Carros est une commune aux multiples facettes qui cultive avec fierté sa diversité. De sa zone industrielle – la plus importante du département – à son village au riche patrimoine, en passant par le dynamisme de son centre ville et la beauté naturelle du quartier résidentiel des Plans, elle a bien des atouts à faire valoir.
Elle s’appuie sur un passé qui lui a donné une forte identité et regarde vers un avenir prometteur. Située dans la moyenne vallée du Var, la ville de Carros propose aujourd’hui sur un espace géographique aux dimensions humaines, le témoignage de plus de 2000 ans d’histoire au travers d’un ensemble de sites historiques remarquables.
Située dans la région Provence Alpes Côte d’Azur et le département des Alpes Maritimes, Carros domine la vallée du Var, perchée sur son piton. Porte naturelle des Alpes, dans la plaine du Var, entre mer et montagne, elle bénéficie d’une position privilégiée, à moins d’une demi-heure des grands pôles touristiques de la Côte d’Azur et à moins d’une heure trente des stations de sports d’hiver des Alpes du Sud.
Comme l'indiquent les nombreux témoignages épigraphiques, ce serait durant l'Antiquité, et plus particulièrement avec la colonisation romaine, que la communauté va s'accroître, pour constituer de manière certaine au plus tard dès la seconde moitié du IIe siècle apr. J-C, un pôle urbain relativement important : Carros de son nom latin « Vicus Lavaratensis ».
Les relations avec la cité de Vence, dont elle constitue une partie du territoire, sont nombreuses. Mais si les premières bases d'une chronologie de l'histoire carrossoise peuvent être jetées dès cette période, la région n'échappe pourtant pas aux grandes lacunes documentaires qui apparaissent quasiment partout ailleurs pour toute la période dite du « Haut Moyen Âge » (VIe siècle-Xe siècle). Selon les dernières investigations archéologiques menées sur le territoire communal, une communauté chrétienne relativement importante semble être attestée dès les alentours de l'an mil s'inscrivant ainsi dans le premier réseau paroissial des Alpes-Maritimes, bien avant l'apparition des paroisses dans chaque village.
Au XIIe siècle la présence du château qui domine toujours le village et la vallée du Var est attestée. Il appartient à la seigneurie des Blacas qui sera très liée à l'ordre des chevaliers de Malte. L'époque moderne nous apparaît de manière assez précise, surtout les XIIe siècle et XVIIIe siècle, tant au travers des documents d'archives que par les témoignages archéologiques livrés lors des campagnes de fouilles ou les évènements notables, comme les destructions dont celle de 1704 avec le sac du château par les troupes du duc de Savoie et sa libération par celles de Louis XIV la même année.
Sur la rive droite du Var, le village de Carros, qui faisait partie de l'arrondissement de Grasse, a toujours été territoire de Provence, et ne sera jamais intégré au comté de Nice, contrairement à beaucoup d'autres villages dans la même position géographique frontalière.
En 1860, Carros rejoint le nouveau département des Alpes-Maritimes et va connaître une immigration italienne durant le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, liée aux développement des cultures maraîchères.
À partir de 1968, une zone industrielle est aménagée sur la rive droite du Var et les années 1970 verront naître sur la commune une ville nouvelle. Dès lors, la commune de Carros va vivre sur trois centres : Carros village, centre historique autour de son château, Carros les Plans, cœur agricole et horticole devenu largement résidentiel, et Carros ville, pôle urbain.
Château : Au sommet du village, dominant la vallée du Var, le château de Carros s'élève sur un site qui offre une vue qui va de la mer aux montagnes. Elevé durant le Moyen-Âge, les premiers témoignages écrits attestent sa présence dès le début du XIIème siècle. Son premier occupant est le seigneur Rostaing de Carros. Bien qu'il ait subit des destructions successives, dont de nombreuses au XVIIe siècle, il a tout de même gardé sa stature médiévale, et entre autres choses, on peut admirer sur sa façade est, l'alignement des corbeaux, ou encore, ses contreforts. Le bâtiment a échappé aux destructions de la période révolutionnaire et, après que les seigneurs aient pris la fuite, il sera divisé et vendu à 9 propriétaires différents. Encore entretenu au XIXe siècle, le début du XXe verra sa dégradation. Mais aujourd'hui en grande partie acquis par la commune, il a été rénové et cette grande structure médiévale, abrite maintenant un Centre International d'Art Contemporain.
Moulin à vent : Le nom communément attribué à l'édifice, à savoir « moulin Briquet », provient du nom de son constructeur, Pierre Briquet qui vivait au milieu du XIXe siècle. En ruines ou restaurés, la région connaît surtout des moulins à eau et ce moulin à vent est une exception rare. Construit donc au milieu du XIXe siècle sur un site venté véritable belvédère au-dessus de la vallée du Var, son but était d'éviter à la population carrossoise d'avoir à porter son grain à moudre jusqu'aux autres communes. Une preuve explicite que le moulin à vent ait bien fonctionné fait toujours défaut, mais les maintes mentions historiques d'un « moulin à vent », qualifié même de « terminé » sur un document cadastral de 1856, conservé aux archives communales, forment un ensemble d'éléments convergents qui amènent a penser que le bâtiment aurait bien été en état de fonctionner Si aujourd'hui il n'a plus ses ailes, le bâtiment reste toutefois dans un état remarquable.
L’église Saint-Claude : Nous trouvons la mention d’une église «bastie de nouveau» en haut du village dans un document datant de 1664. Aujourd’hui, l’église a pris les couleurs de notre région, essentiellement l’ocre jaune qui pare sa façade Est. L’entrée est surmontée d’un arc en plein cintre et flanquée de deux piédroits. Un œil-de-bœuf percé sous le fronton permet d’apporter de la lumière à la tribune intérieure.
La chapelle des Pénitents Blancs : Le bâtiment, aujourd’hui privé, construit au XVIIIème siècle est l’ancienne chapelle des Pénitents Blancs, confrérie des Pénitents existant au Moyen-Âge. Elles représentaient pour leurs membres une manière particulière de vivre leur foi en collectivité, autour de pratiques bien spécifiques à chacune. Les rites funéraires y trouvaient généralement une place de première importance. Abandonné après la révolution par la Confrérie, le bâtiment deviendra une maison de village. Une partie du mobilier sera transféré à l’église du village. Aujourd’hui, la façade seule rappelle encore facilement la chapelle avec son aspect bien particulier et ses niches toujours en place qui accueillaient des statues.
Le prieuré : Sous l’ancien régime, cet édifice accueillait le prêtre desservant l’église Notre Dame de Cola. D’après les relevés effectués sur le bâtiment, le prieuré aurait été édifié à la fin du XVe siècle, il s’agirait à l’origine d’un type de « maison forte » caractéristique de la période, avec une tour carrée dominant l’ensemble de la structure.
Le monastère du carmel : Le monastère du carmel de Carros a été inauguré le 18 avril 1971 et s’étend dans un cadre naturel de toute beauté. Cette communauté est composée de 12 sœurs dont la vie se partage entre la prière et le travail, dans une ambiance simple et fraternelle.
Maire :Antoine DAMIANI
2 rue de l'Eusière 06510 Carros
Tél : 04 92 08 44 70
Fax : 04 93 08 75 23
Mail : mairie@ville-carros.fr
Site Internet : www.ville-carros.fr/
Population : 11756 habitants
Superficie : 1511 hectares
Altitude : 945 m
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