalle en faveur des usagers ?

Olivier GUÉRIN : Parmi nos programmes, on retrouve la sensibilisation des seniors et des enfants, la formation des étudiants et les collaborations industrielles.  Berger Levrault, éditeur de logiciels, a déjà financé 45K à l’université pour la mise à disposition d’un ingénieur à Delvalle. Nous travaillions notamment avec ENGIE pour la partie monitoring urbain. Par ailleurs, nous avons un projet de convention avec Orange pour l’organisation de matinales dédiées au déploiement de la télémédecine, aux GHT, etc.
 

Virginie ATLAN : Quels sont les grands projets à venir dans l’environnement et la santé liés au numérique dans la Métropole Nice Côte d’Azur ?

Olivier GUÉRIN : La Métropole NCA a lancé un grand programme de « monitoring urbain » qui intègre des dimensions d’accompagnement du vieillissement. Grâce à notre partenaire Véolia, des logements d’un quartier de Nice, les Moulins, ont été équipés pour suivre la fragilité des séniors à domicile en équipant leur logement de capteurs.

Plus globalement, la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur ont démarré la construction du projet de Cité Européenne de la Santé. Grâce à des lieux emblématiques qui favoriseront le développement économique, la culture et l’innovation dans le champ de la santé, le Président de la Métropole souhaite faire de Nice un lieu pionnier en Europe. L’un des enjeux est que l’écosystème trouve des services et un accompagnement adapté à ses besoins, que l’on soit jeune startuper, grand groupe ou citoyen azuréen.

 

 

Liberté d’Expression

Entre Virginie ATLAN et Simon CHIGNARD, Data Editor Etalab et Auteur (Datanomics 2015, Open Data 2012)

Le 19 juillet 2017

Data Editor pour Etalab et Auteur (Datanomics 2015, Open Data 2012)

 

Virginie ATLAN : La politique d’Open Data est pilotée par la mission Etalab sous l'autorité du Premier ministre. Comment contribuez-vous concrètement au mouvement d’ouverture des données publiques ?

Simon CHIGNARD : En effet, la mission Etalab fait partie des services du Premier ministre car elle appartient à la Direction interministérielle du numérique au sein du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP). Depuis sa création en 2011, Etalab a permis la mise en place de la plateforme ouverte des données publiques - data.gouv.fr et l’écriture d’une licence de réutilisation des données, la Licence ouverte.

Notre équipe de Data Scientists travaille au développement d’algorithmes et de services, par exemple pour prédire les vols de voiture (lutte contre la délinquance) ou signaler aux demandeurs d’emploi les entreprises qui vont recruter dans leur secteur (la Bonne Boite, avec Pôle Emploi).  Depuis 2015 et la création de la fonction d’Administrateur général des données (en la personne d’Henri Verdier), notre action s’est élargie à l’utilisation des données, notamment du Big Data, pour répondre aux enjeux de politique publique.
 

Virginie ATLAN : Quelles sont les principales évolutions introduites par la loi pour République numérique (loi Lemaire) en matière d’ouverture des données ?

Simon CHIGNARD : La loi pour une République numérique a été adoptée définitivement par le Sénat le 28 septembre 2016 (jour-même de la 17ème Matinale Economique de la Maison de la Métropole NCA & de la Région PACA). Le sujet des données, et de leur circulation, est traité dans le titre 1er de la loi. L’ambition est d’introduire le principe d’Open Data par défaut : une donnée devra être ouverte à partir du moment où elle entre bien dans le champ des documents communicables défini par la loi Cada (commission d’accès aux documents administratifs), en étant mise à disposition gratuitement, dans un format ouvert et réutilisable.
 

Virginie ATLAN : Quelles sont les principales nouveautés pour les collectivités et les entreprises ?

Simon CHIGNARD : Je retiens trois dispositions majeures dans la loi pour une République Numérique :

- l’extension du principe d’Open Data à l’ensemble des collectivités de plus de 3500 habitants. Cela représente près de 4000 communes en France. Une mission a été confiée à l’association Open Data France, qui regroupe les collectivités déjà engagées dans l’Open Data, dont Nice et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour identifier les dispositifs d’accompagnements à mettre en place.
- l’ouverture des données des délégations de service public. Cela va offrir la possibilité aux collectivités d’ouvrir les données des délégataires, qu’il s’agisse de transports ou de traitements des déchets par exemple.
- la création d’un service public de la donnée autour des données les plus importantes pour la vie économique et sociale du pays. Ainsi, depuis le 1er janvier 2017, la base Sirene d’identification des entreprises est disponible librement et gratuitement.
 

Virginie ATLAN : Dans quelle mesure la mission Eralab assure-t-elle la protection du citoyen ?

Simon CHIGNARD : Des garde-fous existent bien sûr : la protection de la vie privée (la publication des données à caractère personnel n’est pas possible sauf dispositions particulières), la protection du territoire, des biens et des personnes, la protection du secret industriel et commercial pour les acteurs soumis à la concurrence.
 

Virginie ATLAN : Quel bilan peut-on faire des 5 premières années d’Open Data sur les territoires en France ?

Simon CHIGNARD : Etalab est impliqué dans le mouvement de gouvernement ouvert (Open Gov). La France a rejoint en 2014 le Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) et a accueilli le Sommet mondial à Paris en décembre dernier. La particularité de notre pays c’est d’avoir à la fois un Open Data fort des territoires et un Open Data porté par le niveau national. Dans d’autres pays, notamment européens, on ne retrouve pas toujours cette combinaison qui est une force.

L’Open Data a introduit le sujet des données (de leur valeur et de leur utilisation) dans l’agenda des élus et des services des collectivités. Les collectivités pionnières ont compris que les données qu’elles produisent doivent être considérées comme des actifs stratégiques, dont la valeur est liée à la circulation.
 

Virginie ATLAN : Auriez-vous un exemple à nous donner pour illustrer la valeur économique des données ?

Simon CHIGNARD : Par exemple, la Base Adresse Nationale (co-produite par l’IGN, La Poste, l’association OSM et Etalab) collecte et rediffuse des données essentielles au fonctionnement économique des collectivités, en charge de nommer les voies et de numéroter les adresses. Et pour preuve, les plis qui ne sont pas distribués, en raison d’une mauvaise adresse, représentent une perte de plus de 100 millions d’euros par an.